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Le CH n’a pas encore appris la leçon contre les Hurricanes

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MONTRÉAL – D’un côté, les Hurricanes de la Caroline se distinguent pour « déconnecter » leurs adversaires. De l’autre, les Canadiens de Montréal n’ont pas fini d’assimiler leur nouvelle approche défensive.

Après cette cinquième défaite consécutive contre les Hurricanes, Nick Suzuki a probablement fourni la réponse qui venait le plus du cœur.

« On devrait avoir appris étant donné tous nos affrontements contre eux. Cette équipe finit par te drainer mentalement avec la pression. Quand tu es coincé contre eux, ton cerveau finit par manquer d’oxygène, mais il faut trouver une manière de compléter un jeu sous pression. Parfois, ça se passait et d’autres fois, la rondelle se retrouvait dans notre but… », a commenté le capitaine.

L’entraîneur Martin St-Louis n’était pas ravi de l’exécution de son club, mais il a admis ceci.

« C’est une équipe qui peut te faire sentir déconnecter », a-t-il ciblé.

En théorie, la stratégie serait de simplifier les jeux – quitte à leur redonner la rondelle - et se tourner vers un échec-avant. Mais, en pratique, c’est plus complexe.

« Ils ont gagné la coupe Stanley. Ce n’est pas comme si vu qu’on avait les bonnes intentions, ils allaient nous laisser faire ce qu’on veut », a déclaré Mike Matheson.

Mais Suzuki avait, une fois de plus, les mots appropriés.

« On savait le style de match qu’ils voulaient jouer. Mais on est tombés dans leur piège en tentant des jeux alors qu’on pouvait seulement se débarrasser de la rondelle. Il faut être en mesure de se supporter et j’ai trouvé que l’écart était trop grand entre nos joueurs, surtout dans notre zone. Il faut être davantage sur la même longueur d’onde surtout contre cette équipe. »

« C’est l’une des forces des Hurricanes, ils couvrent toutes les options et finissent par forcer le porteur à commettre une erreur. Ils parviennent à faire un peu paniquer l’autre équipe », a reconnu Phillip Danault.

Le tout s’est traduit par de nombreux revirements du clan montréalais. Il aurait fallu que le CH compense par un niveau de compétition plus relevé que les visiteurs.

« Leur niveau de compétition, c’est probablement le meilleur de la LNH. On essaie de combler cet écart. Par moments, ça fonctionnait, mais pas de manière constante. Ce n’était pas qu’on ne voulait pas gagner, mais on doit encore élever le tout pour que ça devienne la norme », a souhaité St-Louis.

« Je trouve surtout qu’ils ont remporté plus de batailles. On doit mieux gérer la rondelle, il y a beaucoup de choses à corriger de notre part », a admis Noah Dobson qui n’a pas caché que sa prestation a été décevante.

Beaucoup de chemin défensif à faire

La pression des Hurricanes n’explique pas tout. Le Tricolore est parvenu à l’emporter à Toronto sans réussir un grand match, il a commis trop d’erreurs face aux Penguins dans un revers en prolongation et il a alloué six buts aux Hurricanes.

Bref, après trois matchs, le système défensif n’a pas atteint le niveau désiré.

« C’est sûr qu’il y a des choses qu’on veut faire de manière un peu différente, on essaie d’apprendre ces affaires-là. Donc ce ne sera pas toujours parfait, mais on doit mieux se débrouiller que ça », a répondu Matheson.

Le vétéran défenseur a, cependant, refusé de parler d’une tendance.

« Non. Cela dit, même si on avait gagné nos trois matchs, il y aurait des affaires à peaufiner. Il ne faut pas trop se laisser affecter, les résultats vont venir », a-t-il poursuivi.

« Il reste 81 matchs, on a fait du progrès, mais pas autant [qu’on le souhaiterait]. On a seulement joué trois matchs, on a encore beaucoup de chemin à faire », a conclu Danault.