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« Du pareil au même » pour Lance Stroll

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MONTRÉAL — Le Québécois Lance Stroll a égalé le meilleur résultat de la saison pour Aston Martin au Grand Prix de Formule 1 du Canada, mais il n’avait pas le cœur aux célébrations après la course, bien au contraire.

Prenant le départ de la ligne des puits, Stroll s’est classé 15e à l’occasion de sa course nationale, disputée par temps frais et nuageux. Ce résultat est néanmoins dû principalement à six abandons, de sorte que le Montréalais de 27 ans a été l’avant-dernier pilote à franchir le fil d’arrivée.

« C’est du pareil au même, a lancé Stroll, visiblement peu enclin à prolonger sa discussion avec les journalistes. Dernier ou avant-dernier, on a besoin de trouver beaucoup de performance. On était très lents toute la fin de semaine, alors on va continuer à essayer de trouver des solutions pour les prochaines courses. »

Stroll s’était qualifié en 21e position sur 22 pilotes, samedi. Il a plutôt pris le départ de la ligne des puits, comme il l’avait fait lors de la course sprint, cette fois pour changer deux pièces pour lesquelles sa voiture avait déjà atteint le quota annuel.

Il a rapidement grimpé en 16e position lorsque les pilotes qui avaient choisi d’amorcer la course avec des pneus intermédiaires se sont arrêtés. Incapable de maintenir le rythme de ses adversaires, il a ensuite glissé à l’arrière du peloton.

Il n’a finalement devancé que le Finlandais Valtteri Bottas, de l’écurie Cadillac. Ce n’était que la deuxième fois en cinq courses cette saison qu’il traversait le fil d’arrivée, mais ce résultat ne le réjouit aucunement.

« Pas trop, a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il tirait du positif du fait d’avoir terminé la course. Je pense qu’on a plein de données sur ce qu’on a besoin d’améliorer, c’est ce qu’on doit faire maintenant. »

Alors que plusieurs pilotes ont opté pour les pneus intermédiaires en raison d’une faible bruine avant le départ, Stroll a décidé, après le tour de chauffe, de remplacer ces gommes conçues pour la pluie par des pneus tendres.

Il a effectué un premier arrêt au 16e tour pour chausser un nouveau train de pneus tendres. Il a finalement terminé la course avec les gommes médiums, installées sur sa monoplace au 50e tour.

Pendant que le Brésilien Gabriel Bortoleto (Audi) indiquait qu’il s’agissait sans contredit de la course avec le moins d’adhérence qu’il avait disputée en F1, Stroll, lui, n’était pas du même avis.

« Oui, c’était très glissant, a-t-il d’abord reconnu. (Mais) j’ai connu d’autres courses où c’était glissant auparavant. Ce n’était pas quelque chose de complètement différent. »

Son coéquipier espagnol Fernando Alonso, lui, semblait en voie de connaître une meilleure course, alors qu’il a grimpé jusqu’en 10e position après quelques tours. La situation n’a pas duré, toutefois.

« C’est la même chose que d’habitude: on a de bons départs, parfois on est complètement hors position et ensuite on recule lentement, a-t-il raconté. On perd une position à chaque tour et on revient à notre position naturelle, à l’arrière. C’est notre situation et ça va être comme ça jusqu’à la fin de l’été. On l’accepte et on répond aux mêmes questions chaque fin de semaine. »

Alonso a finalement abandonné au 24e tour en raison d’un problème avec son siège. Il roulait alors en 18e position.

« Je me sentais de plus en plus inconfortable à chaque tour, a-t-il révélé. La position n’a pas l’air d’être bonne. On était évidemment loin des points. Il n’y avait plus de risques de pluie, donc on a décidé d’arrêter la douleur. »

Fataliste, Alonso ne s’attend pas à ce que le rendement de son équipe s’améliore à court terme. S’il concède que chaque course permet d’écarter quelques problèmes, il ne croit pas que les monoplaces vertes seront plus performantes lors des prochaines courses.

« Il y a toujours des progrès chaque fois qu’on va en piste, a-t-il commencé par dire. De quelle façon ça se transpose pour les chronos, c’est difficile à quantifier, mais on était plus rapides ici qu’à Miami avec exactement la même voiture. Donc, je m’attends à beaucoup de petites choses d’ici à Monaco et j’espère qu’il y aura une nouvelle étape.

« Mais le problème fondamental et les trois secondes d’écart (avec les meilleures équipes), ça devra venir du groupe motopropulseur et de l’aérodynamisme, et ça ne va que venir dans la deuxième partie de l’année », a-t-il conclu.

En attendant de grosses évolutions, Aston Martin demeure 11e et dernière au classement des constructeurs, derrière Cadillac.