Suivez la 1re séance d’essais libres du Grand Prix de Barcelone dès 7 h 30 vendredi avec le RDS.ca.
MONTMELO, Espagne - L’Italien Kimi Antonelli (Mercedes), qui caracole en tête du championnat du monde de F1 après avoir remporté les cinq derniers Grands Prix, tentera de prolonger son incroyable série ce week-end à Barcelone, où son coéquipier anglais George Russell se devra de réagir.
Après trois courses sur des circuits semi-urbains (Miami, Montréal) et urbain (Monaco), le paddock fait son retour sur un tracé plus traditionnel et cela pourrait permettre de voir bien plus clairement les forces en présence.
Le tracé de Barcelona-Catalunya, très prisé des écuries qui y effectuent de nombreux essais, est d’ailleurs réputé pour être le plus représentatif de la F1 avec un mélange de longues lignes droites, de virages lents et de virages rapides capables de déterminer les points forts et les points faibles d’une monoplace.
« Ce sera un week-end intéressant pour nous car on va vraiment voir comment fonctionnent les nouveautés apportées au Canada car entre le froid là-bas et les particuliers du circuit de Monaco, on n’a pas vraiment apprécié le potentiel de la voiture », a expliqué Antonelli.
Malgré ses 19 ans, l’Italien ne semble pas trop perturbé par la pression et garde les pieds sur terre alors que les médias parlent déjà de lui en grand favori pour le titre mondial. Et surtout, il ne doute plus de lui.
« L’an dernier, je doutais beaucoup de moi, surtout durant la période estivale difficile en Europe. Mais cette année c’est différent. Je pense avoir beaucoup muri durant cette première saison en F1, pas seulement en tant que pilote, mais aussi en tant que personne. Je suis donc content d’avoir traversé ces moments difficiles l’an dernier car ils m’ont aidé à grandir et cette année, je ne doute plus de moi », a-t-il expliqué.
« Mais il y a encore des questions. Jusqu’où puis-je aller dans les prochaines semaines? Jusqu’où puis-je me pousser encore plus dans mes retranchements? Combien puis-je encore progresser et quel est mon potentiel? », a-t-il ajouté.
Russell déjà résigné
Les adversaires de l’Italien semblent avoir les réponses à ces questions car ils sont tous unanimes et ont conscience d’avoir face à eux un pilote très talentueux et promis à un avenir radieux.
Son coéquipier George Russell semble, lui, déjà résigné à le voir remporter le titre, alors qu’il compte déjà 68 points de retard au classement.
« J’ai l’impression de ne plus trop sentir la pression. Je vais désormais essayer de prendre du plaisir à chaque course et ne plus penser au championnat, qui me paraît désormais tellement inaccessible... Je veux juste profiter des courses, conduire vite et montrer ce dont je suis capable, comme depuis le début de ma carrière en F1 », a expliqué le Britannique.
Malgré ce nouvel état d’esprit, Russell, pénalisé par une grossière erreur de son équipe à Monaco qui l’a fait reculer de la quatrième à la douzième place, deux semaines après un abandon pour problème technique au Canada, sait qu’il doit absolument rebondir en Catalogne pour ne pas sombrer et voir son voisin de garage s’échapper.
Sur un tracé qu’il connaît par coeur, il a toutes les cartes en main pour retrouver le devant de la scène et montrer à Antonelli qu’il ne va pas lui rendre la tâche facile.
Les poursuivants de Mercedes espèrent aussi pouvoir se jauger en Catalogne sur un tracé plus conventionnel qui va leur permettre de déterminer la direction à prendre dans le développement de leurs monoplaces.
Comme depuis le début de saison, Red Bull, Ferrari et McLaren tenteront de pousser Mercedes dans ses retranchements. L’écurie britannique, traditionnellement à l’aise à Montmelo, pourrait tirer son épingle du jeu alors que la dégradation des pneus sera de nouveau un des facteurs clés du week-end.




