Le spectacle de la mi-temps de Bad Bunny au Super Bowl LX s’est voulu rassembleur dans une société américaine polarisée et divisée aux États-Unis par les actions gouvernementales qui segmente l’opinion publique.
Avec plusieurs artistes invités, Bad Bunny a électrisé les amateurs de football et les téléspectateurs du monde entier pendant 13 minutes. Au centre d’une controverse avec les autorités politiques, un message d’unité a illuminé le tableau indicateur. On pouvait y voir le message suivant « The only thing more powerful than hate is love » (La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour).
Puis à la fin de son spectacle, on a pu voir sur un ballon que l’artiste tenait entre ses mains, un message politique. « Together we are America » (Ensemble, nous sommes l’Amérique).
— Eric Leblanc (@eleblancRDS) February 9, 2026
Donald Trump réplique
Le président des États-Unis Donald Trump a qualifié dimanche d’« affront à la grandeur de l’Amérique » le concert, donné par le chanteur portoricain Bad Bunny, qui avait pourtant évité de mentionner le président américain ou sa politique migratoire durant sa prestation.
« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a écrit le chef de l’Etat américain sur son réseau Truth Social, quelques minutes après la fin du spectacle, Bad Bunny chantant et s’exprimant quasi-exclusivement en espagnol, parlé par plus de 41 millions de personnes aux États-Unis, selon des chiffres officiels.
Bad Bunny a interprété quelques-uns de ses succès de son dernier album « DeBÍ TiRAR MáS FOToS ».
Il a commencé avec ses énormes succès reggaeton, « Tití Me Preguntó », puis « Yo Perreo Sola », alors qu’il réapparaissait au sommet de la «casita» («petite maison») qui se trouvait sur scène lors de sa résidence à Porto Rico.
Puis il est passé au travers du toit, alors que « Gasolina » de Daddy Yankee a joué pendant un moment, représentant une reconnaissance et une célébration des artistes portoricains qui ont ouvert la voie à sa carrière.
« Je m’appelle Benito Antonio Martínez Ocasio, et si je suis ici aujourd’hui au 60e Super Bowl, c’est parce que je n’ai jamais cessé de croire en moi. Vous devriez en faire autant, vous valez bien plus que vous ne le pensez », a-t-il dit à la foule, en espagnol.
Les premières notes de sa chanson « Monaco » ont retenti, puis la chanteuse pop Lady Gaga a fait son apparition dans un décor de mariage, interprétant une portion de « Die With a Smile », sa collaboration avec Bruno Mars.
Bad Bunny a alors eu le temps de changer de tenue pour chanter « Baile Inolvidable » et « NuevaYol », dans une scène de fête de quartier où il a trinqué avec Tonita, propriétaire de l’un des derniers clubs sociaux portoricains de New York, le Caribbean Social Club de Brooklyn.
Ricky Martin, l’un des plus grands artistes portoricains à succès international, a interprété « Lo Que Le Pasó a Hawaii » (« Qu’est-il arrivé à Hawaï ? »), un hymne à l’autonomie culturelle de Porto Rico à l’ère de la néocolonisation. Assis sur une chaise en plastique devant un bananier, il a mis en scène une image qui rappelait la pochette de l’album « Debí Tirar Más Fotos ».
Bad Bunny a ensuite chanté « El Apagón » (« La panne »), sa chanson diffusée en 2022 en référence à l’ouragan Maria, à ses conséquences ainsi qu’à la colère et à la frustration persistantes face aux coupures de courant chroniques.
Il tenait un drapeau portoricain rouge, blanc et bleu clair, symbole du mouvement indépendantiste portoricain.
Pendant environ 13 minutes, lors du spectacle de la mi-temps commandité par Apple Music et Roc Nation, tous les regards, sur le terrain comme dans le monde entier, étaient tournés vers Benito Antonio Martínez Ocasio.
Bad Bunny a chanté intégralement en espagnol, puisque toute sa musique est enregistrée dans cette langue, même s’il a collaboré avec des artistes anglophones. Cela a changé à la fin de sa prestation, lorsqu’il a déclaré: « Que Dieu bénisse l’Amérique » (en anglais), avant de citer des pays des Caraïbes, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.
Il a conclu son concert avec son morceau « DtMF » en quittant le stade.






