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Luttes, blessures, contrats : quoi suivre aux camps de la NFL

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C’est enfin l’heure. Les camps d’entraînement commencent à s’ouvrir aux quatre coins de la planète NFL.

Des joueurs sans contrat brilleront lors d’exercices avec la troisième unité. Des bagarres éclateront sans doute au quatrième jour d’entraînements consécutifs. Les débats sur le nombre de jeux que devraient jouer les joueurs vedettes s’étireront jusqu’à la fin du calendrier préparatoire.

D’ici une semaine, tous les camps des 32 clubs de la NFL battront leur plein.

Voici quelques-unes des histoires qui risquent de retenir l’attention au cours de ceux-ci.

À la recherche d’un quart no 1

Sanders ou Watson?

Aucune lutte pour le poste de quart-arrière no 1 ne retiendra autant l’attention que celle qui opposera Shedeur Sanders et Deshaun Watson à Cleveland.

Après avoir subi deux déchirures du tendon d’Achille en l’espace de quatre mois, Watson est enfin en santé et déterminé à reprendre les commandes de l’attaque des Browns après avoir raté l’entièreté de la saison 2025.

L’homme 230 millions $ aura Sanders dans ses pattes. Après avoir eu le dernier mot sur Dillon Gabriel, repêché avant lui en 2025, Sanders a montré un dossier de 3-4 en sept départs l’an dernier et en a arraché.

Depuis ses débuts lors de la semaine 11, Sanders a affiché un piètre rendement de 57 % pour les passes complétées et a été victime de 10 interceptions, un sommet dans la NFL.

Watson n’a rien cassé non plus à Cleveland depuis que l’équipe a fait son acquisition des Texans de Houston en 2022 et lui a offert un pacte garanti de cinq ans et 230 millions $. En 19 départs en quatre ans en Ohio, Watson n’a signé que neuf victoires. Son taux de passes complétées, ses gains moyens par passe tentée et son ratio de passes de touché/interceptions sont les pires du circuit durant cette période.

Malgré cela, Watson partirait avec une longueur d’avance pour le poste de no 1, alors qu’il écoulera la dernière année de son contrat.

Le couronnement de Kyler Murray?

Officiellement, les Vikings du Minnesota n’ont pas encore nommé leur quart no 1 et l’entraîneur-chef Kevin O’Connell continue de dire que le poste est ouvert.

Il y a toutefois lieu de se demander si J.J. McCarthy peut réellement avoir le dernier mot sur Kyler Murray.

Libéré par les Cardinals de l’Arizona, le tout premier choix du repêchage de 2019 arrive au Minnesota avec une feuille de route plus convaincante que celle de McCarthy, qui n’a pas encore fait ses preuves, en plus d’avoir été ennuyé par les blessures.

Tagovailoa en attendant Penix?

La lutte entre Tua Tagovailoa, acquis sur le marché des joueurs autonomes, et le partant Michael Penix Jr. ne sera pas du tout une véritable bataille chez les Falcons d’Atlanta si Penix ne peut pas participer au camp d’entraînement en tant que joueur régulier.

Penix se remet d’une opération au ligament croisé antérieur subie en novembre. Bien qu’il ait effectué des lancers lors des séances d’entraînement facultatives du club et du mini-camp obligatoire, il n’a pas encore pris part aux exercices à 11 contre 11. S’il a le feu vert, la lutte sera véritablement lancée.

En santé?

Ça regarde bien pour Mahomes

L’optimisme règne à Kansas City, où Patrick Mahomes semble se remettre d’une déchirure du ligament croisé antérieur et du ligament collatéral latéral aussi bien qu’on aurait pu l’espérer. Depuis sa blessure en décembre, l’objectif a toujours été qu’il soit à son poste lors de la semaine 1, et tout indique que Mahomes sera prêt pour cette date. La bonne nouvelle pour lui, c’est que le match d’ouverture de Kansas City aura lieu le lundi 14 septembre – la date la plus tardive possible pour un match d’ouverture.

Le meilleur des Chiefs en 2025-26 Revoyez les plus beaux jeux des Chiefs de Kansas City lors de la dernière saison.

