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En attendant le vrai camp!

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Le Canadien croisera les Sénateurs à Québec, mardi, et recevra ses voisins d’Ottawa samedi au Centre Bell dans ce qui devrait être la phase finale du camp d’entraînement.

Cette phase permettra à l’état-major de décider s’il est préférable de compter sur l’expérience de Samuel Blais et de Joe Veleno avec le grand club ou s’il serait plus « payant » de compter sur la jeunesse, la fougue et l’effervescence d’un Oliver Kapanen, d’un Owen Beck ou d’un Florian Xhekaj.

Un mélange des deux est tout aussi possible.

Car depuis le début des matchs préparatoires, Veleno a démontré une belle polyvalence sur la patinoire. Le genre de polyvalence sur laquelle un entraîneur-chef adore pouvoir compter. Beck s’est grandement amélioré. Au point de devancer Kapanen? Ça reste à prouver. Mais il donne raison à ceux et celles qui croient en lui depuis sa sélection en tout début de deuxième ronde en 2022.

Samuel Blais est moins polyvalent que Veleno. Mais il est plus physique, ce qui le rendrait très utile sur la route dans le cadre d’une saison au cours de laquelle les matchs vont se succéder à un rythme infernal en raison de la pause olympique.

Est-ce que Florian Xhekaj est prêt à être un Samuel Blais?

Plusieurs le croient.

Engström : premier rappelé

La phase finale qui commence lundi permettra aussi à Arber Xhekaj et Jayden Struble de poursuivre leur duel pour obtenir le privilège d’évoluer à la gauche d’Alexandre Carrier au sein du troisième duo.

Remarquez que j’ai l’impression que ces deux joueurs partageront le travail. Pourquoi? Parce que l’un et l’autre ont tendance à « s’endormir » lorsqu’ils se croient bien campés au sein de la formation. Martin Saint-Louis pourrait peut-être soutirer le meilleur de ces deux arrières en jonglant avec leur utilisation. Ils sont encore assez jeunes pour accepter ce genre de traitement sans maugréer. Ou sans trop maugréer, mettons.

Adam Engström dans tout ça?

Il a devancé Marc Del Gaizo qui ira rejoindre le club-école à Laval à moins qu’une des 31 autres équipes de la LNH ne décide de le réclamer au ballottage. J’ai aimé ce que Del Gaizo a offert lors des matchs préparatoires. Il a prouvé qu’il peut être un défenseur de soutien dans la LNH.

Ce rôle, Engström peut déjà remplir lui aussi. Et comme il est plus jeune, il est facile de comprendre que l’organisation tient à l’avoir plus longtemps avec le grand club. Un grand club qu’il pourrait rejoindre à titre de premier arrière rappelé si des blessures venaient miner la brigade défensive.

Ce qui arrivera à un moment ou un autre c’est clair.

En attendant Dach et Laine

Tout ça est bien beau.

Mais peu importe ce que les deux derniers matchs préparatoires offriront de beau, de moins beau, de surprenant ou de décevant, le vrai camp d’entraînement, c’est à Toronto, le 8 octobre, qu’il commencera.

Car ce n’est pas dans la phase finale du camp, pas plus que lors des deux derniers matchs préparatoires, mais bien dans la première phase de la saison régulière qu’on saura vraiment si Kirby Dach peut remplir le rôle de deuxième centre.

Il ne reste qu’à savoir combien de temps durera le vrai camp de Dach. J’ai déjà écrit que je suis prêt à lui donner 15 à 20 matchs.

Je suis peut-être trop patient...

Ce sera aussi dans ce premier droit de la saison que Patrik Laine démontrera s’il peut vraiment aider la cause de l’équipe au sein d’un trio important. Ou si, comme c’était le cas l’an dernier, Martin Saint-Louis devra minimiser son temps d’utilisation à cinq contre cinq pour maximiser ses performances en avantage numérique.

Laine est loin d’avoir moussé la confiance qu’il réclame depuis le début du calendrier préparatoire. Cela dit, je serais le premier à inviter les partisans à la prudence s’il avait été flamboyant lors de matchs sans la moindre signification.

Pas question alors d’être impatient. Du moins pour l’instant. Mais dans huit jours à Toronto, la véritable évaluation commencera. Et si Laine démontre qu’il est plus un boulet qu’un atout au sein du deuxième trio, un gars comme Zachary Bolduc pourrait venir en relève rapidement.

Du moins c’est ce que je crois.

La fougue et l’implication d’un Bolduc, qui est aussi capable de marquer, permettraient à Ivan Demidov à chercher le but adversaire au lieu de chercher à alimenter Laine comme on l’a vu faire à quelques reprises en matchs préparatoires. Je sais! Cela a donné un but magnifique en avantage numérique. Mais cela a aussi mené à plusieurs séquences offensives qui ont avorté en raison d’un excès de générosité.

Et je ne blâmerai certainement pas Demidov dans cette équation.

L’arrivée de Demidov a fermé une porte donnant accès au vestiaire du Canadien à Joshua Roy l’an dernier. L’acquisition de Bolduc en a fermé une autre.

Pis encore, le manque de conviction affiché par Roy dans les matchs qu’il a disputés semble les avoir verrouillées alors que le Beauceron s’est fait montrer la direction de Laval plus vite qu’on l’anticipait.

Des vétérans peuvent prendre les choses aisées lors des matchs préparatoires. Ceux qui s’accrochent à leurs chances de se rendre dans la LNH n’ont pas ce privilège.

Owen Beck, Oliver Kapanen et Florian Xhekaj l’ont visiblement compris. C’est pour ça qu’ils sont encore avec le grand club et qu’ils devraient obtenir le privilège de disputer au moins un match préparatoire de plus et, qui sait, de permettre à amorcer la saison à Toronto la semaine prochaine.

On verra.

Entre les lignes

Les Américains se sont bien battus dimanche. Ils m’ont même permis de croire que ma prédiction d’une coupe Ryder se terminant sur une égalité de 14-14 se réaliserait en fin d’après-midi. Mais les Européens, si dominants vendredi et samedi, méritaient non seulement de conserver la coupe – ce qui serait arrivé en cas d’égalité – mais bien de signer une victoire en territoire ennemi. Ils le méritaient pour la qualité de leur jeu, bien sûr, mais aussi pour faire contrepoids aux attaques verbales démesurées venues de partisans américains qui ont fait plus de torts à l’image des États-Unis qu’à Rory MacIlroy et ses coéquipiers...

Aaron Rodgers réussira-t-il avec mes Steelers là où Russell Wilson a échoué l’an dernier?

Ah oui! Je serai grand-papa à un moment donné aujourd’hui. Je sais. Ça arrive à tout le monde. Pas de quoi s’énerver avec ça. Mais ce sera ma première fois et je ne tiens plus en place...