« Ça fait mal. C’est certain », a confié le quart-arrière Drake Maye en conférence de presse après la défaite de 29 à 13 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre au Super Bowl LX.
Déjà que la défaite est difficile à avaler, Maye a fait face à la musique devant les médias après l’affrontement. Toutefois, son sang-froid a été mis à rude épreuve. Notre collègue Éric Leblanc a assisté à un échange avec une journaliste qui a demandé au quart des Patriots « ce que ça voulait dire pour lui d’avoir gagné? »...
Le joueur des Pats a montré son incompréhension à ce moment devant visiblement la gaffe de son interlocutrice, mais celle-ci est revenue à la charge avec sa question toujours comme si le scénario s’était terminé avec une victoire de la Nouvelle-Angleterre.
Maye a mis un terme à cet échange douloureux et hors-propos en faisant savoir qu’il ne savait pas quoi répondre et que son équipe était arrivée à court dans ce Super Bowl.
Je jure que c’est vrai : une journaliste a demandé à Drake Maye, des Patriots, « ce que ça voulait dire pour lui d’avoir gagné ? » … @RDSca pic.twitter.com/Tl9JVWM8sE
— Eric Leblanc (@eleblancRDS) February 9, 2026
Nul besoin de rappeler que les Patriots ont vu leur saison remplie de succès prendre fin de la pire des façons : au match ultime, au moment culminant d’une longue saison de 21 matchs. Une défaite déchirante pour la Nouvelle-Angleterre, qui va s’assurer de ne pas oublier ce sentiment douloureux.
« Je suis aussi déçu qu’ils le sont », a avoué Mike Vrabel, l’entraîneur-chef de l’année dans la NFL. « C’est correct de ressentir de la déception et de la frustration, nous devons vivre ça ensemble. Je suis fier d’eux et je suis fier d’être leur entraîneur. Nous devons nous rappeler de ce sentiment et s’assurer que ça ne se reproduise pas ».
Se rappeler de cette fin cruelle, et l’utiliser comme carburant, c’est ce que doit faire la formation selon Maye.
« C’est ce qui doit nous motiver. Dans la vie, nous vivons des épreuves difficiles, et l’important, c’est la façon dont on rebondit. Plusieurs d’entre nous vont l’utiliser comme motivation afin de revenir ici et de ne pas revivre ce sentiment. »
— Drake Maye
Le jeune quart de 23 ans a indiqué aussi qu’il avait reçu une injection avant la partie pour atténuer la douleur à son épaule, lui qui était incommodé dans les dernières semaines. Il n’a pas précisé cependant si cette blessure l’embêtait à un niveau significatif lorsqu’il était sur le terrain.
S’il y a eu de la douleur physique, Maye a encaissé le coup sur le plan psychologique avec le résultat de la soirée. Interrogé sur ce qu’il voulait dire aux partisans, il a montré à quel point il prenait à coeur son rôle et qu’il voulait leur offrir un meilleur résultat.
« Je veux les remercier. C’était toute une aventure », a lancé Maye qui cherchait ses mots à ce moment alors que les émotions semblaient vouloir prendre le dessus.
Chose certaine, les Pats ne s’en cachent pas, ils n’ont pas joué à la hauteur de leurs standards, et ont été dominés par leur adversaire.
« C’est la meilleure équipe que nous avons affronté cette saison », a déclaré Mike Vrabel. « Ils ont eu le dessus sur le plan stratégique et physique. Nous avons eu une année exceptionnelle, et ce match ne reflète pas notre succès cette saison ».
L’attaque des Patriots a été anémique pendant la grande majorité de la partie, étant blanchie après trois quarts. Après 44 minutes et huit secondes jeu, la Nouvelle-Angleterre avait plus de dégagements (8) que de passes complétées (7).
« Nous ne pouvions pas générer de rythme et nous placer en position favorable en attaque. Nous avons dû jouer du football de rattrapage et les revirements ont ultimement été fatals. Personne n’a assez bien joué pour que l’on gagne », a affirmé Vrabel.
Il faut dire que Drake Maye a été mis sous pression sans relâche par la défense agressive des Seahawks. Le quart a été rabattu six fois au sol, et 21 fois en éliminatoires, un record de la NFL.
« Ils ont mis beaucoup de pression, et ont arrêté notre jeu au sol. Nous avons été placés trop souvent en situation de troisième essai et long », a ajouté Vrabel.
Cependant, Maye considère qu’il aurait pu être meilleur lorsque la pochette s’écroulait.
« Il y a eu quelques jeux où la pression s’est amenée à moi et où j’aurais dû prendre de meilleures décisions et effectuer de meilleurs lancers ».
À seulement 23 ans, Maye a un futur prometteur devant lui, et pourrait bien se retrouver au match ultime à nouveau lors des prochaines années.