Mais Mahomes participera-t-il au camp d’entraînement dès le jour 1? Jouera-t-il pendant les matchs préparatoires, où l’entraîneur-chef Andy Reid fait généralement jouer ses partants pendant au moins un certain temps? Il y a certes une certaine urgence à faire revenir Mahomes sur le terrain après que les Chiefs aient raté les éliminatoires en 2025, un échec que l’on croyait auparavant impossible avec Mahomes aux commandes. Mais ce n’est pas comme si le schéma tactique était nouveau ou qu’il y avait de nouveaux receveurs majeurs. Il n’y a pas un besoin pressant pour Mahomes de se lancer sur le terrain et de créer rapidement une chimie d’équipe.

Il faut donc s’attendre à ce que les Chiefs prennent tout le temps nécessaire avec Mahomes. Mais si l’on en croit toutes les informations, il participera à un entraînement complet plus tôt que tard.

Ça regarde moins bien pour Nabers

Aucune blessure n’a autant retenu l’attention que celle de Malik Nabers durant la saison morte. Le receveur étoile des Giants a subi une déchirure du ligament croisé antérieur de son genou droit lors de la 4e semaine de la saison 2025 et a subi une intervention chirurgicale un mois plus tard pour réparer ce ligament ainsi que des lésions au ménisque. Mais au printemps dernier, Nabers a dû subir une deuxième opération sur le même genou, signe que sa convalescence ne se déroulait probablement pas comme prévu.

Lors du mini-camp obligatoire, le nouvel entraîneur-chef John Harbaugh a qualifié cette blessure de « pas un simple problème de genou » et a indiqué que l’objectif était que Nabers « revienne sur le terrain à un moment donné pendant le camp d’entraînement ». Mais tout retard au cours du camp d’entraînement pourrait indiquer une rééducation plus compliquée que prévu.

George Kittle en avance

George Kittle a subi une déchirure du tendon d’Achille dans la victoire des 49ers de San Francisco contre les Eagles de Philadelphie au premier tour des éliminatoires. S’il participe au match d’ouverture de la saison des siens, 242 jours seulement auront passé depuis sa blessure.

Mais c’est ce qui est prévu. Kittle a déclaré en juin que tout portait à croire qu’il serait de la partie. Une bonne nouvelle pour les Niners, considérant qu’avec 13,5 verges de gains en moyenne par attrapé, Kittle domine tous les ailiers rapprochés de la NFL depuis quatre ans. Que Kittle joue lors de la semaine 1, de la semaine 8 ou à n’importe quel autre moment entre les deux, son jeu fera donc l’objet d’une attention particulière.

Les vedettes de demain

Mendoza : arrivée en douceur

Selon toutes les informations en provenance de Las Vegas, le nouvel entraîneur-chef Klint Kubiak et les Raiders souhaitent prendre tout leur temps avec le quart-arrière Fernando Mendoza, tout premier choix du dernier repêchage.

Le copropriétaire du club, Tom Brady, s’est montré un fervent défenseur de cette approche, ayant lui-même tiré profit de son expérience de réserviste lorsqu’il était une recrue.

Tel est donc le plan, avec un vétéran d’expérience comme Kirk Cousins capable d’amorcer la saison. Mais si la priorité absolue est la progression de Mendoza, alors il bénéficiera de nombreuses séances d’entraînement avec la première unité offensive pour développer sa complicité avec ses futurs receveurs partants. Bien que Mendoza n’ait pas évolué dans une attaque de style professionnel à l’université, il a commencé à se familiariser avec le système offensif de Kubiak plusieurs mois avant le repêchage.

Les Raiders ont eu raison de tempérer les attentes initiales concernant Mendoza. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils le laisseront sur le banc, quelles que soient ses performances en août. Si Mendoza se montre brillant pendant le camp d’entraînement et fait preuve d’aisance lors des réunions d’équipe, le laisser sur le banc ne ferait que retarder les inévitables difficultés que tous les jeunes joueurs doivent surmonter, que leur premier match en tant que partant ait lieu lors de la première ou de la 11e semaine.

Le ballon à Jeremiyah Love

Il ne sera peut-être pas nommé porteur de ballon no 1 des Cardinals d’entrée de jeu, mais il jouera. Beaucoup.

On ne repêche pas un joueur de cette position au troisième rang d’un repêchage pour le garder sur les lignes de côté. Pas en 2026.

