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Un Owens arrive avec humilité à Montréal

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Le fils de Terrell Owens s’ajuste au camp des Alouettes

Le fils de Terrell Owens s’ajuste au camp des Alouettes

« Nos standards et attentes seront très élevés cette saison »

« Nos standards et attentes seront très élevés cette saison »

« Je suis très à l’aise avec les joueurs présents »

« Je suis très à l’aise avec les joueurs présents »

« C’est très difficile à recréer chaque saison »

« C’est très difficile à recréer chaque saison »

QUÉBEC – On se souvient davantage de Terrell Owens pour sa personnalité flamboyante même s’il a été l’un des meilleurs receveurs de l’histoire de la NFL. Son fils, Terique, est plutôt arrivé chez les Alouettes de Montréal avec humilité.

Après deux essais infructueux avec les 49ers de San Francisco, l’une des équipes avec laquelle son père a écrit sa légende, Owens a accepté de tenter sa chance dans la Ligue canadienne de football.

Mais surtout, il a abordé ce chapitre avec la bonne attitude.

« On est très contents, il est très tranquille. Je sais que quand on parle d’Owens, on pense à son père un petit peu, mais honnêtement, il est tellement tranquille, il se présente tous les jours, il est bien apprécié par ses coéquipiers », a raconté le directeur général Danny Maciocia.

Au terme d’une autre longue journée d’entraînement, vendredi dernier, Owens souriait quand on lui parlait de son calme.

« Oh oui, absolument, j’ai toujours été plutôt calme, c’est ma personnalité. En particulier quand j’essaie d’apprendre quelque chose. Je ne vais pas parler très fort dans ce contexte. J’essaie de me concentrer et réussir quelques jeux. Je ne veux pas en faire trop », a confié celui qui porte les mêmes initiales célèbres de son père qui est classé au troisième rang de la NFL pour les verges aériennes derrière Jerry Rice et Larry Fitzgerald.

Si cette approche ne ressemble pas aux frasques de son paternel, Owens a tenu à rappeler ceci.

« En fait, mon père est un peu comme ça aussi. Évidemment, durant sa carrière, il a montré son côté plus flamboyant. Mais avec moi, il est amusant, énergique et cool. On a la même personnalité, mais il a laissé un autre côté s’exprimer sur le terrain. »

—  Terique Owens

Parlant de s’exprimer sur le terrain, on ne peut pas dire que fiston Owens a tout cassé depuis son arrivée au camp d’entraînement. Des confrères l’ont vu échapper quelques passes dans les premiers jours et on l’a vu se faire confier un rôle moins important dans les journées suivantes.

Bref, Owens a encore beaucoup de choses à prouver pour se tailler une place avec les Oiseaux. Le premier match préparatoire aura lieu vendredi soir au Stade Percival-Molson et il devra retenir l’attention positivement.

« Dans les premiers jours, j’ai obtenu une multitude de répétitions. Je remplaçais les partants et on nous disait de le dire si on voulait un répit. Mais je tenais à multiplier les répétitions. Mes jambes étaient lourdes après autant de répétitions. Le rythme a été réduit quelque peu et je m’ajuste en apprenant beaucoup », a décrit Owens.

À partir de la signature de son contrat avec les Alouettes, Owens a été un bon étudiant en effectuant du rattrapage sur les différences du football canadien.

Pour obtenir de bonnes notes, il a pu se rabattre sur les conseils de son ami James Letcher qui a disputé trois saisons avec les Alouettes.

« Honnêtement, je ne connaissais pas grand-chose à la LCF. Je ne maîtrisais pas les particularités des mouvements des receveurs, je savais que tout le monde pouvait bouger, mais c’était à peu près tout. Ça se passe plutôt bien, je comprends de mieux en mieux », a indiqué celui qui porte le numéro 84 et non le 81.

Avec des mots polis, ça s’apparente aux commentaires soumis par le quart-arrière Davis Alexander.

« Terique est très bon, il sait ce qu’il fait, il se soucie de son travail, c’est un jeune très talentueux. Plus il sera à l’aise avec le football canadien, les règles, le système… (plus ça l’aidera) », a commenté Alexander.

Durant sa jeunesse, Owens souhaitait briller dans la NBA plutôt que dans la NFL. Il a fini par comprendre, à l’adolescence, que ce serait plus facile pour lui de percer au football.

On verra s’il peut désormais s’ajuster aux nuances du football canadien. Est-ce qu’il serait assez patient, à 26 ans, pour accepter un poste sur l’équipe d’entraînement des Alouettes afin de raffiner ses atouts? La suite nous le dira.

Mais justement, quand il est tombé dans l’œil des Alouettes au camp des Niners, c’était notamment pour ses efforts jour après jour et son potentiel à polir.

En attendant que le receveur de six pieds trois pouces s’acclimate aux exigences de la LCF, son père attendra que le climat estival soit bien installé au Québec pour penser venir le voir jouer à Montréal.

« Il pourrait venir, mais il est très occupé même en étant à la retraite. Je sais une chose, il n’aime pas le froid. S’il fait encore froid, je serais surpris qu’il se présente à Montréal. À Missouri State, on avait un match et il se cachait dans le tunnel pour rester au chaud et je sais qu’il fait plus froid aussi. Bref, s’il fait froid, il ne faut pas s’attendre à le voir », a conclu Terique Owens en étant content de taquiner son père.