Coupe des Présidents
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Un geste d’une immense classe de Scottie Scheffler

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Scottie Scheffler a fait ses preuves : il est le meilleur joueur au monde.

Mais dimanche, lors de la dernière session de la Coupe des Présidents, Scheffler a aussi montré qu’il était aussi une personne d’exception.

Ce qui a retenu l’attention dimanche, c’est bien sûr la remontée des Américains pour remporter la Coupe des Présidents grâce à un rendement de 9-2-1 lors des matchs de simple.

Scheffler n’a jamais été inquiété dans son affrontement contre Nico Echavarria, en route vers une victoire de 2&1.

Mais dans l’ombre, Scheffler a posé un superbe geste dans son duel contre Echavarria.

Au 14e trou, le Colombien était en retard par trois trous face à Scheffler et il ne faisait que lutter pour sa survie dans un environnement hostile, alors que les partisans américains encourageaient sans retenue le favori local.

Lors de son élan arrière sur son coup de départ, un partisan américain a crié « Go Scottie! », ce qui a visiblement dérangé Echavarria dans son élan. Echavarria a ainsi envoyé sa balle complètement dans la droite et il a immédiatement lâché son bâton en regardant le partisan mécontent.

Si Echavarria a été dérangé par ce moment, Scheffler a aussi démontré son mécontentement et il a averti les partisans « qu’il n’y a pas de place pour ce genre de comportement ».

Le trou d’Echavarria a ultimement été catastrophique dans un moment clé et son troisième coup s’est arrêté hors du vert, à 32 pieds du fanion.

Et c’est là que la grande classe de Scheffler est ressortie.

Une fois la normale acquise, Scheffler a concédé le roulé de 32 pieds à Echavarria pour la normale également, afin que le Colombien ne soit pas désavantagé par le comportement des partisans.

Le no 1 mondial a donc conservé une avance de trois trous, plutôt que d’augmenter son avance à quatre trous.

« Nous avons le no 1 mondial qui est aussi un homme d’une grande classe. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me concède ce coup », a souligné Echavarria.

Le Colombien a réduit l’écart à deux trous au 16e fanion, grâce à une approche au fond de la coupe, avant de finalement s’incliner officiellement au 17e trou.

Après la compétition, Scheffler n’a pas voulu qualifier son geste comme une action noble. Il semblait plutôt prôner que c’était la seule chose logique à faire.

« Il n’y a pas de place pour ce genre de comportements. J’étais très frustré. C’était une grosse distraction, je pense pour moi, parce que nous compétitionnons si fort pour nous placer dans ces moments », a raconté Scheffler.

« Quand les partisans décident d’impacter le tournoi, disons-le ainsi, je pense qu’il doit y avoir une forme de respect. On devrait avoir, je pense, une trentaine de secondes dans notre routine pour frapper une balle où les partisans sont complètement silencieux. »

« Ce n’était pas correct. Il n’aurait jamais frappé un coup aussi mauvais je pense, si un partisan n’avait pas crié dans son élan. Je ne veux pas en parler davantage. »