Reste à voir s’il sera capable de transposer dans la NFL ses succès dans les rangs universitaires.

Troisième au scrutin du Trophée Heisman l’an dernier, l’ancien du Fighting Irish de Notre-Dame a amassé 1372 verges de gains et 18 touchés, en plus de capté 27 passes pour 280 verges et trois touchés.

En attente d’un appel

Quelques gros noms des dernières saisons dans la NFL sont toujours à la recherche d’un emploi alors que les camps s’amorcent.

Parmi eux, Stefon Diggs est sans doute le plus surpris de la situation.

Même s’il admet qu’il n’est probablement plus un receveur de calibre no 1, Diggs semble néanmoins convaincu qu’il est meilleur que le receveur no 2 actuel de n’importe quelle équipe. C’est du moins ce qu’il affirmait au début du mois sur sa chaîne YouTube.

« À mon avis, je peux rivaliser avec n’importe qui. »

Diggs a connu une saison productive en 2025, menant les Patriots de la Nouvelle-Angleterre avec 85 passes captées pour des gains de 1013 verges et quatre touchés. Après cette septième saison d’au moins 1000 verges, Diggs a toutefois été libéré par les Pats.

Ses problèmes à l’extérieur du terrain, même s’il n’a pas été sanctionné par la NFL, refroidissent sans doute plusieurs équipes.

Qu’il soit le meilleur receveur no 2 de la galaxie ou pas.

Le retour de Tyreek Hill?

Tyreek Hill, qui se remet d’une grave blessure à un genou subie lors de la semaine 4 de la dernière campagne, est lui aussi toujours joueur autonome après avoir été libéré par les Dolphins de Miami.

Les clubs de la NFL pourraient patienter encore quelques semaines avant de le greffer à leur formation, le temps que l’explosif receveur retrouve sa forme complète.

Un retour chez les Chiefs de Kansas City, ou encore retrouver le coordonnateur offensif des Chargers de Los Angeles Mike McDaniel, son ancien entraîneur-chef chez les Dolphins, apparaissent comme des possibilités.

Par ailleurs, Deebo Samuel est un autre receveur en attente d’un appel. Une équipe aspirante aux grands honneurs à la recherche de profondeur à la position pourrait être tentée de faire appel à ses services.

Parlons argent $$$

Jacoby Brissett est actuellement le quart-arrière no 1 des Cardinals.

Et il veut être rémunéré en conséquence.

L’équipe ayant mis fin à l’ère Kyler Murray, elle se tourne maintenant vers l’éternel réserviste pour prendre les commandes de l’attaque à temps plein. Et aux yeux de Brissett, ça se paie.

C’est pourquoi il réclame au club d’ajuster son contrat pour le payer en conséquence. Son pacte de deux ans signé en 2025 lui rapporte actuellement 6,25 millions $ par saison.

Pour faire valoir son point, le vétéran quart a fait l’impasse sur le programme d’entraînement facultatif durant la saison morte. Il s’est toutefois pointé au mini-camp obligatoire et il devrait se rapporter au camp d’entraînement qui s’ouvre mercredi.

Reste à voir s’il y participera à 100 %, alors que le mandat d’un quart-arrière implique immanquablement du temps supplémentaire.

Advenant qu’il fasse la grève, les Cards devront faire confiance à Gardner Minshew ou la recrue Carson Beck.

Mayfield : un investissement risqué?

La dispute contractuelle opposant Brissett et les Cardinals n’est pas la seule à retenir l’attention dans la NFL.

Baker Mayfield, quart-arrière no 1 des Buccaneers de Tampa Bay, écoulera cette année la dernière saison de son contrat de trois ans et 100 millions $.

Pour l’instant, les négociations semblent au point mort, alors que les Bucs hésiteraient à investir une importante somme pour un quart-arrière qui peine à se protéger efficacement.

« J’ai été partant pour chaque match l’année dernière et ces trois dernières années », répondait Mayfield sur un ton provocateur la semaine dernière. « Je ne vois pas pourquoi on devrait même se poser la question. »

Mayfield a par ailleurs fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de continuer à négocier une prolongation de contrat une fois le camp d’entraînement amorcé, le 28 juillet.

Le temps presse.