Semaine parfaite pour Isack Hadjar en Azerbaïdjan : prolongé mercredi par Red Bull pour la saison prochaine, le Français, qui effectuait son retour après avoir manqué trois courses en raison d’une blessure au poignet gauche, a décroché samedi à Bakou le troisième podium de sa carrière en F1.
Une prolongation précoce
Après avoir manqué les trois dernières courses à Zandvoort, Monza et Madrid en raison d’une blessure au poignet gauche contractée en faisant de la boxe durant la trêve estivale, Hadjar, qui fêtera ses 22 ans lundi, a débarqué mardi en Azerbaïdjan après avoir signé une prolongation de contrat pour 2027.
Si cette issue ne faisait guère de doute après le bon début de saison du Parisien, classé huitième au championnat des pilotes et qui a rejoint Red Bull en janvier après une première année prometteuse en F1 dans l’écurie soeur, Racing Bulls, l’officialisation intervenue mercredi a surpris par sa précocité.
L’impitoyable écurie Red Bull, qui n’hésite pas à limoger des pilotes à n’importe quel moment, a en effet pour habitude de divulguer seulement en fin de saison le nom du futur coéquipier du quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen, le maître des lieux.
« Depuis qu’il nous a rejoints, il s’est montré exceptionnel tant sur la piste qu’en dehors. Dès la première fin de semaine à Melbourne, on a pu constater qu’il avait géré cette montée en puissance avec un sang-froid remarquable et qu’il avait mérité sa place. La décision de prolonger son contrat s’est donc imposée comme une évidence », a souligné Laurent Mekies, le patron de l’écurie autrichienne.
Prudence et montée en puissance
Fort de son nouveau contrat, Hadjar avait à coeur de bien faire à Bakou et a abordé son retour sur l’exigeant tracé urbain de Bakou avec prudence.
Pourtant privé de 40 minutes de roulage jeudi lors de la première séance d’essais libres en raison d’un problème technique, le vice-champion de F2 2024 a construit sereinement sa fin de semaine et a progressé à chaque session.
Attendu au tournant en qualifications, là où la moindre erreur coûte très cher en Azerbaïdjan, à l’image de l’accident du meneur italien du championnat du monde Kimi Antonelli (Mercedes), Hadjar n’a pas déçu en prenant la quatrième place, son deuxième meilleur résultat de la saison dans cet exercice.
« Je suis satisfait de mon approche et je me suis écouté. J’ai signé un contrat et je me suis dit que je n’avais pas le droit de finir dans le mur cette fin semaine. Bakou, c’est une piste compliquée pour reprendre après deux mois. Je sais qu’en plus si je me crashe, il y a moyen que je me refasse le poignet... Je n’ai pas envie. J’y suis allé gentiment et ça a payé », a raconté vendredi le Français à l’AFP et L’Équipe.
Podium mérité à Bakou
Bien parti lors du Grand Prix, Hadjar a longtemps été quatrième derrière son coéquipier Max Verstappen, qui était déchaîné et face auquel il n’avait pas défendu sa troisième place.
Le Français s’est permis le luxe de suivre le rythme de son voisin de garage, incapable de doubler Oscar Piastri (McLaren). Si l’écurie n’avait pas décidé de privilégier le Néerlandais, il aurait même pu espérer mieux car il semblait en mesure de dépasser l’Australien au vu de son meilleur rythme.
Mais le Parisien a joué sa partition à merveille : toujours à l’attaque, il n’a commis aucune erreur et ne s’est pas fait surprendre lors des deux relances de course consécutives aux interventions de la voiture de sécurité.
Sous la pression des Red Bull, Piastri est parti à la faute sur un freinage, ce qui a permis à Hadjar de s’emparer de la troisième place, défendue ensuite à merveille face à la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et à Antonelli qui étaient juste derrière lui.
« Je suis très content de mon retour et de mon approche, j’ai construit lentement ma fin de semaine car c’est un circuit difficile et je n’ai fait aucune erreur. Je suis très heureux car c’est mon premier vrai podium obtenu grâce à mon rythme, a-t-il expliqué. Cela m’avait vraiment manqué de piloter donc j’ai hâte d’être en Malaisie. »





