Ne manquez pas le passage de Kent Hughes à l’Antichambre ce soir, dès 19 h, sur RDS et sur le RDS.ca.
Pour une rare fois depuis l’arrivée en poste de Kent Hughes avec les Canadiens de Montréal, le directeur général a été critiqué par plusieurs partisans cet été pour son inaction.
Hughes avait habitué les fanatiques aux transactions importantes et son été semblait relativement calme jusque-là, mis à part l’excellente prolongation de contrat octroyée à Ivan Demidov le 1er juillet.
Puis les mouvements se sont enchaînés.
Kirby Dach, Zachary Bolduc et Arber Xhekaj ont signé de nouveaux contrats.
Martin St-Louis, Alex Newhook et Jakub Dobes ont accepté des prolongations de contrat.
Et Chris Kreider a été mis sous contrat en fin d’été pour amener du renfort sur le top-6 de l’équipe.
Ce qui a semblé être un été au ralenti s’est rapidement transformé en un été productif qui a permis au CH de mettre les bases sur l’avenir de l’équipe à long terme.
« On commence l’été en voulant accomplir tellement de choses. Je commence l’été en espérant qu’on va faire tout ce dont on a besoin. On est contents, mais il y a des choses qu’on aurait voulu accomplir de plus et qu’on n’a pas faites », a confié le directeur général jeudi, de passage dans les studios de l’Antichambre.
Tous les joueurs du noyau de l’équipe sont maintenant sous contrat au moins jusqu’en 2030 et la structure salariale de Montréal est vantée aux quatre coins de la LNH.
À une époque où les jeunes vedettes du circuit acceptent des contrats dont le salaire annuel peut varier entre 13 et 19 M$, Hughes a réussi à respecter une échelle salariale et aucun joueur de l’équipe n’a franchi la barre des 10 M$.
Pas même Ivan Demidov ou Lane Hutson, les deux joyaux de l’équipe.
« Je pense qu’on a été chanceux, on a été un peu en avance sur les changements dans le marché, a lancé Hughes avec humilité. Ça nous inquiétait donc on a réglé nos affaires plus tôt que tard pour éviter les changements dans le marché. Mais plus qu’autre chose, je crois que nos joueurs prennent les décisions pour nous permettre de construire l’équipe la plus profonde et la plus talentueuse possible pour leur donner une chance de gagner. »
« Je pense que la journée qu’on va gagner la Coupe Stanley, si on est assez chanceux, ce sera la journée où je pourrai dire qu’on est rendus. »
— Kent Hughes
Un heureux casse-tête
Les dernières années de travail ont permis au CH de renflouer sa banque d’espoir, mais aussi de greffer beaucoup de talent à l’équipe.
Résultat? Le Tricolore se retrouve maintenant avec trop de joueurs pouvant évoluer dans la LNH et de dures décisions doivent être prises.
Avec plusieurs vétérans déjà en poste et des recrues qui cognent aux portes de la LNH, les dirigeants des Canadiens se retrouvent avec un beau problème entre les mains.
« J’ai toujours pensé qu’avoir des options était une bonne chose, pas quelque chose de négatif. Quand il y a 14-15 joueurs qui peuvent jouer à l’attaque ou 8-9 joueurs à la défense, il va y avoir des joueurs déçus d’un match à l’autre. J’aime plus ça que le contraire. »
Depuis le début du camp d’entraînement, Florian Xhekaj et David Reinbacher sont sans doute les deux jeunes joueurs qui retiennent le plus d’attention.
Xhekaj comble assurément un besoin de robustesse au sein de la formation, mais le surplus de joueurs l’oblige à forcer la main des dirigeants.
Dans le cas de Reinbacher, il est vu par plusieurs comme un potentiel partenaire de jeu de Lane Hutson. Le droitier pourrait profiter de l’absence de Kaiden Guhle en début de saison pour se mériter une audition dans la LNH.
« Florian et David ont connu de bons camps, Adam Engstrom et Owen Beck aussi. Il y a des décisions, que ce soit en fin de semaine ou pendant l’automne. La réalité est que les joueurs deviennent tous admissibles au ballottage à un moment. On ne peut pas les garder indéfiniment. On a des décisions à venir. »
— Kent Hughes
Hughes a d’ailleurs estimé que le nouveau format de camp d’entraînement compliquait peut-être le travail des dirigeants. Par le passé, le nombre de matchs préparatoires élevés permettait de réellement tester les jeunes joueurs en fin de camp contre des adversaires dont les formations étaient quasi complètes.
« Les décisions ne sont pas prises en fin de semaine pour l’année, ce n’est pas le hockey mineur », a averti Hughes, pour rappeler qu’on pourrait faire appel à un joueur pendant l’automne même s’il ne fait pas l’équipe pour l’ouverture le 29 septembre.
Et quant à la situation des gardiens, Hughes a déjà été clair qu’il ne souhaitait pas avoir trois gardiens qui se partagent le filet.
Mais il a tout de même apporté une belle nuance.
« On n’a pas vraiment eu trois gardiens qui jouaient l’an dernier. On en avait deux à la fois et je m’attends à ce que ce soit la même chose cette année. Je ne m’attends pas à ce que trois gardiens partagent le filet, mais ça ne veut pas dire que ce ne sont pas trois gardiens qui vont jouer pour les Canadiens pendant l’année. »




