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Bondir vers l’avant, pas vers l’arrière

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Sabres 8 – Canadiens 3

Sabres 8 – Canadiens 3

Le 2e de Quinn chasse Dobes du match

Le 2e de Quinn chasse Dobes du match

Veleno frappé à la tête; un 4e but sans riposte des Sabres

Veleno frappé à la tête; un 4e but sans riposte des Sabres

Jack Quinn place Buffalo en avant avec son 1er des séries

Jack Quinn place Buffalo en avant avec son 1er des séries

Tir sur réception fracassant d'Ivan Demidov

Tir sur réception fracassant d'Ivan Demidov

Dobes dit sa façon de penser à Dahlin

Dobes dit sa façon de penser à Dahlin

MONTRÉAL - La meilleure façon de ne pas perdre le septième et décisif match d’une série quatre de sept est d’éviter de donner l’occasion à ton adversaire de pousser la série à la limite.

C’est exactement ce que le Canadien était en voie de faire, samedi soir, alors qu’il a marqué trois fois sur ses quatre premiers tirs pour transformer un recul de 0-1 en avance de 3-1.

Une avance qui n’était pas vraiment méritée, car les Sabres ont été meilleures que le Canadien au premier tiers, même si le score prétendait le contraire.

Une avance qui n’a pas tenu, parce que les bons moments du Canadien se sont limités à cette séquence au cours de laquelle le Tricolore a marqué trois fois. Où à peu près… Car oui, les Sabres de Buffalo ont disputé une bien meilleure partie que le Canadien. À tous les points de vue.

Mais ce n’est pas grave. Car le match décisif, c’est à Buffalo et non à Montréal qu’il sera disputé. Remarquez que Lindy Ruff a lancé à la blague que son équipe était en pourparlers avec les autorités de la LNH pour que les deux équipes se croisent à nouveau au Centre Bell lundi soir.

C’était une boutade, bien sûr, mais quand on regarde à quel point le Canadien et les Sabres se moquent de l’avantage de la patinoire qui devrait favoriser leurs adversaires depuis le début des séries, on peut comprendre Ruff d’avoir laissé poindre cette éventualité.

Les Sabres ont gagné cinq des six parties disputées en territoire ennemi, dont deux aux dépens du Tricolore. Le Canadien a gagné cinq des sept matchs joués à l’étranger. Dont le septième et dernier match de la première ronde qu’ils ont gagné aux dépens du Lightning, à Tampa, pour être propulsés en deuxième ronde.

Est-ce que l’expérience acquise en première ronde servira la cause de l’équipe de Martin St-Louis ?

La réponse viendra lundi.

Mais Martin St-Louis, particulièrement détendu malgré le revers de son équipe qui fera face à l’élimination lundi, s’est permis une leçon de physique à l’endroit des journalistes.

« On a prouvé que nous sommes capables de revenir en force après des défaites. De rebondir vers l’avant et non de revenir de l’arrière », a-t-il lancé.

Quand on lui a demandé quelle différence il accordait entre l’expression anglophone «Bounce Forward» qu’il a utilisée plutôt que l’expression consacrée «Bounce Back», St-Louis a répondu : « J’aime mieux rebondir vers l’avant que revenir de l’arrière. C’est physique », a-t-il lancé, visiblement fier de son coup.

Les manchettes des experts Les manchettes des experts au terme de la cuisante défaite des Canadiens dans le match no 6 face aux Sabres.

Lyon chassé, Dobes aussi!

Mais peu importe la fiche ô combien encourageante du Canadien sur la route et ô combien décourageante (2 victoires, 4 revers) des Sabres à domicile, il faudra que le Canadien soit meilleur, à Buffalo, qu’il ne l’a été devant ses partisans samedi.

Globalement, le Canadien a été mauvais. C’est aussi simple que ça.

Après la générosité débordante d’Alex Lyon – Arber Xhekaj l’a déjoué d’un tir anodin de la ligne bleue, Ivan Demidov d’un tir puissant et précis sur réception d’une passe de Lane Hutson lors d’une attaque massive et Jake Evans avec un tir faible en désavantage numérique – Ukko-Pekka Luukkonen a blanchi le Canadien.

