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Les Als ont de grandes attentes envers leurs quarts-arrières

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« Maas a une culture gagnante »

« Maas a une culture gagnante »

« Alexander sera prêt, il saura s’ajuster »

« Alexander sera prêt, il saura s’ajuster »

« C’est très difficile à recréer chaque saison »

« C’est très difficile à recréer chaque saison »

QUÉBEC – Davis Alexander mange du sport : il suit avec passion le Canadien de Montréal, il adore aussi l’Avalanche du Colorado, il aurait rêvé de jouer pour les Yankees de New York et il sait qu’Alphonso Davies est freiné par la même blessure qui l’a embêté en 2025.

En évoluant sur les plus grandes scènes du soccer, Davies est encadré par les meilleurs experts médicaux de la planète. Mais, comme l’a vécu Alexander avec des moyens plus limités, ça n’a pas empêché Davies de se blesser à nouveau aux muscles ischio-jambiers à l’approche de la Coupe du monde.

« Cette maudite blessure », a résumé Alexander qui surveillait ses mots avec les caméras qui l’entouraient jeudi.

Heureusement pour le quart-arrière des Alouettes, il semble avoir terminé ce chapitre frustrant. À preuve, l’entraîneur Jason Maas racontait qu’Alexander a effectué six sprints de 40 verges à pleine vitesse au terme d’une pratique cette semaine.

Si la santé tient le coup en 2026, Alexander a prouvé qu’il détient tous les outils pour briller dans le circuit canadien. Sa fiche de 7-0, en 2025, demeure l’indicateur le plus révélateur et il a failli compléter une remontée, sur une seule jambe, à la coupe Grey.

« On a démontré une incroyable persévérance. On s’est arrêtés si près du championnat, mais c’est la vie et il faut avancer et on veut être la meilleure équipe de la LCF, c’est le standard ici », a noté l’Américain de 27 ans.

En gymnase, il a désormais levé des poids une fois par jour au lieu de deux et la mobilité a été au cœur de son entraînement pour limiter les risques de blessure.

Quand on lui demande ce qu’il veut démontrer en 2026, on le reconnaît tout de suite dans sa réponse.

« Bien sûr, rester en santé pour prouver que je peux le faire à ceux qui doutent et qui ont le droit de le faire. Tu es payé trop cher pour être sur les lignes de côté. Sinon, je veux gagner des matchs, c’est tout », a lancé le grand compétiteur.

Prudence oblige, Alexander n’a amassé que 110 verges par la course en 2025. Loin des résultats des quarts Nathan Rourke (564 verges), Vernon Adams (332) et Cody Fajardo (319).

« Je sais qu’il a de la mobilité, il l’a démontré même avec sa jambe compromise. Plus il sera en santé, plus il imposera de la pression sur les défenses adverses. Il peut non seulement lancer le ballon où il veut parce qu’il a l’un des bras les plus puissants de la LCF, mais il peut courir aussi bien que les meilleurs à ce chapitre. Il a beaucoup d’habiletés que les gens ont peu vu pour l’instant. Mais en santé, il va les exposer », a assuré son entraîneur.

Maas et le directeur général Danny Maciocia sont heureux de renouer avec la personnalité « ultra-compétitive ». La pression, ils savent qu’elle coule aisément sur le dos d’Alexander.

« La pression existe pour tous les quarts partants, mais Davis est prêt pour ça et il ne va que continuer à grandir de match en match », a-t-il réagi.

« C’est tout un leader et, cette année, on voit qu’il passe un petit peu plus de temps avec les autres quarts et les autres receveurs pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde », a relevé Maciocia.

Enfin un duo durable de quarts-arrières ?

Avec la réalité économique de la LCF, les quarts-arrières déménagent très souvent dans le but d’améliorer leurs conditions personnelles. Ça devient donc fort complexe de miser sur le même duo de quarts pendant quelques saisons.

En embauchant Dustin Crum pour épauler Alexander, les Alouettes rêveraient d’une certaine stabilité. Ça fait des lunes que les Oiseaux ont pu miser sur un duo de cette qualité qui pourrait devenir durable. Il faut remonter à l’époque d’Anthony Calvillo qui a disputé sa dernière saison.

Par la suite, il y a toujours eu quelque chose qui clochait dans les candidats ou dans leurs aspirations pour que ce soit viable à moyen terme. Pensons à Johnny Manziel, Antonio Pipkin, Kevin Glenn, Darian Durant, Vernon Adams, Trevor Harris, Cody Fajardo et McLeod Bethel-Thompson.

« C’est ça que je souhaite (conserver le duo Alexander-Crum), mais c’est sûr que ce n’est jamais facile. Il n’y a pas un réserviste qui ne souhaite pas être partant quelque part. J’aimerais les garder parce qu’ils sont deux jeunes quarts qui cadrent dans notre identité. Je suis convaincu que si on a besoin de faire jouer Dustin, mais on devrait pouvoir obtenir des victoires », a mentionné Maciocia.

« C’est vrai que c’est difficile d’avoir une continuité dans la LCF. Si c’est encore la meilleure option pour ma carrière l’an prochain, ça me ferait plaisir de rester. L’esprit familial m’enchante ici », a réagi Crum à cette éventualité.

Crum, 27 ans, a été charmé par la culture gagnante bâtie par Maas et par l’idée d’apprendre auprès d’Alexander qui obtient du succès autant avec ses passes que sa mobilité.

« Quand je pourrai maîtriser cette attaque, qui est plutôt complexe, je vais probablement pouvoir assimiler tous les autres systèmes. Ce sera très plaisant et motivant », a argué Crum.

En terminant, l’ancien quart du Rouge et Noir d’Ottawa nous racontait qu’il a eu des cours de français pendant quelques années à l’école secondaire. Voilà donc peut-être un aspect sur lequel il devance Alexander, ce qui a fait rire Crum.

« Je dirais qu’on doit être à égalité, il est ici depuis quelques années donc il a appris à se débrouiller. Je suis excité d’en apprendre un peu plus », a conclu Crum avec le sourire et un merci beaucoup très bien prononcé.