Suivez le match préparatoire au Centre Bell entre les Sénateurs et les Canadiens, samedi soir dès 19 heures, sur les ondes de RDS et au RDS.ca.
BROSSARD – « Chris Kreider est l’une des meilleures personnes que j’ai rencontrées. À New York, mon garçon avait environ huit ans et il voulait toujours jouer au mini hockey dans le vestiaire ou aller sur la glace. Un seul joueur acceptait toujours et c’était Kreider. »
Cette anecdote révélatrice a été racontée par Martin Biron, la semaine dernière à l’émission Le 5 à 7. Jeudi, quand on a vu Kreider se taquiner sur la patinoire avec Cole Caufield et Juraj Slafkovsky, on avait l’impression qu’il était replongé dans sa jeune vingtaine.
Bien sûr, Kreider n’a plus 21 ans comme à sa première saison avec les Rangers. Il est plutôt le plus vieux joueur chez le Tricolore, mais il a conservé le même plaisir à jouer au hockey.
« Je me souviens que j’étais l’un des seuls jeunes dans une équipe remplie de joueurs dans la trentaine. Et là, c’est l’inverse à Montréal, je suis presque le seul dans la trentaine. C’est un groupe plaisant et énergique. J’ai essayé de conserver la même approche durant toute ma carrière, je suis reconnaissant de pouvoir jouer dans la LNH. Je ne tiens pas ça pour acquis », a commenté Kreider à ce sujet.
Pour vous donner une idée de la classe de Kreider, il a un peu exagéré. Car chez les Rangers en 2012-2013 et 2013-2014, l’équipe comptait sur quelques autres jeunes.
En se joignant aux Canadiens, le grand gaucher est justement venu combler un besoin du côté de l’expérience. De toute évidence, ses nouveaux coéquipiers sont heureux de cet ajout.
« Ils sont très accueillants, la transition a été plus facile », a noté Kreider qui sonnait parfois gêné alors qu’il jouait avec les pièces de monnaie dans sa poche.
Après plus d’une décennie dans la ville effervescente de New York, Kreider a goûté au côté paisible d’Anaheim durant une saison avec les Ducks. Le voilà de retour dans un marché bouillonnant.
« À New York, Martin (St-Louis) disait qu’il se fichait de la pression extérieure parce qu’il s’en imposait déjà beaucoup sur les épaules. J’ai vécu les différentes réalités et je me suis imposé des standards élevés donc ça ne m’inquiète pas », a exposé Kreider avec pertinence.
Quant à la réalité médiatique, Kreider a déjà vu neiger.
« Ça ne devrait pas trop influencer mon quotidien outre le fait que je parle à quelques journalistes de plus que l’an dernier. L’important, c’est d’accomplir son boulot », a noté l’auteur de 632 points en 958 matchs.
Le 6 octobre, l’attaquant originaire du Massachusetts savourera l’excitation d’un premier match régulier dans l’uniforme du CH au Centre Bell.
« Le premier match préparatoire était merveilleux, je ne peux à peine imaginer le vrai début et tant de gens se déplacent pour nos entraînements, c’est cool. Ils aiment leur équipe, c’est de la passion et de la fierté. »
St-Louis est plus détendu qu’à son époque de joueur
Évidemment, la présence de St-Louis aux commandes de l’équipe a représenté un facteur considérable dans la décision de Kreider de signer à Montréal.
Kreider a même déjà appelé St-Louis pour qu’il agisse comme son « entraîneur » durant la saison estivale. Aujourd’hui, il s’habitue à se faire diriger par son ami qu’il continue d’appeler « Marty ».
Le numéro 22 du CH a fait rire les journalistes en racontant que St-Louis est, ironiquement, plus détendu dans son approche avec les autres qu’à son époque de joueur.
« J’ai plutôt la même impression puisque je le voyais déjà comme un entraîneur à l’époque et voilà que c’est son emploi aujourd’hui. Il est même probablement un peu plus détendu désormais avec ses joueurs. Il est très compétitif, prêt à tout accomplir pour gagner », a confié Kreider.
St-Louis n’est pas gêné de dire qu’il n’était pas toujours reposant avec ses coéquipiers, il exigeait l’effort maximal de leur part.





