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Dix nouveaux entraîneurs : combien de sauveurs?

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John Harbaugh, Joe Brady, Mike McCarthy, Robert Saleh, Klint Kubiak…

L’énumération des nouveaux entraîneurs-chefs dans la NFL s’étire longuement cette saison, alors que près du tiers des équipes (10) ont placé un nouvel homme aux commandes.

Ça égale un record du circuit établi en 1978, puis répété en 1997, 2006 et 2022. Des 10 entraîneurs embauchés en 2022, huit d’entre eux ont déjà reçu leur 4 %. Kevin O’Connell des Vikings du Minnesota et Todd Bowles des Buccaneers de Tampa Bay sont les deux seuls survivants.

La cohorte de 2026 fera assurément son lot de victimes avant longtemps. C’est aussi garanti qu’une autre saison de misère des Browns de Cleveland (bonne chance Todd Monken!).

Certains coordonnateurs à succès se voient offrir, encore cette année, une première chance de diriger. D’autres « coachs » d’expérience sont de retour après une courte pause, alors que certains n’ont même pas eu le temps de se trouver un nouveau hobby pour passer le temps.

Tour d’horizon.

John Harbaugh

Giants de New York

Ancien entraîneur-chef : Brian Daboll

Écartés des éliminatoires après une défaite lors du dernier match de leur calendrier, les Ravens de Baltimore ont congédié Harbaugh et mis un terme à une longue relation de 18 saisons marquée par une conquête du Super Bowl en 2013.

Harbaugh est alors immédiatement devenu l’entraîneur-chef le plus en demande sur le marché. L’entraîneur de 63 ans a arrêté son choix sur les Giants, à la recherche de stabilité dans ces fonctions depuis les deux championnats offerts par Tom Coughlin.

Avec le déjà très prometteur quart-arrière Jaxson Dart et plusieurs autres jeunes joueurs talentueux, Harbaugh dispose des fondations sur lesquelles bâtir.

Joe Brady

Bills de Buffalo

Ancien entraîneur-chef : Sean McDermott

Amener les Bills au Super Bowl. Voilà ce que n’a pu faire Sean McDermott et voilà le mandat qui attend son ancien coordonnateur offensif.

Dès cette année.

Le poste d’entraîneur-chef des Bills était sans aucun doute le plus attrayant parmi tous ceux vacants. À 29 ans, le quart-arrière Josh Allen est au summum de sa carrière. L’équipe a accédé aux éliminatoires lors des sept dernières années et y a remporté au moins un match dans les six dernières saisons.

Les Bills auraient pu piger à l’extérieur pour trouver un successeur à McDermott, mais ils ont plutôt priorisé la continuité et la familiarité de Brady avec Allen.

Sans doute le nouvel entraîneur-chef le plus sous pression cette saison, Brady remportera assurément sa part de matchs, mais épargnera-t-il le Tout-Buffalo d’une autre saison crève-cœur?

Mike McCarthy

Steelers de Pittsburgh

Ancien entraîneur-chef : Mike Tomlin

Si Aaron Rodgers n’était pas toujours le quart-arrière des Steelers, Mike McCarthy serait-il l’entraîneur-chef? La question se pose.

Après avoir été contraints de tourner la page sur le chapitre Mike Tomlin, démissionnaire après 19 campagnes, les Steelers ont fait un choix conservateur en embauchant le natif de Pittsburgh.

McCarthy en sera à son troisième mandat du genre dans la NFL après son long séjour chez les Packers de Green Bay, où il a remporté le Super Bowl en 2011 avec Rodgers, et un passage anecdotique au royaume de Jerry Jones.

Il tentera d’offrir une première victoire en éliminatoires depuis 2017 aux Steelers.

Kevin Stefanski

Falcons d’Atlanta

Ancien entraîneur-chef : Raheem Morris

Les Falcons n’ont pas accédé aux éliminatoires depuis 2017. Ça fait un bail.

C’est le défi qui attend Stefanski, mais il a les outils pour y mener son équipe et démontrer pourquoi il a été nommé entraîneur-chef de l’année à deux reprises au cours de son mandat de six saisons chez les Browns.

En attaque, il pourra s’appuyer sur le porteur de ballon étoile Bijan Robinson, le receveur Drake London et l’ailier rapproché Kyle Pitts, alors que sa défense saura sans doute encore presser et bousculer les quarts-arrière adverses.

Ne lui reste plus qu’à identifier son quart-arrière no 1. Tua Tagovailoa ou Michael Penix Jr?

Robert Saleh

Titans du Tennessee

Ancien entraîneur-chef : Brian Callahan

Saleh obtient une deuxième chance de prouver qu’il a l’étoffe d’un entraîneur-chef.

De 2021 à 2024, Saleh a cuit dans la marmite new-yorkaise jusqu’à ce que sa saison la plus prometteuse ne prenne fin avant même qu’elle ne commence. La déchirure du tendon d’Achille subie par Aaron Rodgers dès ses débuts avec les Jets lors de la semaine 1 a mis la table à une saison de 5-12 et ultimement le congédiement de Saleh.

Après deux saisons à panser ses plaies dans des rôles secondaires chez les Packers et les 49ers, Saleh est de retour, et ce dans un marché plus permissif.

Leur dernière participation aux éliminatoires remontant à 2021, les Titans ont montré un dossier de 3-14 en 2025, le pire du circuit à égalité avec trois autres clubs.

