Les Canadiens de Montréal ont repris l’entraînement mercredi après avoir subi une défaite décevante face aux Hurricanes de la Caroline lors du match d’ouverture locale au Centre Bell la veille.
À mi-chemin dans l’entraînement, on a assisté à une scène inquiétante quand Samuel Montembeault s’est écroulé au sol en tentant de se mettre en style papillon. Le gardien s’est immédiatement dirigé vers le vestiaire sans mettre de poids sur sa jambe droite.
Au terme de l’entraînement, l’entraîneur-chef Martin St-Louis n’avait pas de détails à fournir sur l’état de santé de son gardien.
« J’ai vu la même chose que vous. Il est en train de se faire évaluer », s’est contenté de dire St-Louis.
Montembeault n’a pas participé aux trois premiers matchs du Canadien cette saison.
Pendant ce temps, Jakub Dobes a aidé l’équipe à compiler une fiche de 1-1-1. Il a maintenu une moyenne de 4,43 et un taux d’efficacité de ,857.
Si on s’attendait à ce que quelques changements soient apportés à la formation pour la visite des Predators de Nashville jeudi soir, il semble qu’Oliver Kapanen devra aussi patienter avant de donner ses premiers coups de patin dans un match cette saison.
L’attaquant finlandais brillait par son absence lors de la séance de patinage à Brossard. Selon l’organisation, il fait l’objet d’une évaluation quotidienne.
Kapanen avait raté la fin du camp d’entraînement, mais depuis, il avait participé à tous les entraînements des siens, sans toutefois voir d’action.
L’occasion de rebondir contre les Predators
Le Canadien accueillera les Predators de Nashville jeudi soir au Centre Bell. On s’attendait à ce que Montembeault effectue un premier départ lors de ce match. Il faudra maintenant attendre au moins jusqu’à jeudi matin afin de savoir si ce scénario est toujours envisageable.
Dobes n’est pas l’unique responsable des déboires défensifs du Canadien, loin de là. L’équipe « s’est tirée dans le pied » en deuxième période face aux Penguins de Pittsburgh, samedi, accordant quatre buts, en route vers un revers en prolongation de 6-5. Le Canadien a ensuite commis plusieurs revirements et perdu trop de batailles, selon St-Louis, lors d’une défaite de 6-4 contre les Hurricanes de la Caroline, mardi.
Le Canadien avait pourtant mis l’accent sur son jeu défensif durant son camp. St-Louis n’a pas paru amusé quand il a été interrogé sur les progrès dans ces ajustements.
« Nous sommes rendus où nous sommes et nous allons continuer d’essayer de nous améliorer », a-t-il dit sèchement.
Le défenseur Alexandre Carrier a été un peu plus réceptif lorsqu’il a été invité à parler des progrès de l’équipe dans son jeu défensif, même s’il n’a pas voulu immédiatement quantifier ces progrès.
« Je ne sais pas si je peux donner un chiffre exact! Mais honnêtement, ça va dans la bonne direction. Moi, personnellement, je me sens vraiment plus à l’aise avec les ajustements que nous avons faits, que ce soit en désavantage numérique ou à forces égales, a dit Carrier. C’est vraiment important, parce que pour gagner un championnat, il faut bien jouer défensivement lors de chaque match.
« Évidemment, nous pouvons encore nous améliorer, mais ça va dans la bonne direction. On va dire que nous sommes rendus à 60% », a-t-il conclu en riant.
Pendant que les joueurs continuent de mettre l’accent sur certains détails de leur jeu défensif, ils ont aussi rappelé que pour gagner plus de batailles pour la rondelle, tout partait de la bonne attitude.
« Il faut être affamé », a résumé l’attaquant Alex Newhook.
« Est-ce que vous en amenez juste assez pour gagner la bataille ou vous donnez le maximum?, a renchéri St-Louis. Si vous amenez chaque fois le maximum, la bonne attitude, l’énergie du désespoir, vous n’allez pas gagner chaque bataille, mais vous allez vous donner de meilleures chances de la gagner. »
Les joueurs du Canadien n’ont pas caché leur frustration après les défaites contre les Penguins et les Hurricanes. Ils étaient particulièrement déçus après la deuxième, puisqu’ils espéraient se racheter après avoir été éliminés en cinq matchs par les Hurricanes en finale de l’Est le printemps dernier.
St-Louis s’est toutefois dit encouragé par le fait que sa troupe parvient à corriger son jeu de plus en plus vite.
« Le groupe est honnête dans son évaluation et c’est ce qui l’aide à se réparer rapidement, a dit St-Louis. Je n’ai pas à expliquer ce qui n’a pas fonctionné. Les joueurs le savent.
« Notre maturité permet de nous corriger rapidement, plutôt que de voir tous les joueurs tenter des gros jeux. Nous n’avons pas besoin de quelque chose d’extraordinaire. Nous avons besoin de réussir des jeux ordinaires les uns après les autres afin de créer quelque chose d’extraordinaire », a-t-il conclu.