NFL
Patriots de Nouvelle-AngleterreOpens in new window
Drake MayeOpens in new window
A.J. BrownOpens in new window

Les Patriots vont bâtir sur le dernier Super Bowl ou frapper un mur?

Mis à jour le 

Publié le 

Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre se sont rendus en finale du Super Bowl l’année dernière. Un feu de paille ou un véritable retour au sommet pour la formation qui a fait la pluie et le beau temps pendant deux décennies avec Tom Brady?

Premièrement, Drake Maye ne sera jamais Tom Brady, mais il reste un excellent quart-arrière capable de mener son équipe, et ce, malgré qu’il ait seulement 23 ans et deux saisons derrière la cravate.

Il l’a démontré l’an dernier avec 4394 verges par la passe et 31 passes de touché, des statistiques qui ne sont pas passées inaperçues comme en témoigne sa 2e place au scrutin pour le titre de joueur le plus utile derrière Matthew Stafford des Rams de Los Angeles. Un seul vote de première place les séparait et seulement cinq points au total, 366 contre 361.

Et Maye a fait tout cela avec un groupe de receveurs disons modeste qui comptait principalement Stefon Diggs, Mack Hollins et Keyshon Boutte, ainsi que l’ailier rapproché Hunter Henry. Cette année, ce groupe sera amélioré avec Romeo Doubs qui arrive de Green Bay, mais surtout avec leur gros investissement de l’entre-saison, A.J. Brown.

Ce dernier, acquis contre des choix de premier et cinquième tour, est un receveur élite qui sort d’une saison frustrante avec les Eagles de Philadelphie, mais si Brown redevient le receveur qu’il est capable d’être, il pourrait former un redoutable duo avec Maye, sans aucun doute le meilleur passeur avec qui Brown aura évolué dans sa carrière.

Derrière Maye, le duo de porteurs de ballon de Rhamondre Stevenson et TreVeyon Henderson sera de retour. Les deux porteurs ont combiné pour plus de 1500 verges au sol et 500 autres par la passe. Avec les 450 de Maye par la course, les Pats ont terminé au 6e rang de la NFL pour l’attaque au sol, tout en terminant 3es par la passe.

Devant Maye, sa ligne à l’attaque sera sensiblement la même alors que seul le centre Garrett Bradbury ne sera pas de retour. C’est le garde à gauche Jared Wilson qui prendra sa place alors que son poste à gauche sera à l’enjeu au camp d’entraînement avec comme favori l’ancien des Jets de New York Alijah Vera-Tucker.

À droite, il pourra toujours compter sur les vétérans Mike Onwenu et Morgan Moses, alors que le plaqueur à gauche Will Campbell amorcera sa deuxième saison, lui qui, comme Wilson, était une recrue la saison dernière.

De l’autre côté du ballon, la défense des Patriots a été solide l’année dernière, aidée par une attaque qui conservait le ballon longtemps. Cette unité défensive a terminé la saison au 4e rang pour les points accordés et au 8e pour les verges concédées.

Le départ notable est celui de K’Lavon Chaisson qui, après un lent début de carrière à Jacksonville puis à Vegas, a retrouvé son aplomb avec les Pats l’an dernier. Pour le remplacer, la Nouvelle-Angleterre a misé sur le vétéran Dre’Mont Jones en lui donnant un contrat de trois ans et 36,5 M$.

L’autre ajout important est celui du vétéran maraudeur Kevin Byard. Celui qui aura 33 ans en août a été nommé sur l’équipe d’étoiles de la NFL la saison dernière avec les Bears de Chicago. C’était la troisième fois que son nom se retrouvait sur cette liste. Avec 36 interceptions en carrière, dont 7 en 2025, Byard est au 2e rang chez les joueurs actifs dans le circuit derrière les 39 de Harrison Smith.

Un calendrier différent

C’est donc une équipe améliorée, sur papier, qui se présente au camp d’entraînement des Pats, de quoi faire rêver ses partisans. Il y a cependant un bémol à ce scénario.

La saison dernière, les Patriots ont eu le calendrier le plus facile de la NFL avec des adversaires qui ont combiné un taux de victoires de ‚391. Après une fiche de 14-3 en saison, bonne pour le deuxième rang dans l’AFC.

En éliminatoires, les Pats ont vaincu les Chargers de Los Angeles au premier tour. Le partant de L.A., Justin Herbert, jouait avec une main cassée.

Au deuxième tour, la Nouvelle-Angleterre a eu raison des Texans de Houston dans un match dominé par la défense des Pats, mais malgré tout serré au pointage.

Puis en finale d’association, les Pats ont joué contre les favoris dans l’AFC, les Broncos de Denver, mais sans leur quart-arrière partant Bo Nix. Le quart remplaçant Jarrett Stidham n’avait pas lancé une passe dans un match en plus de trois ans et les Patriots ont remporté ce duel par seulement trois points.

Cette année, les opposants devraient être un peu plus coriaces. Bien sûr ils ont encore les Dolphins de Miami et les Jets de New York dans leur division, deux équipes qui devraient terminer dans les bas-fonds, mais les Bills de Buffalo seront à nouveau à surveiller dans la division.

Ils auront aussi sur leur passage la division Ouest de l’AFC, celle des Chiefs de Kansas City, des Chargers de Los Angeles et des Broncos de Denver, trois équipes qui aspirent à atteindre les éliminatoires, et les Raiders de Las Vegas.

Ils devront aussi affronter le Nord dans la NFC, avec quatre équipes qui visent les éliminatoires, soit les Packers de Green Bay, les Vikings du Minnesota, les Bears de Chicago et les Lions de Detroit.

Les trois autres matchs seront contre les Steelers de Pittsburgh, les Jaguars de Jacksonville et les Seahawks de Seattle, trois équipes qui ont accédé aux éliminatoires l’an passé, dont la dernière, Seattle, qui a dominé la Nouvelle-Angleterre pour soulever le trophée Vince-Lombardi.

Après avoir affronté seulement trois formations qui ont fait les éliminatoires l’an dernier (quatre matchs, pour une fiche de 2-2), ils ont sur leur chemin neuf équipes (10 matchs) cette saison contre le même genre d’adversaire, en plus des Chiefs et des Vikings qui ont des ambitions cette année.

Le site spécialisé en analyse des calendriers Sharp Football Analysis classe le calendrier des Patriots comme le 12e plus difficile cette saison. Leur projection est de 9 ou 10 victoires, ce qui pourrait les placer au cœur de la lutte pour une place en éliminatoires.

Est-ce que la troupe de Mike Vrabel pourra offrir de l’aussi bon football contre de meilleurs adversaires et devenir un prétendant réel ou le test sera trop grand?