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Le « Dark Side » prend la couronne de force des mains de Maye

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Leonard Williams et Damarcus Lawrence (Getty Images)

SANTA CLARA – Même au Super Bowl LX, le vieux dicton que les défenses gagnent les championnats ne se démode guère. Les Seahawks de Seattle ont dévoré les Patriots de la Nouvelle-Angleterre au compte de 29-13.

La défense des Seahawks, surnommée « Dark Side » a ainsi vengé le cruel revers face aux Patriots, il y a 11 ans, grâce à une interception de Malcolm Butler à la ligne des buts.

Voici nos observations de ce triomphe mérité par Sam Darnold et sa troupe.

La ligne offensive n’a pas protégé Drake Maye

En étant seulement à sa deuxième saison dans la NFL, le quart-arrière Drake Maye aurait eu besoin d’une protection convenable pour trouver les failles chez les Seahawks.

Mais, à l’image des trois autres matchs éliminatoires des Pats, leur ligne offensive a connu une sortie difficile. Avec un entraîneur expérimenté comme Mike Vrabel, on aurait cru que les stratégies offensives accorderaient une protection supplémentaire à Maye, mais ces sélections ont été trop peu nombreuses.

Contre une défense étincelante comme celle des Seahawks, c’était pratiquement l’envoyer à l’abattoir ou dans l’obscurité du Dark Side. En première demie, Maye n’a obtenu que 18 minuscules verges aériennes en plus de subir trois des six sacs encaissés durant le duel.

« On a perdu, car ils nous ont dominés; autant les joueurs que les entraîneurs. On a connu une très bonne année, mais cette partie n’était pas le reflet de ça », a admis Vrabel avec déception.

Même Tom Brady avait nécessité un grand effort collectif pour savourer son premier championnat à sa deuxième saison dans la NFL.

Voici un aperçu des trois plus gros coups des membres du « Dark Side » :

-L’échappé provoqué par Derick Hall et recouvré par Byron Murphy au troisième quart. Quelques jeux plus tard, AJ Barner a capté une importante passe de touché.

-L’interception de Julian Love qui a anéanti les chances de remontée des Patriots au dernier quart. Nul doute que Maye s’en voudra sur ce jeu.

-L’échappé provoqué par Devon Witherspoon alors que le ballon a rebondi dans les mains de Uchenna Nwosu pour un touché confirmant la domination des Seahawks qui avaient la foule (70 823 spectateurs) de leur côté.

« On avait un très bon plan de match, on savait comment ils allaient tenter de nous attaquer. On a bien accompli notre boulot », a cerné Devon Witherspoon avec fierté.

« Notre entraîneur (Mike Macdonald) est le meilleur pour sélectionner les jeux, ça nous permet de nous exprimer librement », a vanté Derick Hall.

Ce n’est pas tout, le front défensif des Seahawks a aussi enrayé le jeu terrestre des Pats alors que Rhamondre Stevenson a été très timide dans sa récolte avec peu d’ouvertures à sa portée.

« On n’a jamais été en mesure de prendre notre élan, il fallait mieux se débrouiller offensivement. En défense, on avait été bons récemment contre la course, mais ce fut l’inverse. On a passé notre temps à jouer du football de rattrapage et les revirements ont été coûteux. Mais j’ai apprécié la bataille de mes joueurs », a résumé Vrabel.

Darnold champion avant Allen, Jackson et Mayfield

Quand Sam Darnold était ridiculisé par les partisans des Jets de New York et qu’il a ensuite été rejeté par plusieurs équipes durant son parcours, qui aurait pensé qu’il remporterait le Super Bowl avant Josh Allen, Lamar Jackson et Baker Mayfield qui ont également été repêchés en 2018?

La résilience a rapporté alors que Darnold a savouré ce titre après des arrêts avec les Jets, les Panthers, les 49ers et les Vikings.

Les Seahawks et leur jeune entraîneur-chef de 38 ans, Mike Macdonald, ont cru en Darnold et ils ont surtout confondu tous les sceptiques à son endroit. Quant à Darnold, il a écrit la plus belle histoire de la saison 2025.

À 28 ans, Darnold n’a pas eu à orchestrer cette victoire, mais il a été assez prudent et intelligent dans ses décisions pour limiter les revirements qui avaient été sa faiblesse cette saison.

Ce n’était pas volé du tout quand Darnold a pu ressentir le bonheur de compléter une passe de touché à Barner.

Kenneth Walker se paie les Patriots

Durant la saison morte, les Patriots avaient investi plus de 360 millions pour regarnir l’équipe. L’une des priorités avait été la ligne défensive qui avait excellé avant le match ultime.

Mais cette unité n’avait pas affronté un rival de la trempe de Kenneth Walker en éliminatoires. Le porteur de ballon des Seahawks a poursuivi sur sa sublime lancée avec des gains de plus de 130 verges.

Ce résultat risque de hanter Vrabel pendant plusieurs semaines en tant qu’ancien secondeur.

On doit également ajouter que la domination des Seahawks donne raison à ceux qui insistaient sur le fait que les Patriots avaient bénéficié d’un calendrier facile et que le chemin s’était ouvert pour eux en éliminatoires.

Une chance que Gonzalez a freiné Smith-Njigba

Malgré tout le talent du receveur Jaxon Smith-Njigba, on avait cru bon exposer, cette semaine, que le demi de coin Christian Gonzalez semblait plus que prêt à le contenir.

S’il a obtenu de l’aide de quelques coéquipiers, comme Carlton Davis et Marcus Jones, Gonzalez a été impérial face au joueur offensif par excellence de la saison.

On retiendra particulièrement le jeu sur lequel il a contré une passe de touché pour JSN en fin de première demie. Sans cette intervention, les Pats auraient accusé un retard de 16 points pendant le spectacle, au message pertinent, de Bad Bunny.

En somme, Smith-Njigba n’a accumulé que 24 verges sur trois attrapés alors qu’il a été visé neuf fois.

Au troisième quart, il a quitté la rencontre pendant quelques séquences en raison d’un inconfort à une jambe.

Mack Hollins a voulu raviver les Patriots

Au dernier quart, le vétéran receveur Mack Hollins a capté une passe de touché de 35 verges. Hollins a été récompensé alors qu’il a exercé un rôle majeur dans la dynamique animée des Patriots cette année.

En 11 participations au Super Bowl, les Patriots n’avaient jamais marqué moins de 10 points. C’était survenu dans un revers de 46-10, en janvier 1986, face aux Bears. Ils ont sauvé la mise dans les derniers instants du quatrième quart grâce à Stevenson.

La bonne nouvelle pour les Patriots, c’est que Maye n’est âgé que de 23 ans et que sa ligne offensive devrait progresser.

Terminons en plaisantant. L’un des meilleurs jeux des Patriots est survenu quand Kyle Williams a stoppé un partisan qui s’était faufilé sur le terrain et qui avait déjoué les gardiens de sécurité avec sa vitesse.