MONTRÉAL – Après une fracture du fémur subie dans un match de football, rien de mieux que recevoir la visite des Alouettes de Montréal dans sa chambre du CHU Ste-Justine.
Ethan, 14 ans, était rayonnant de bonheur après avoir rencontré Tyson Philpot, Josh Archibald et Tyrell Richards.
« Je n’ai pas les mots », a-t-il lancé quand on lui a demandé de décrire la joie qui illuminait son visage.
En fin de semaine, Ethan a encaissé simultanément un plaqué de deux joueurs avec leur casque sur sa jambe. Quand il a déplié celle-ci, il a senti que son fémur bougeait …
« La douleur n’était pas si mal avec l’adrénaline », a raconté Ethan qui évolue pour les Spartans de Ville St-Laurent.
Philpot, Archibald et Richards ne lui ont pas seulement remis quelques petits cadeaux, ils ont pris le temps de jaser football et santé avec lui. Visiblement, Ethan était comblé par cette discussion qui fera des jaloux dans son équipe.
Cette surprise a également enchanté ses parents qui ont trouvé les mots pour leur garçon alors que sa mère a lancé « ils ont fait sa journée ».
En pleine semaine de congé, plusieurs joueurs des Alouettes ont tout de même accepté de visiter deux centres hospitaliers cette semaine. Répartis en petits groupes, ils ont semé du bonheur sur leur passage.
« C’est merveilleux de pouvoir créer des sourires dans le visage de ces enfants. On a la chance que notre vie consiste à jouer au football et on peut redonner à la communauté », a confié Philpot dont la famille lui a inculqué cette valeur.
« C’est facile, c’est pour redonner aux gens. Ils n’ont pas tous l’occasion de rencontrer des athlètes et leur moral n’est pas au plus haut présentement, on vient leur donner un petit boost. Ils peuvent se dire “Oh wow, les Alouettes sont venus me voir” », a ajouté Archibald.
Pour Philpot, c’était également l’occasion d’avoir une pensée pour sa grand-mère qui est décédée d’un cancer en 2010.
« J’ai un tatouage d’elle sur mon bras. Ça nous rappelle qu’il ne faut pas tenir pour acquis la vie. J’étais jeune quand c’est arrivé, mais je me souviens comment je me sentais à l’époque. Ça me fait toujours du bien de redonner », a-t-il noté.
De belles coïncidences
Au fil des ans, on a trouvé important d’assister à plusieurs visites d’hôpitaux. Celle-ci aura eu un cachet particulier pour les Alouettes puisque le hasard aura voulu qu’ils croisent plusieurs joueuses et joueurs de football.
On ne pourrait pas oublier de parler de Lori-Ann (17 ans) et Lovia (16 ans) qui étaient si sympathiques.
« On avait vraiment une belle chimie dans mon équipe de flag football, je suis fait beaucoup d’amies », a raconté Lori-Ann qui jouait à son école secondaire de Lachute.
« Leur visite donne un tournant plus amusant d’être ici, c’était vraiment une belle surprise », a ajouté celle qui a subi une ablation cardiaque (tachycardie supraventriculaire).
Lori-Ann avait également toutes les raisons de sourire car elle quittait le centre hospitalier mercredi.
Quant à Lovia, elle a impressionné les joueurs des Alouettes en leur disant qu’elle jouait au poste de receveur et en défense dans son équipe de flag.
« Je joue au flag depuis le secondaire I, c’est vraiment un beau sport. C’était cool de les rencontrer surtout que c’était facile de parler avec eux », a mentionné Lovia.
On a également lu sur son visage qu’elle était touchée que les joueurs des Alouettes soient contents de la rencontrer.
« C’est merveilleux d’avoir croisé des garçons et des filles qui jouent au flag et/ou au football. C’était génial de pouvoir regarder des vidéos d’eux sur le téléphone de leurs parents. On pouvait découvrir quelques jeunes joueurs du coin et tant mieux si on pouvait leur procurer un peu de joie », a réagi Philpot qui était véritablement curieux.
Ça réchauffera toujours le cœur de voir la joie qui rejaillit quand des athlètes de leur charpente débarquent dans un hôpital.
On pense à Milan, un joueur de hockey de 10 ans, qui a adoré leur visite et aux petites Noémie, Olivia, Josiane et Carla qui étaient fascinées par leur physique.
Archibald, un Montréalais de 27 ans, a joué un grand rôle dans cette réussite. L’ancien de l’Université McGill a conservé un très bon français et il était doué pour un établir un lien avec les enfants malgré le port obligatoire d’un masque.
« Ma mère a eu une garderie pendant 20 ans, c’est facile pour moi de communiquer avec les enfants, comme une deuxième nature », a expliqué celui vivait sa première, mais pas sa dernière visite d’hôpital.
L’aisance d’Archibald a même touché le côté compétitif de Philpot qui se promet d’apprendre plus de mots de français pour les prochaines occasions du genre.





