Alouettes
Alouettes de MontrealOpens in new window

Une œuvre à achever chez les Alouettes

Mis à jour le 

Publié le 

COLLABORATION SPÉCIALE

Les Alouettes de Montréal abordent la nouvelle saison avec la ferme intention de faire oublier la fin de 2025. Vaincus au match de la coupe Grey par les Roughriders de la Saksatchewan en novembre dernier, les hommes de Jason Maas seront en mission de juin à novembre. Le seul objectif : mettre les lèvres sur la coupe le 15 novembre à Calgary.

Qui dit succès dit exode de talent. C’est coutume dans la LCF : quand une équipe connaît une bonne saison, elle se fait « voler » de bons joueurs via le marché des joueurs autonomes. Les Alouettes n’ont pas échappé à cette règle, mais le directeur général Danny Maciocia a tout de même réussi à limiter les dégâts.

À l’attaque, les deux pertes les plus importantes sont à la position de receveur. Austin Mack a été libéré à défaut de pouvoir s’entendre sur les termes d’une réduction de salaire, tandis que Charleston Rambo a refusé une offre des Alouettes en espérant obtenir une chance (qui n’est jamais venue) dans la NFL. Oui, ce sont De gros noms, mais sont-ils irremplaçables? À mon avis, non.

Depuis qu’il a été retranché par les Falcons d’Atlanta à l’été 2024, Mack n’a plus été la menace constante qui faisait trembler les coordonnateurs défensifs adverses, en plus d’être blessé plus souvent qu’à son tour. En 12 matchs réguliers en 2025, il n’a pas atteint la marque des 50 ballons captés, a été limité à moins de 700 verges de gains et a à peine marqué deux touchés. Ces statistiques ne sont pas dignes d’un des meilleurs salaires à la position. L’attitude positive était moins au rendez-vous également.

Rambo, lui, a connu une courte séquence productive à sa saison recrue en 2024, mais a connu une campagne décevante l’an dernier. Bien que sa vitesse était dévastatrice et qu’aucune acquisition de la saison morte ne semble adaptée à cette chaise, on ne peut pas dire que Rambo était un indétrônable à Montréal.

Ce sont les vétérans Alexander Hollins, qui a passé une bonne partie de la dernière saison avec les Alouettes, et Jerreth Sterns, qui évoluait avec les Blue Bombers de Winnipeg l’an dernier, qui devraient hériter des responsabilités de partants laissées libres par Mack et Rambo. Ils se grefferont aux Tyson Philpot, Tyler Snead et Cole Spieker. Zakhari Franklin et Austin Watkins se sont mérité des places sur l’équipe d’entraînement. Franklin s’est particulièrement démarqué lors du calendrier préparatoire.

De l’autre côté du ballon, ce sont les départs du maraudeur québécois Marc-Antoine Dequoy (retraite) et du secondeur intérieur Darnell Sankey qui ont retenu l’attention. Bien que ces deux joueurs étaient énormément appréciés par les partisans et qu’ils aient donné de bons services à l’équipe au cours des dernières années, les Moineaux semblaient être à la croisée des chemins avec eux.

Dequoy a décidé d’accrocher ses crampons après une saison 2025 difficile. Bien que l’annonce de son départ en ait pris plusieurs par surprise, Danny Maciocia, lui, était prêt pour cette éventualité. Au cours des derniers repêchages canadiens, il a mis la main sur trois potentiels partants dans la tertiaire en Jonathan Sutherland (1er choix en 2023, qui a passé du temps dans la NFL), Arthur Hamlin (3e ronde en 2024, qui a obtenu du temps de jeu limité lors des deux dernières saisons) et Nate Beauchemin (2e ronde en 2025). Ces trois joueurs pourraient tous avoir un impact sur la défense du coordonnateur Noel Thorpe cet été, et surtout, devront faire oublier le départ du vétéran Dequoy.

C’est un autre choix de l’équipe au repêchage qui devrait hériter, du moins en partie, des responsabilités de Darnell Sankey. Le Québécois Geoffrey Cantin-Arku (1er choix en 2024) en aura plus dans son assiette cette année comme secondeur intérieur. Il sera épaulé par le vétéran Micah Awe, qui effectue un retour dans l’uniforme des Alouettes.

Avec un Davis Alexander en santé, Montréal présente la meilleure formation de la division Est à mes yeux. Le calendrier régulier de la LCF est un marathon de 18 matchs, en 21 semaines, rempli de hauts et de bas. La troupe de Jason Maas aura l’occasion de passer un message à ses adversaires de section dès le départ, puisque trois de ses quatre premiers matchs seront disputés contre des équipes de l’Est. La saison commence ce jeudi 19 h 30 à RDS contre les Tiger-Cats de Hamilton.