Saleh a donc probablement plus d’une saison comme marge de manœuvre.

Klint Kubiak

Raiders de Las Vegas

Ancien entraîneur-chef : Pete Carroll

Un entraîneur-chef spécialiste de l’attaque. Voilà ce que les Raiders désiraient à tout prix pour maximiser le potentiel des Ashton Jeanty, Brock Bowers et Fernando Mendoza.

C’est ce qu’ils ont trouvé en Klint Kubiak, coordonnateur offensif des Seahawks de Seattle embauché dès le lendemain de son triomphe au dernier Super Bowl.

Le directeur général des Raiders, John Spytek, a mené le processus d’embauche en proche collaboration avec le copropriétaire Tom Brady, qui connaît une chose ou deux sur les attaques championnes.

Depuis leur défaite au Super Bowl en 2002, les Raiders n’ont pris part aux éliminatoires qu’en deux occasions, la plus récente remontant à 2021. Un retour n’est peut-être pas pour tout de suite, mais les Raiders promettent à tout le moins d’être plus compétitifs dans la division Ouest de l’Association américaine.

Jesse Minter

Ravens de Baltimore

Ancien entraîneur-chef : John Harbaugh

À l’instar de Joe Brady à Buffalo, Jesse Minter se retrouve déjà sous pression alors qu’il n’a pas encore dirigé son premier match dans la NFL.

La présence de Lamar Jackson assure une fois de plus aux Ravens de miser sur une attaque élite, à condition que le quart-arrière étoile demeure sur le terrain et ne subisse pas de blessures.

Là où l’embauche de Minter prend tout son sens, c’est en défense. Il y a occupé diverses fonctions chez les Ravens entre 2017 et 2020, avant de diriger l’unité défensive des Chargers de Los Angeles lors des deux plus récentes saisons.

Si les Ravens parviennent à éviter le désastreux départ de l’an dernier (1-5), parions que Minter ne luttera pas jusqu’au dernier botté de précision de la saison pour transporter son club en éliminatoires.

Mike LaFleur

Cardinals de l’Arizona

Ancien entraîneur-chef : Jonathan Gannon

Pauvre Mike. Mike Lafleur, pas Michel Laprise… Quoi que notre estimé collègue verra son amour des Cardinals être testé plus que jamais en 2026.

C’est que Lafleur, le frère de Matt LaFleur, entraîneur-chef des Packers, hérite d’un club qui a connu une campagne de 14 défaites en 2025, un sommet dans l’histoire de l’équipe.

Il succède à Jonathan Gannon, qui n’a pu mener les Cards à une saison victorieuse durant ses trois années de service.

LaFleur est le dernier des 10 nouveaux entraîneurs à avoir été embauché dans la dernière saison morte. Coordonnateur offensif des Rams de Los Angeles lors des trois dernières campagnes, LaFleur devra tirer le meilleur d’un groupe de quarts-arrière mené par l’éternel réserviste Jacoby Brissett, qui veut maintenant être payé comme un no 1.

Il y a toutefois une percée de soleil à l’horizon. Si les Cards finissent avec un dossier de 0-17, comme certains observateurs osent le prédire, ils auront le tout premier choix du prochain repêchage.

Reste à voir si LaFleur sera encore là.

Nos sympathies, Michel.

Todd Monken

Browns de Cleveland

Ancien entraîneur-chef : Kevin Stefanski

Quand une équipe échange un joueur de la trempe de Myles Garrett, c’est qu’elle n’aspire pas aux grands honneurs. Vraiment pas.

Arrive à Cleveland Todd Monken, qui à 60 ans, obtient sa première chance de diriger une équipe de la NFL. Et disons qu’il ne sera pas gâté d’entrée de jeu.

Celui qui a occupé divers postes de coordonnateurs offensifs au fil de sa carrière – le plus récemment chez les Ravens de 2023 à 2025 – hérite d’une lutte au poste de quart-arrière qui n’a rien d’excitante, si ce n’est que sa capacité à faire les manchettes.

Enfin en santé, le controversé Deshaun Watson tentera de récupérer le poste de quart no 1 alors qu’il encaissera les derniers dollars de son contrat de 230 millions $ garantis.

Il aura pour princiapl rival Shedeur Sanders dans une compétition que Monken prévoit étirer jusqu’à la toute fin du camp d’entraînement. Le vrai sauveur n’est peut-être pas encore repêché.

Comme on le disait ci-haut, bonne chance Todd!

Jeff Hafley

Dolphins de Miami

Ancien entraîneur-chef : Mike McDaniel

Les Dolphins effectuent un virage à 180 degrés.

De Mike McDaniel, un entraîneur-chef gourou de l’attaque congédié au terme de la dernière campagne, ils passent à Jeff Hafley, qui était coordonnateur défensif des Packers ces deux dernières années.

Pilote recrue dans la NFL, Hafley se voit confier un club qui risque d’en arracher après avoir perdu bon nombre de ses joueurs clés, notamment le receveur Jaylen Waddle et le quart-arrière Tua Tagovailoa.

Pour succéder à ce dernier, le nouveau directeur général Jon-Eric Sullivan, qui arrive lui aussi de Green Bay, a pigé chez les… Packers. Malik Willis, qui a remplacé Jordan Love en son absence l’an dernier, est aujourd’hui le quart no 1 des Dolphins après avoir signé un pacte de trois ans et 67,5 millions $.

Sullivan et Hafley savent sans doute quelque chose qui échappe à plusieurs.