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Moins d’effet « wow » pour les receveurs

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Luc Brodeur-Jourdain s'ajoute comme collaborateur

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Une lutte pour remplacer le maraudeur Marc-Antoine Dequoy chez les Alouettes

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Qui profitera des départs de Mack et Rambo?

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Alexander prêt à débuter la saison en santé

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QUÉBEC – L’effet « wow » en regardant l’unité des receveurs des Alouettes de Montréal s’est un peu estompé cette saison et ça pourrait mener l’attaque à moins négliger la course.

L’an dernier, au camp d’entraînement, la brigade de receveurs des Alouettes faisait rêver avec Tyson Philpot, Tyler Snead, Austin Mack, Charleston Rambo et Cole Spieker. L’excitation toujours à son comble à l’aube d’une nouvelle saison, cette unité pouvait viser aussi haut que la navette spatiale Artemis II.

Mais on connaît la suite : Philpot et Mack ont composé avec d’autres blessures, Rambo a perdu sa rage de vaincre et surtout le quart-arrière Davis Alexander a été limité à sept départs en saison régulière en raison de son pépin récurrent à la cuisse gauche.

Cette fois, à l’approche de la campagne 2026, les partisans s’extasient un peu moins en regardant cette brigade. Philpot et Snead devraient encore se classer parmi l’élite du circuit et Spieker demeure un modèle de fiabilité tandis que ce sont les vétérans Alexander Hollins et Jerreth Sterns qui ont été, jusqu’à présent, identifiés pour compléter le quintette partant.

Quelques nouveaux venus dont Terique Owens (le fils du receveur ayant popularisé les mêmes initiales), Javon Gipson et Austin Watkins tenteront de s’immiscer dans ce groupe.

« Je suis très à l’aise avec les joueurs présents et il y aura toujours un diamant brut que tu découvriras pendant le camp. Combien de diamants? Ça dépend de ce qu’ils feront pendant le camp qui est court », a réagi l’entraîneur-chef Jason Maas au terme de deux pratiques sous une pluie froide.

« J’aime le groupe qu’on a. Jusqu’ici, Sterns va très bien et on aime aussi Hollins. Il y a quelques jeunes qui nous impressionnent depuis le lancement du camp. Je suis convaincu qu’on aura une bonne brigade », a noté le directeur général Danny Maciocia en admettant que d’autres receveurs pourraient arriver au camp d’entraînement.

Les prochains jours permettront de déterminer la chimie qui se développera avec Alexander, la pièce maîtresse de l’attaque montréalaise. Le quart des Alouettes ne niait pas que la profondeur semble moins étoffée.

« Ça pourrait être vrai, mais considérant tout le talent qu’on avait l’an passé, c’est très difficile à recréer chaque saison », a-t-il noté.

À travers la Ligue canadienne de football, l’attaque des Alouettes est reconnue comme étant l’une des plus complexes. Alors, ce n’est pas en criant « oiseaux » qu’on peut l’assimiler.

« Bien des équipes utilisent des concepts similaires, mais on fait les choses un peu autrement, avec de petites nuances. Tu penses que tu dois être ici, mais je veux que tu sois plus ici. Il faut continuer de les encourager, car ça peut devenir un peu frustrant, mais ça commence à cliquer, on l’a vu même sous la pluie », a décrit Alexander en gesticulant un tracé d’un receveur.

Owens est plus tranquille que son père

Puisque son père a joué 15 saisons dans la NFL et qu’il a été reconnu pour tempérament unique en plus de ses exploits sur le terrain, Terique Owens est arrivé dans le nid montréalais avec des attentes envers lui.

On attendra avant de se prononcer sur ses performances sur le terrain étant donné que son rôle a été limité pour le présent, mais Maciocia était rassuré par son attitude.

« On est très contents, il est très tranquille. Je sais que quand on parle d’Owens, on pense à son père un petit peu, mais honnêtement, il est tellement tranquille, il se présente tous les jours, il est bien apprécié par ses coéquipiers », a noté Maciocia.

Terique Owens a capté une passe de touché dans un match préparatoire des 49ers de San Francisco en 2025, mais il a été libéré en août dernier.

La patience de Hollins, Sterns ressemble à Snead

Après des saisons de 1173 et 937 verges avec les Lions de la Colombie-Britannique en 2023 et 2024, Alexander Hollins s’est retrouvé sans boulot et il a dû accepter une offre tardive pour joindre les Alouettes durant la saison 2025. Il a tout de même démontré qu’il possédait encore de beaux atouts avec une partie de 132 verges le 21 août.

« J’ai respecté mon rôle de remplaçant. Cette fois, j’ai l’occasion de me battre pour un poste de partant. Il faut que je sois à la hauteur et qu’on puisse se fier sur moi. Mentalement, je suis dans un bon état d’esprit », a confié Hollins qui s’est amusé à apprendre à dire le mot « mouillé » en français avant l’entrevue.

Quant à Sterns, qui a disputé trois saisons dans la LCF, les partisans vont découvrir un receveur dans le même moule que Snead.

« Évidemment, on a des ressemblances en étant deux petits receveurs et on bouge un peu de la même manière. Les deux, on est aussi très fiables. Mais je dirais que je suis un peu plus costaud que lui », a taquiné Sterns, un athlète de cinq pieds huit pouces et 184 livres.

En 2025, les Alouettes ont complété la saison au 7e rang pour les jeux tentés par la course. Le plan serait d’augmenter cette cadence en 2026.