Vous pourrez suivre toute l’action du Grand Prix d’Australie dès jeudi soir sur RDS.ca, dans notre environnement multiplex.
Il est depuis longtemps considéré comme un futur champion de Formule 1 et n’hésite pas à se mesurer à Max Verstappen en piste et dans les paddocks. Les changements importants apportés à la série reine du sport automobile cette saison pourraient permettre à George Russell de finalement éclore.
L’équipe Mercedes a affiché un bon rythme pendant les essais hivernaux, Russell et son coéquipier Kimi Antonelli figurant régulièrement parmi les pilotes les plus rapides et accumulant le plus grand nombre de tours lors des trois programmes d’essais.
Pourtant, Russell affirme que les départs lents sont l’obstacle qui « freine » toujours l’équipe.
Il a remporté deux courses l’année dernière et s’est classé quatrième au classement général, étant en quelque sorte le « meilleur » des autres, derrière McLaren et Red Bull. Sa victoire à Singapour a été le signe d’une maturité croissante, après son accident survenu dans le dernier tour deux ans auparavant.
Russell devra surmonter les inquiétudes persistantes concernant la fiabilité de Mercedes et certains départs laborieux lors des essais hivernaux, mais, avec le soutien d’Antonelli, qui est âgé de 19 ans et qui gagne en confiance, le pilote britannique pourrait être pour la première fois un véritable prétendant au titre.
Des signes encourageants pour Mercedes
Les choses se passent déjà mieux que lors de la première saison complète de Russell chez Mercedes.
Après les derniers grands changements aux règlements en F1, son coéquipier Lewis Hamilton et lui avaient hérité d’une monoplace unique, sans pontons latéraux, en 2022.
Elle semblait rapide, mais les essais hivernaux avaient finalement démontré que l’équipe avait commis une erreur. La voiture était lente et donnait à Russell l’impression d’être « secoué dans tous les sens ».
Mercedes a été performante en essais préparatoires cette année, mais on hésite encore à s’avancer quant à sa capacité de mener le peloton en 2026. La procédure de départ complexe pourrait être le talon d’Achille de l’équipe.
Alors que son ancien coéquipier, Hamilton, et Ferrari ont brillé avec leur vitesse au départ lors de ces essais, «je pense que mes deux départs ont été pires que mon pire départ en Formule 1», a évoqué Russell le mois dernier.
« À ce stade-ci, je ne pense pas que la vitesse soit importante, a-t-il poursuivi. Ce qui va vous faire trébucher, c’est l’obstacle le plus difficile à franchir, et c’est ce que nous essayons de comprendre en ce moment, mais nous nous butons encore sur certains points. »
Il existe également une incertitude quant à un changement de règlement à partir de juin qui pourrait affecter le moteur Mercedes, que l’équipe affirme être légitime.
Potentiel et politique
Russell était un pilote étoile en devenir avant même d’arriver en F1. Il avait battu Lando Norris pour le titre de Formule 2 en 2018, a impressionné en F1 avec une Williams peu compétitive et a failli remporter sa première course avec Mercedes en 2020, n’eut été une bourde de son équipe dans les puits et une crevaison.
La plus grande surprise de ces dernières années n’est sans doute pas ses victoires, mais la façon dont il s’est imposé comme un meneur parmi les pilotes de F1 et un fin stratège politique dans les paddocks.
En plus de s’être opposé à la FIA en tant que directeur de l’Association des pilotes de Grand Prix, Russell a révélé la saison dernière que Mercedes était en pourparlers avec Verstappen, alors que les négociations pour le renouvellement de son propre contrat s’éternisaient.
Russell et Antonelli ont finalement renouvelé leur contrat en octobre.
Dans la dernière série du documentaire Netflix «Drive To Survive», diffusée la semaine dernière, Russell se demande si les allusions de Verstappen à un départ chez Red Bull étaient une tentative de la part du pilote néerlandais et de son père de détrôner Christian Horner, alors patron de l’écurie.
« Je me demande simplement si tout cela n’est pas un peu une mise en scène et une manœuvre pour faire pression sur Red Bull afin qu’ils continuent avec elle uniquement si Christian s’en va », a mentionné Russell.
Horner, qui a été congédié en juillet, a déclaré qu’il ne reprochait rien aux Verstappen.






