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Des éloges pour Suzy, Slaf et Marty avec une pensée pour Johnny

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Un exploit de Caufield dans un match d'une intensité digne des séries

Un exploit de Caufield dans un match d'une intensité digne des séries

50e but de Cole Caufield!

50e but de Cole Caufield!

« Ça se devait d'arriver au Centre Bell »

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Du 1er au 50e but, revivez l'exploit de Caufield

Du 1er au 50e but, revivez l'exploit de Caufield

« Je savais qu'on allait être tiré vers un bon match »

« Je savais qu'on allait être tiré vers un bon match »

« C'est spécial d'avoir vécu ça »

« C'est spécial d'avoir vécu ça »

MONTRÉAL – Cole Caufield est devenu un marqueur si redoutable qu’il a marqué sur plus de 20% de ses lancers cette saison. Tout ça, en s’établissant comme un joueur fiable défensivement et sans perdre son enthousiasme si contagieux pour le Canadien.

Caufield a dû patienter à sa quatrième partie pour atteindre ce plateau historique des 50 buts, mais il ne pouvait que conclure qu’il était destiné à marquer ce but au Centre Bell devant les partisans qui ont un si grand attachement envers lui.

« C’était fait pour que ça se produise ici », a confié Caufield qui s’est même excusé d’avoir tardé à réussir cet exploit.

« Désolé si ça m’a pris du temps et pour ceux qui ont payé beaucoup d’argent pour les billets. C’est un amphithéâtre si spécial, on ressent la passion des partisans tous les matchs », a-t-il ajouté.

D’ailleurs, notons que Caufield est le premier joueur du Canadien, depuis Pierre Larouche en 1980, à réussir ce 50e but à Montréal. Stéphane Richer l’a accompli deux fois sur les patinoires adverses.

Sans Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky à ses côtés, Caufield n’aurait pas été en mesure d’afficher une si grande évolution – de 37 à 50 buts – dans sa production et il les a remerciés plus d’une fois.

« Ils travaillent si fort, j’essaie juste de me libérer. On a déployé beaucoup de travail pour se rendre à ce niveau et c’est bien d’avoir cette récompense avec tout le travail abattu et qui n’est pas toujours reconnu », a précisé Caufield.

Transparent, le petit attaquant a reconnu que les derniers jours ont été éprouvants mentalement.

« Je ne vais pas mentir, j’étais très stressé, mais voilà ce qui rend cet endroit si spécial et pourquoi cette réussite est si cool pour moi et ma famille. J’ai cru que je n’y arriverais pas pendant quelques jours, ça m’a semblé durer une éternité », a confié l’Américain de 25 ans.

Caufield a alors réservé sa meilleure blague. Prouvant une fois de plus qu’il réplique aussi vite qu’avec son bâton, voici ce qu’il a répondu à un journaliste lui disant qu’il pouvait désormais passer à autre chose.

« Vous aussi! », a-t-il rigolé avec un fond de vérité.

Si les émotions ont immédiatement envahi le père de Caufield, l’entraîneur Martin St-Louis a également été ému par l’exploit de son protégé et ça s’explique facilement.

« Comme entraîneur, tu peux amener tes joueurs et ton équipe à un certain niveau, mais c’est à eux de faire le reste. Je ne peux pas marquer les 50 buts, mais je pouvais l’aider à devenir un bon joueur dans la LNH. Je suis fier de la manière dont il joue, il n’est pas juste un marqueur de 50 buts. Je suis encore plus fier de l’humain qu’il est. Cole aime ce qu’on bâtit et il est contagieux avec son enthousiasme », a témoigné St-Louis.

La quête de Caufield a confirmé ce que St-Louis ressentait.

« Je savais déjà comment notre groupe s’aime. Cole le voulait, mais bien des gars le voulaient plus pour lui », a-t-il noté.

Ce n’était pas la première fois, mais Caufield a profité de l’occasion pour vanter l’immense contribution de St-Louis dans sa progression.

« Je ne sais pas s’il y a une personne que je dois plus remercier que lui, j’ai tant de respect pour Martin. Il m’a donné des occasions, mais aussi de la confiance et il m’a appris à jouer de la bonne façon pour créer plus et avoir la rondelle dans de meilleurs endroits. Il dit toujours qu’il ne m’a pas montré comment marquer, mais il l’a fait », a remercié Caufield.

La semaine dernière, on discutait avec Tony Granato qui a dirigé Caufield pendant deux saisons à l’Université du Wisconsin. Granato avait entamé le travail poursuivi par St-Louis et les deux hommes ont eu la chance d’en discuter plus tôt cette saison à Chicago.

« Il faut qu’un joueur possède cette fondation, surtout de la manière dont le hockey se joue de nos jours. Tu ne peux pas juste scorer 50 buts sans exécuter le reste sur la patinoire. Tu dois convaincre les joueurs talentueux que cette partie est importante et Cole n’a pas été difficile à convaincre », a expliqué St-Louis.

Cet exploit doit soulever des regrets chez les équipes qui l’ont laissé glisser au 15e du repêchage en 2019. Mais Caufield ne voulait pas tomber dans l’amertume ou la vengeance.

« Je n’aurais pas voulu que ça se déroule autrement, je suis chanceux d’avoir abouti avec la bonne équipe. Je suis reconnaissant de tout ce que cette ville m’a donné », a insisté celui qui est très fier de rendre honneur à Johnny Gaudreau en portant désormais le numéro 13.

Lorsque ça fait 36 ans qu’une organisation aussi populaire que le Canadien a misé sur un marqueur de 50 buts, ça crée un engouement plutôt magique. Pensez à tous ces enfants et partisans qui n’avaient jamais savouré cet exploit.

« Tous ces joueurs étaient mes idoles, les Guy Lafleur, Stéphane Richer, Mats Naslund (qui a récolté plus de 100 points en 1986). On est tous fiers de cette équipe et quand des joueurs peuvent atteindre un tel plateau, ça amène beaucoup de positif pour les jeunes. Ça peut les pousser à travailler leur lancer et travailler leur jeu. C’est le fun pour nos fans », a conclu St-Louis.

On a déjà hâte au jour qu’un futur joueur du Canadien marquera 50 buts en disant qu’il a été inspiré par Caufield durant sa jeunesse.