Oui, « UPL » a été bon. Il a réalisé quelques bons arrêts. Mais le Canadien est loin de l’avoir mitraillé comme le confirment les 17 tirs qu’il a stoppés. Comme le confirment aussi le nombre nettement insuffisant de tirs de grande qualité sur les 17 qu’il a affrontés.

« Alex ne voyait pas la rondelle », a convenu l’entraîneur-chef Lindy Ruff qui est loin d’avoir affiché la même patience que Martin St-Louis jeudi. Fort des conseils de l’entraîneur des gardiens Marco Marciano, St-Louis a gardé Dobes devant le filet malgré les trois buts rapides des Sabres en première. Une décision que Dobes a récompensée en guidant ses coéquipiers vers la victoire.

Mais parce que Lyon était simplement le moins mauvais gardien des Sabres depuis le début de la série face au Canadien, Ruff n’avait aucune raison d’être patient. Surtout dans un match qui pouvait envoyer son équipe en vacances.

Et la patience de St-Louis à l’endroit de Jakub Dobes a atteint sa limite samedi soir. Dobes a été victime de six buts sur les 33 tirs affrontés. Ces six buts justifiaient son retrait. Il aurait d’ailleurs été bien mal avisé de le laisser se faire poivrer encore et encore pour ainsi mettre plus en péril sa confiance en vue du match ultime qui sera disputé lundi soir.

Mais comme le reste de son équipe, Dobes ne l’avait pas samedi soir. Il a été très faible sur le premier but de Jack Quinn : un tir de la ligne bleue qu’il a pu suivre du moment qu’il a été décoché jusqu’à celui où il est passé à côté de sa mitaine. Il n’a pas été fort sur le but de Jason Zucker qui a glissé la rondelle entre ses jambières. Il a été incapable de contenir une rondelle qui a glissé derrière lui avant d’être poussée dans une cage déserte par Zach Benson.

Au-delà de ces trois buts, l’instabilité affichée par Dobes devant sa cage confirmait sa soirée difficile. On a revu le Dobes du mois de novembre qui exagérait ses glissades vers la gauche et la droite. Qui se sortait du jeu au lieu de se dresser devant l’ennemi.

Comme ses coéquipiers, Dobes ne pourra qu’être meilleur lundi soir. Ce qui devrait être une source d’encouragement pour les partisans du Canadien qui se demandaient, en quittant le Centre Bell par milliers avant même la fin de la rencontre, s’ils ne venaient pas d’assister à la dernière partie du Canadien cette saison…

Est-ce que les Sabres pourront être aussi bons qu’ils l’ont été samedi au Centre Bell ? À commencer par leur capitaine Rasmus Dahlin qui a marqué le premier but de la rencontre dès la 32e seconde de jeu avant d’ajouter quatre mentions d’aide.

Là aussi la réponse viendra lundi.

Pourquoi le CH n'a pas su se recadrer? Nos panélistes se demandent pourquoi les Canadiens n'ont pas su se ressaisir quand le tapis leur a glissé sous les pieds.

Questionné sur la performance de son capitaine, le gardien Ukko-Pekka Luukkonen lui a fait le plus grand des compliments. «Être un vrai leader, ce n’est pas seulement d’être capable de parler fort sur le banc. C’est aussi d’être en mesure de performer sur la patinoire. En se levant comme il vient de le faire dans un match potentiellement sans lendemain pour nous, il a prouvé quel genre de leader il est.»

Les yeux seront donc tournés vers Rasmus Dahlin lundi soir à Buffalo. Mais aussi sur Nick Suzuki, Cole Caufield, Lane Hutson et Juraj Slafkovsky qui a connu un autre match particulièrement difficile.

À défaut de pouvoir disputer ce match à Montréal, Lindy Ruff l’abordera probablement comme s’il était disputé en territoire ennemie. Il a convenu qu’il pourrait regrouper son équipe dans un hôtel de Buffalo. Il a aussi convenu qu’il pourrait garder son équipe loin de la patinoire, dimanche et encore lundi matin. Une stratégie qu’il a adoptée avant le match six. Une stratégie qui lui a souri.

« Mais peu importe ce qu’on fera, le message sera le même qu’avant la partie de ce soir : ce qu’on a fait cette saison ne compte plus. Comme la première ronde face aux Bruins. Comme les cinq premiers matchs contre le Canadien, comme les six maintenant. C’est le septième match qui comptera et rien d’autre. »