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Alex Newhook, plus important que jamais pour le CH

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COLLABORATION SPÉCIALE

Mis sous contrat dans la même semaine marquée par les nouvelles ententes de Zachary Bolduc et Arber Xhekaj, l’acquisition de Chris Kreider, et l’annonce de la blessure de Kaiden Guhle, la prolongation de contrat d’Alex Newhook est passée quelque peu sous le radar à Montréal. Il est maintenant sous contrat jusqu’en 2031 à 5,55 millions $ par année, avec un contrat qui expire en même temps que celui de Cole Caufield.

L’an dernier, Newhook se dirigeait facilement vers la meilleure saison de sa carrière avant de subir une fracture de la cheville en novembre qui lui a coûté quatre mois d’action. Il est revenu en force après la pause olympique et a terminé avec 13 buts et 25 points en 42 matchs, soit un rythme de 26 buts et 50 points sur une saison complète, qui compte maintenant 84 matchs.

La game dans la game - épisode 1 (avec Martin St-Louis) Pour ce premier épisode du balado hedomadaire de Marc Denis, La game dans la game, ce dernier est entouré de Bruno Gervais et Martin Biron pour une longue discussion avec l'entraîneur-chef des Canadiens de Montréal, Martin St-Louis.

Cela aurait fait de lui l’attaquant le plus productif du CH derrière le top-4 de Suzuki, Caufield, Slafkovsky et Demidov, loin devant Oliver Kapanen, qui a eu cet honneur avec seulement 37 points. Il serait également deuxième chez le CH pour les buts à forces égales, un titre qui appartient encore une fois à Kapanen (20). Newhook a ensuite joué les héros en séries, avec les buts gagnants lors du match no 7 dans chacune des deux premières rondes. Il a d’ailleurs mené l’équipe avec sept buts, tous marqués à forces égales.

Et même si son taux de réussite de plus de 20 % va inévitablement chuter, Newhook jouera un rôle plus important que jamais pour une équipe qui a fait très peu de changements à sa formation depuis l’an dernier.

Un joueur nord-sud sur une équipe est-ouest

L’an dernier, Montréal a décoché un tir vers le filet toutes les 3,7 passes tentées en zone offensive en moyenne, ce qui constitue le quatrième ratio le plus généreux de la LNH, aussi connu sous le nom de « Enweille, Tire! »-ô-Mètre™. On adore faire la passe de plus pour tenter de trouver le jeu parfait, surtout parmi le top-5. Ça a mené à plusieurs buts impressionnants, mais aussi à une foule d’opportunités qui se sont terminées sans même un tir décoché vers le gardien.

Newhook apporte un style de jeu beaucoup plus direct. Sa vitesse peut donner des problèmes à bien des équipes en zone neutre et, une fois en zone adverse, il n’hésite pas à prendre ses opportunités quand elles se présentent. Et plus important encore, son « Enweille, Tire! »-ô-Mètre™ était étincelant en séries, avec à peine 1,5 passe en zone offensive par tir tenté. À cinq contre cinq, il s’est aussi classé deuxième avec 28 chances de marquer et troisième avec sept chances en entrée de zone lors du tournoi printanier. C’est exactement le genre de support dont le CH a besoin pour enlever de la pression au premier trio ou prendre le relai lorsque les membres de cette première unité connaissent un match difficile.

Tout peut encore changer d’ici le début du match contre Toronto, mais avant sa promotion soudaine sur le deuxième trio à l’entraînement lundi en raison de l’absence d’Oliver Kapanen, Newhook semblait être jumelé sur un trio régulier avec Bolduc et Texier, une unité qui m’intéresse beaucoup. La vitesse de Newhook, la ténacité et le tir de Bolduc, et le talent de Texier avec la rondelle pourraient faire des étincelles rapidement et apporter l’attaque secondaire qui manquait derrière les gros noms l’an dernier. Pour que ce plan fonctionne, il faut évidemment que Newhook montre qu’il peut rester au centre, lui qui a souvent joué à l’aile depuis son acquisition. Heureusement, il a montré des signes encourageants dans le cercle des mises en jeu l’an dernier. Une promotion sur le deuxième trio pour le match d’ouverture voudrait dire du temps de glace avec Demidov et Slafkovsky, ce qui serait une opportunité en or pour Newhook.

À 47,5 % de réussite, un sommet personnel, Newhook n’est peut-être pas la réincarnation de Yanic Perreault, mais il n’a pas besoin de l’être s’il peut faire les jeux explosifs qu’il nous a montrés en séries. Phillip Danault comme mentor ne doit pas faire de mal non plus. Garder Newhook au centre donne à Martin St-Louis l’option, s’il n’y a pas d’absent, de déployer Danault et Evans, un gaucher et un droitier, sur un même quatrième trio, pour toujours avoir un joueur de son côté fort pour la mise en jeu, un avantage notable pour un trio défensif. Il demeure aussi une option sur le deuxième trio si Kapanen est victime de la guigne de la deuxième année ou comme dans le cas présent, s’il est tenu à l’écart.

« On peut être un trio très dangereux » Alex Newhook est excité à l’idée de jouer au centre d’Ivan Demidov et Juraj Slafkovsky.

Bien que les succès de l’équipe vont encore majoritairement passer par le noyau que l’on connaît bien, Newhook est parfaitement positionné pour jouer la meilleure saison de sa carrière et offrir une source secondaire d’attaque qui manquait cruellement à l’équipe l’an dernier.