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Bon pour le moral

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Un manque d'exécution, mais une attitude exemplaire

Un manque d'exécution, mais une attitude exemplaire

Malgré tout, une victoire bonne pour le moral... et le classement!

Malgré tout, une victoire bonne pour le moral... et le classement!

Les manchettes des experts

Les manchettes des experts

Un triomphe arraché malgré une exécution chancelante

Un triomphe arraché malgré une exécution chancelante

Le Canadien a disputé son pire match du voyage en Californie, samedi, à Los Angeles, mais contrairement aux rencontres disputées à San Jose et Anaheim, il l’a gagné.

Il a battu (4-3) des Kings de Los Angeles qui, à défaut de s’être approchés à un point du Kraken de Seattle et d’une place en séries, peuvent se targuer d’avoir été, et de loin, la meilleure des deux équipes sur la patinoire. D’avoir été l’équipe qui a le mieux joué.

Mince consolation, mais consolation quand même!

Comment diable le Canadien a pu survivre à une première période aussi moribonde au cours de laquelle il a été dominé 16-1 au chapitre des tirs au but? Comment a-t-il fait pour revenir de l’arrière en fin de troisième période, à s’offrir une avance et ne pas la gaspiller en résistant aux poussées des Kings qui avaient rappelé Darcy Kuemper au banc à la faveur d’un sixième patineur?

Tout ça en jouant un mauvais match de hockey?

Parce que le hockey est loin d’être une science exacte.

Sans Dobeš, point de salut

Mais aussi, mais surtout, parce que Jakub Dobeš a fait plus que sa part dans cette victoire.

Ses 15 arrêts en première période, dont neuf effectués au cours des trois attaques massives des Kings au premier tiers, ont gardé le Canadien dans le match. En fait, ils ont empêché les Kings de s’envoler vers une victoire facile.

Dobeš a été solide en première. Il a aussi réalisé des arrêts importants en période médiane et au dernier tiers. Ses arrêts en troisième période ont suivi un vilain but accordé en fin de deuxième. Sur un tir d’un angle très fermé décoché par Scott Laughton – acquis vendredi des Maple Leafs de Toronto en retour d’un choix de troisième ronde qui deviendra un choix de deuxième tour si les Kings accèdent aux séries – il a lui-même fait dévier la rondelle au fond du filet.

Malgré ce but qui l’a fait mal paraître, Dobeš est revenu en forme et concentré pour la dernière période. Une bonne nouvelle pour le Canadien qui aura besoin d’un Dobeš solide et confiant pour confirmer sa place en séries et faire plus qu’un simple acte de présence au premier tour éliminatoire. Et même au deuxième, voire au troisième et pourquoi pas en grande finale!

Pour une raison que j’ignore, les collègues de Los Angeles ont préféré Juraj Slafkovský et Nick Suzuki à titre de représentants du Canadien dans la sélection des trois étoiles.

Bon!

Slafkovský a joué un rôle de premier plan dans la victoire avec ses deux buts. Deux beaux buts. Le premier en se détachant de Scott Laughton qui tentait de le marquer pour ensuite décocher un très bon tir de l’enclave. Le genre de but que marquent les ailiers de puissance. Le genre de but que Slafkovský doit marquer pour aider la cause du Canadien. Le genre de but qui lui permettra de se hisser au sein de l’élite de la LNH s’il en marque plusieurs du même genre chaque année.

Slafkovský a aussi nivelé les chances (3-3) en fin de troisième avec un puissant, et précis, tir frappé sur réception d’une passe de Lane Hutson pendant une attaque massive accordée au Canadien. Sa première et seule de la rencontre.

Slafkovský, encore lui, a ensuite préparé le but qui a permis à Nick Suzuki de propulser son équipe vers la victoire 49 secondes plus tard.

Car oui, encore samedi, le Canadien a trouvé une façon de marquer des buts en rafales. Ce qu’il avait fait vendredi à Anaheim pour transformer un recul de 2-4 en avance de 5-4 en fin de troisième.

Ses deux buts et une mention d’aide pourraient justifier la sélection de Slafkovský à titre de première étoile devant Jakub Dobeš. Sauf que le grand Slovaque et ses coéquipiers n’auraient jamais eu cette chance de revenir dans la rencontre sans la performance du gardien au premier tiers, et lors des deux suivants.

Et s’il est vrai que le capitaine a inscrit un très beau but pour donner la victoire avec son 21e de la saison, Suzuki, comme le reste de l’équipe, a été très ordinaire défensivement alors que les Kings ont finement haché le Tricolore avec un échec avant soutenu contre lequel le Canadien n’a jamais été capable de s’échapper.

Visite libre en zone du CH

C’est sur ce plan que les joueurs de Martin St-Louis en ont le plus arraché samedi soir. Non seulement étaient-ils plus lents que leurs adversaires sur la patinoire, mais ils ont passé de grands pans de la rencontre à ouvrir toute grande la zone défensive en invitant les Kings à prendre d’assaut la cage défendue par Dobeš.

Il ne manquait qu’une pancarte confirmant une visite libre entre 19 h et 21 h 30…

Les Kings n’ont pas seulement dominé les tirs cadrés 37-23, ils ont dominé les tirs décochés 84-44. Cette domination confirme un contrôle de la rondelle beaucoup plus efficace et abondant que celui du Canadien. Et comme si ce n’était pas suffisant, les Kings qui ont presque doublé le Canadien au chapitre des tirs décochés ont aussi dominé 32-21 les mises en échec.

Des coups d’épaules qui ont déstabilisé plusieurs fois les joueurs du Tricolore, surtout les défenseurs, permettant à Los Angeles de trôner sur la patinoire.

Malgré la défaite

Entouré de journalistes après la victoire du Canadien, Martin St-Louis s’est rendu à l’évidence en confirmant que l’équipe qui avait le mieux joué n’avait pas gagné.

Mais après la contre-performance de Dobeš qui a miné les chances de victoire du Canadien, mardi dernier, à San Jose, après le point gaspillé en fin de match vendredi à Anaheim, l’entraîneur-chef du Tricolore a insisté sur le fait que la victoire arrachée aux Kings était bonne pour le moral.

Et c’est tout à fait vrai

Les repas et le vin que les joueurs du Canadien se sont offerts dans un ou de chics restaurants de Los Angeles étaient bien meilleurs après ce gain qu’après un revers… aussi mérité était-il.

Après un samedi soir bien plus festif dans la victoire que la défaite, la longue envolée vers Montréal sera plus agréable dimanche.

Dans le vestiaire lundi, Martin St-Louis devra revenir sur tous les aspects négatifs du match de samedi. Et ils sont nombreux. Car bien qu’ils aient gagné samedi malgré une performance nettement insuffisante, les joueurs du Tricolore devront éviter de pareil manque de combativité et laxisme dans leur manière de respecter les directives offensives et défensives du coach s’ils veulent rivaliser avec les Maple Leafs qui feront escale au Centre Bell, mardi, et les Sénateurs à qui le Canadien rendra visite le lendemain dans une autre séquence de deux matchs en deux soirs.

Bon dimanche!