MONTRÉAL – Cole Caufield a écrit une grande page d’histoire du Canadien de Montréal en inscrivant son 50e but face au Lightning de Tampa Bay dans un gain de 2 à 1 très physique qui laissera des traces si ces deux clubs se croisent en séries.
Voici nos observations de ce match fort en divertissement qui procure un coussin de deux points au Canadien devant le Lightning.
Caufield n’allait pas rater sa chance
Avec autant de talent, c’était presque certain que Caufield finirait par inscrire son 50e but tant attendu.
Le sublime marqueur du CH a le sens du spectacle et il a profité de cette rencontre si importante au classement pour réussir ce grand exploit.
Tel un scénario idéal, ses complices Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky ont obtenu les mentions d’aide tandis que Lane Hutson a amorcé cette poussée qui restera gravée dans les riches archives du Tricolore.
Caufield a touché la cible d’un tir précis contre nul autre qu’Andrei Vasilevskiy, le meilleur gardien cette saison dans la LNH.
C'EST FAIT! Cole Caufield marque son 50e but!!!!#GoBolts c. #GoHabsGo sur RDS 📺 pic.twitter.com/6nRuzOHRVq
— RDS (@RDSca) April 10, 2026
Cet immense plateau n’avait pas été atteint par un joueur du Canadien depuis Stéphane Richer en 1989-1990. Caufield a ainsi obtenu l’honneur de se joindra au club élite des Guy Lafleur, Maurice Richard, Bernard Geoffrion, Steve Shutt, Pierre Larouche et Richer.
De plus, il s’agissait du 40e but de Caufield à égalité numérique et il n’a pas compté une seule fois dans un filet désert.
Lorsque la rondelle a agité les cordages, Caufield a déployé son plus beau sourire, Suzuki lui a sauté dans les bras et la foule a déployé une réaction magique empreinte de soulagement.
« Je n’aurais pas pu imaginer une meilleure façon avec les passes de mes partenaires et c’était cool que mon père soit là et de voir sa réaction. Je vais toujours m’en souvenir », a commenté Caufield alors que son père était ému.
« J’étais content, même que ça m’a pogné un peu parce que je suis tellement fier de lui. C’est le fun de vivre de tels moments surtout quand tu vois tout le travail derrière ça », a réagi l’entraîneur Martin St-Louis.
« Je suis si content, c’est la même chose pour tout le monde. On a bien célébré, les derniers matchs avaient été plus difficiles », a déclaré Slafkovsky avec le bonheur au visage. De plus, il s’agissait du 40e but de Caufield à égalité numérique et il n’a pas compté une seule fois dans un filet désert.
Comme Caufield l’a dit à notre collègue Marc Denis au deuxième entracte, il n’aurait pas pu imaginer un meilleur moment puisque son père était présent et celui-ci était émotif avec raison.
Lorsque la rondelle a agité les cordages, Caufield a déployé son plus beau sourire, Suzuki lui a sauté dans les bras et la foule a déployé une réaction magique empreinte de soulagement.
Slafkovsky sauve la mise avec son 30e but
Avec seulement 1 :11 à écouler au match, le Lightning est parvenu à créer l’égalité via un puissant tir de Darren Raddysh alors que Jon Cooper avait retiré son gardien.
Mais Slafkovsky s’est assuré que Caufield ait marqué son 50e dans une cause gagnante. Slafkovsky a répliqué 47 secondes plus tard pour enflammer la foule de nouveau.
Ah oui, c’était le 30e but de Slafkovsky qui pourra taquiner Caufield en ayant atteint, lui aussi, un plateau significatif.
Pendant ce temps, Suzuki a haussé sa récolte à 98 points, devançant le plus haut total depuis les 97 points de Vincent Damphousse en 1992-1993.
Suzuki est également devenu le premier joueur du CH à amasser 70 aides en une saison depuis Lafleur en 1979-1980.
Un prélude aux séries ?
Si les partisans rêvaient au 50e but de Caufield, ils s’attendaient aussi à un match très robuste puisque ces deux clubs pourraient croiser le fer en éliminatoires.
Ce fut 2 en 2 alors que le jeu physique a ponctué toute la soirée. À un point tel que ce serait trop long de tout recenser ! Les 112 minutes de punition imposées avant la troisième période représentent un sommet dans la LNH cette saison.
On a notamment retenu que Josh Anderson ne s’est pas gêné pour répondre aux nombreux coups de bâton de Nikita Kucherov. Quand Declan Carlile a voulu défendre Kucherov, Anderson lui a offert une leçon au bout des poings.
Ensuite, Brayden Point ne s’est pas gêné pour provoquer un contact sur le gardien Jakub Dobes ce qui a déclenché une autre mêlée.
N’oublions pas l’agaçant Corey Perry qui a même tenté de s’en prendre à Lane Hutson ce qui n’a pas enchanté ses coéquipiers.
« Cette partie fait un peu oublier nos dernières performances. Je savais que ce match ferait émerger notre meilleure version. C’était plaisant d’assister au 50e de Cole et au 30e de Slaf 30e et j’ai aussi adoré comment on s’est comportés », a souligné St-Louis.
L’infériorité numérique se dresse, le jeu de puissance silencieux
Depuis neuf matchs, le Canadien n’a cédé qu’une seule fois en infériorité numérique en 22 occasions.
Durant ce duel, cette facette a été déterminante en se dressant quatre fois.
Les spécialistes du CH ont été impeccables, mais on doit absolument souligner le travail de Mike Matheson qui a coupé une grande quantité de jeux du Lightning avec son anticipation et sa mobilité.
On s’en voudrait d’oublier le sublime arrêt de Dobes devant Jake Guentzel lors du quatrième déploiement.
Cependant, le jeu de puissance du Tricolore a été muselé à six reprises ce qui aurait pu coûter très cher.
Veleno de retour, Bolduc et Gallagher laissés de côté
Avec le retour de Joe Veleno, qui était malade, Martin St-Louis a décidé de retrancher Zachary Bolduc de la formation. Cette décision a fait sursauter quelques observateurs en raison de la robustesse du Lightning.
Mais Veleno n’a pas reculé à ce chapitre et il a joué un rôle essentiel en infériorité numérique.
Le Canadien terminera son calendrier régulier en recevant les Blue Jackets, samedi, avant de visiter les Islanders, dimanche, et les Flyers, mardi.








