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Stroll s’en prend à la nouvelle réglementation

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Le pilote de Formule 1 canadien Lance Stroll (Aston Martin) s’en est pris vertement à la nouvelle règlementation technique entrée en vigueur en 2026 jeudi en amont du Grand Prix de Miami.

« C’est triste que nous soyons dans cette situation. Ce n’est pas vraiment plaisant de piloter les F1. J’ai piloté d’autres voitures pendant la pause. J’ai testé des F3. C’est 1000 fois plus plaisant et mieux pour le pilotage », a déploré le Québécois.

Les monoplaces ont été bouleversées cette saison avec l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement qui a profondément modifié les châssis, l’aérodynamique et surtout les moteurs des voitures, désormais 50 % thermique et 50 % électrique, ce qui implique une gestion énergétique pas naturelle pour les pilotes.

Après les trois premiers Grands Prix de la saison, si le spectacle a été au rendez-vous pour les fans, les acteurs ont en revanche fortement critiqué ce virage règlementaire, à commencer par le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull), vent debout contre les nouvelles monoplaces, qu’il a qualifiées en février de « Formule E sous stéroïdes ».

Face au coup de gueule des pilotes, le directeur général de la F1, l’Italien Stefano Domenicalli, a défendu ce nouveau règlement il y a quelques semaines, ce que Stroll comprend.

« La F1 est une business et ils veulent la protéger, lui donner une bonne image. Nous sommes des pilotes et nous savons ce que c’est de piloter de bonnes voitures. Il y a deux points de vue. Les gens regardent le championnat quoi qu’il arrive, ils regardent Netflix donc la Formule 1 est contente », a estimé Stroll, dont le père, Lawrence, est propriétaire de l’écurie Aston Martin.

« Mais les pilotes, les passionnés, les gens qui connaissent vraiment la course savent ce que c’était avant, les pilotes savent ce que c’est de conduire de vraies voitures vraiment bonnes. On ne peut pas cacher qu’actuellement, c’est loin d’être aussi bon que ça pourrait l’être », a-t-il ajouté.

Même si des ajustements à cette règlementation seront appliqués à partir d’en fin de semaine à Miami avec notamment pour but de simplifier la gestion de l’énergie électrique pour les pilotes et leur permettre d’attaquer plus lors des qualifications, cela reste insuffisant pour le Québecois.

« J’espère que ce sera mieux, sur l’accélérateur, toutes ces choses qui détruisent la course et les tours de qualifications. Mais je pense qu’on reste loin de vraies voitures de F1, d’attaquer à fond sans passer aux batteries et toutes ces choses... On est à des kilomètres de ce qu’il faudrait », a-t-il conclu.