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Une attaque digne d’un « jeu vidéo » qui donne des maux de tête

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L’attaque des Alouettes de Montréal roule à un rythme effréné depuis le début de la saison, donnant des maux de tête aux défenses adverses. Mais il faut regarder plus loin que le brio de Davis Alexander, Tyson Philpot, Tyler Snead, Travis Theis et compagnie pour expliquer leurs succès.

En fait, plus haut.

À la gauche de la galerie de presse au stade Percival-Molson, le coordonnateur à l’attaque des Oiseaux, Anthony Calvillo, est perché et observe tout ce qui se passe sur le terrain, avant de reléguer ses choix de jeux aux entraîneurs sur les lignes de côté.

Calvillo occupe ce poste depuis 2023. Si l’attaque sous sa gouverne a toujours bien fait, on sent qu’elle est passée à la vitesse supérieure cette saison.

« J’ai beaucoup appris de Jason [Maas, l’entraîneur-chef], qui voit le jeu de façon différente, a indiqué Calvillo, refusant de prendre tout le crédit. Il arrive avec un paquet de jeux créatifs, des jeux qui ont la possibilité d’être explosifs. Au fil des ans, nous avons développé une chimie. Quand on prépare les plans de match, j’ai mes idées, il a les siennes, que je trouve parfois très champ gauche! Mais une fois que je les étudie un peu, j’en vois tout le sens. Ça se répète année après année.

« Ça m’a donc forcé à élargir mes horizons. À accepter toute cette créativité. C’est ce qui est fantastique de travailler avec le groupe que nous avons en place. Cela étant dit, on bâtit sur ce que nous avions (dans notre cahier de jeux) dans le passé et nous sommes en mesure d’être créatifs, parce que les joueurs en place exécutent bien ce qu’on leur demande. »

En Alexander, Calvillo et Maas ne pourraient demander meilleur chef d’orchestre pour diriger leurs partitions.

« Même quand nos jeux sont axés sur de longs gains, on demande à Davis d’évaluer les options plus près de lui, car on ne peut pas survivre en deuxième essai et 10 verges à franchir, a noté Calvillo. Alors oui, le personnel crée ces jeux, mais si les joueurs ne les exécutent pas, si notre quart-arrière ne prend pas les bonnes décisions, rien ne se passe. »

Bien qu’il ne veuille pas s’attribuer de mérite, le travail de Calvillo ne passe pas inaperçu chez les Alouettes.

« Je suis très fier d’Anthony Calvillo, de la façon dont il a grandi comme entraîneur, a déclaré le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, lors du bilan de mi-saison de l’équipe plus tôt cette semaine. Cette agressivité-là doit venir de l’époque où il jouait comme quart-arrière, sous Don Matthews, et aussi des dernières années, alors que Jason Maas appelait les jeux.

« C’est tellement difficile de critiquer ce qu’il fait, car il n’y pas que le jeu aérien qui fonctionne à plein régime, mais le jeu au sol également. Pour une défense, ça doit être très compliqué d’affronter cette attaque-là », a-t-il ajouté.

C’est à ce rouleau compresseur que le pauvre Rouge et Noir d’Ottawa — neuf défaites en neuf sorties cette saison — devra se frotter jeudi, au stade Percival-Molson.

Non seulement l’attaque des Alouettes est-elle la deuxième plus productive du circuit avec une moyenne de 35,6 points par match (derrière les 37,8 points/match des Stampeders de Calgary, qui ont joué une rencontre de plus), mais l’ingéniosité déployée sur le terrain fait écarquiller les yeux. L’attaque est non seulement diversifiée, mais surprenante.

« Tout le monde m’en parle, a admis Maciocia. Les gens trouvent que ça ressemble à un jeu vidéo quand notre attaque est sur le terrain! Plusieurs aspects expliquent ça. Que ce soit l’engagement de nos joueurs envers le système, ou la stabilité au sein de notre personnel d’entraîneurs — ça fait quatre ans que nous sommes ensemble —, nous savons que nous avons des joueurs spéciaux. On veut les mettre dans des situations où ils peuvent avoir du succès et nos entraîneurs sont capables d’identifier ces situations. »

Le Rouge et Noir (0-9) s’amène donc à Montréal non seulement avec la pire fiche de la LCF, mais l’équipe ottavienne pourrait égaler un record de médiocrité si elle devait perdre la rencontre de jeudi, après avoir perdu ses 15 dernières sorties. La marque de la LCF est de 16 revers d’affilée, établie lors des saisons 1948 et 1949 par les Wildcats d’Hamilton, avant qu’ils ne fusionnent avec les Tigers pour devenir les Tiger-Cats lors de la saison 1950.

Les Alouettes trônent quant à eux au sommet du circuit Johnston avec leur fiche de 8-1, et ils pourraient remporter un septième match consécutif.

Renforts confirmés

L’absence de quatre piliers en défense des Alouettes aura été de courte durée, puisque les quatre joueurs ayant été laissés de côté en raison de diverses blessures face aux Elks d’Edmonton il y a deux semaines seront tous de retour jeudi, face aux Ottaviens.

Ainsi, le secondeur Geoffrey Cantin-Arku (adducteurs), le joueur de ligne défensive Mustafa Johnson (genou), ainsi que les demis défensifs Najey Murray (tête) et Wesley Sutton (mollet) ont tous vu leur nom inscrit dans la formation partante remise aux médias par les Alouettes, mercredi.

Le secondeur Riley McLeod est également inséré dans la formation, comme réserviste.

Le secondeur Donovan Manuel, les demis défensifs Faion Hicks et Arthur Hamlin, ainsi que les plaqueurs Ty Anderson et Decarius Hawthorne céderont donc leur place. Dans le cas d’Hicks, il a raté les entraînements de la semaine pour des raisons non liées au football et il n’est pas inscrit sur la liste des blessés, seulement sur la liste des joueurs non disponibles.

De l’autre côté du ballon, le demi offensif Shomari Lawrence est de retour, à la place de Rushawn Baker.

Le botté d’envoi est prévu à 19 h 30 et le match sera présenté sur RDS et ses plateformes.