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Pour St-Louis, les réponses viendront d’elles-mêmes

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BROSSARD – Un camp d’entraînement, ça fournit des indices, mais ça ne procure pas toutes les réponses et Martin St-Louis l’a compris.

Chaque nuit, l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal pourrait bien remanier ses trios en attaque et ses duos en défense. Il ne serait pas gagnant d’y perdre son sommeil puisque ce sont ses joueurs, avec leurs prestations, qui finiront par le guider dans ses décisions.

« Ça ne me préoccupe pas d’avoir toutes mes réponses au premier match. Le camp peut te diriger vers une direction et les premiers matchs de la saison aussi. Je sais que j’ai de belles options, on va essayer de faire ce casse-tête et il change souvent », a exposé St-Louis.

« Les jeunes connaissent de bons camps » De passage à L'Antichambre, Kent Hughes discute des potentiels décisions à prendre en vue du début de la saison.

Jeudi, pendant un court match intra-équipe, la nouvelle mouture du premier trio – avec Chris Kreider qui complète Nick Suzuki et Cole Caufield – s’est bien débrouillée. Le portrait sera plus clair, samedi soir, avec la fin du calendrier préparatoire.

Quant à la deuxième unité, Ivan Demidov a obtenu une deuxième journée consécutive de traitements et le CH s’attend à ce qu’il patine vendredi. Ce trio avec Oliver Kapanen et Juraj Slafkovsky devrait être maintenu, au minimum, à court terme.

Une certaine stabilité a été observée pour le trio réunissant Zachary Bolduc, Alex Newhook et Alexandre Texier. Ce dernier était bien heureux de les retrouver.

« On a créé une chimie la saison passée, ça revient plus rapidement que si tu ne connais pas les autres joueurs », a convenu le Français.

Du même souffle, Texier a reconnu que la compétition qui s’est installée au camp d’entraînement était positive. En attaque, Florian Xhekaj et Owen Beck ont démontré une évolution alors qu’Alex Belzile et Samuel Poulin aimeraient être rapidement considérés pour un rappel.

« C’est très bon, tu n’es pas dans ta zone de confort et c’est ce qu’il faut. Dans tous les métiers du monde, et dans le sport, ce n’est souvent pas bon signe quand tu es dans ta zone de confort. Quand tu ne l’es pas, tu es à ton meilleur. On réalise que personne ne l’est et ça nous pousse à être meilleurs dans chaque pratique et chaque match », a mentionné Texier.

Très lucide, Beck n’avait pas besoin d’un dessin. Il a réalisé que son histoire semble se répéter depuis quelques années. Il est habitué d’être cédé au Rocket de Laval, mais il a appris à composer avec les épreuves.

« Ça fait quelques années que j’essaie d’exercer un impact. La situation se ressemble, mais je travaille sur mon jeu chaque jour en espérant m’établir dans la LNH éventuellement », a déclaré Beck.

« C’est un peu la même situation, année après année » Owen Beck se bat une fois de plus pour prouver qu'il est prêt à faire le saut à temps plein chez les Canadiens.

Aboutir dans le club-école, ce ne serait pas une tuile impossible à encaisser.

« Ça voudrait simplement dire que je dois encore travailler certains trucs et ça n’affecterait pas ma confiance. J’ai bâti cette confiance, j’ai découvert mon identité et je suis confiant par rapport à ce que je peux procurer », a soutenu Beck.

De toute évidence, St-Louis aurait été le dernier à dire que Beck serait étiqueté officiellement comme un joueur des ligues mineures.

« C’est loin d’être le cas avec Beck. Comme jeune athlète, tu ne peux pas laisser ça s’imprégner dans ta tête. Si tu jettes l’éponge, tu n’auras pas ce que tu veux. C’est difficile de jouer dans la LNH, c’est si compétitif, mais tu dois continuer de te battre », a cerné St-Louis qui s’est établi tardivement dans le circuit Bettman.

L’implication défensive de Caufield, l’ordinateur fascinant de Hutson

Les points d’interrogation ne sont pas nombreux au camp d’entraînement du CH. Ainsi, terminons avec deux réponses détenues par St-Louis.

La première concerne Cole Caufield et son talent de marqueur. Le petit numéro 13 est toujours autant souriant sur la patinoire et son niveau d’effort ne chute pas pendant un entraînement.

« Ce que j’aime, c’est son engagement, il essaie de progresser dans toutes autres facettes. Voilà ce qui me rassure comme entraîneur avec un buteur qui accorde de la valeur à tout le reste. Ce n’est pas naturel pour lui, il n’a pas grandi en effectuant ces détails. Oui, c’est important dans la LNH de compter des buts, mais si tu veux atteindre autre niveau comme équipe, tes meilleurs joueurs doivent avoir un engagement du côté défensif et c’est le cas avec Cole », a noté St-Louis.

Il est aussi facile de sentir qu’il est affamé de prouver qu’il parviendra à exceller aussi en séries.

« Ce n’était pas assez bon, j’ai fait ma job » Martin St-Louis a senti le besoin de ramener ses joueurs à l’ordre à l’entraînement jeudi.

L’autre réponse provient de Lane Hutson. Son « ordinateur » n’a vraisemblablement aucune difficulté à effectuer les mises à jour.

« Il comprend l’espace à sa disposition et il est très bon pour s’en créer quand elle n’existe pas. Il y a tellement de niveaux à son répertoire. Il parvient à nous fournir du temps pour retrouver un équilibre. Sur une séquence, il n’y a pas d’espace et, tout d’un coup, ça change. Le hockey n’est pas un sport de confrontation individuelle, mais il y a des moments à un contre un pour générer de l’espace et il est très bon pour y parvenir », a vanté St-Louis.

Le plus beau dans l’histoire, c’est que Hutson utilise toute son intelligence pour faire dérailler les plans offensifs de ses opposants plus imposants.

Bref, on voudrait tous un ordinateur comme le sien.