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En attendant Xhekaj et Bolduc, Molson réfléchit à l’avenir de St-Louis

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MONTRÉAL – Tandis que Zachary Bolduc et Arber Xhekaj négocient toujours avec les Canadiens de Montréal, est-ce que l’entraîneur Martin St-Louis entamera la saison en écoulant la dernière année de son contrat ?

Difficile de connaître l’état des pourparlers avec l’équipe, mais Geoff Molson semblait fort optimiste quand il a répondu aux questions de RDS.

« Il reste une année de contrat, c’est un entraîneur qu’on aime beaucoup et ça fait partie des plans de le garder à long terme avec nous », a confié, sans vouloir trop en dire, le propriétaire, président et chef de la direction du Groupe CH.

Par le passé, le Canadien a déjà annoncé des nouvelles d’envergure à son tournoi de golf qui lance les activités du club. On verra si les négociations seront conclues d’ici cet événement qui aura lieu le 14 septembre.

Quant aux dossiers de Xhekaj et Bolduc, Molson a réagi ainsi alors que le camp d’entraînement du Tricolore prendra son envol dans une vingtaine de jours.

« On a toujours hâte que des dossiers avec des joueurs importants se règlent. Et je n’ai aucun doute que ça va se régler, mais est-ce que je suis inquiet ? Non. »

Molson peut également être rassuré en voyant l’implication des joueurs qui sont nombreux à s’entraîner au Complexe CN de Brossard. Même que cet été, Ivan Demidov a joué un rôle de rassembleur dans ces séances. Son grand patron était heureux de voir « qu’il est un gagnant qui travaille très fort pendant l’été pour s’améliorer ».

Avant Demidov, le capitaine Nick Suzuki avait exercé une grande influence, dans les dernières années, pour rallier les troupes à l’entraînement.

Suzuki, qui a connu sa première saison de 100 points, vient d’être identifié parmi les 10 meilleurs centres de la LNH et le propriétaire est enchanté par son influence positive.

« C’est un leader naturel, un capitaine naturel. Il est respectueux et il travaille fort sur la glace. C’est un excellent joueur aussi et un joueur complet. C’est la même chose à l’extérieur de la glace. On est très chanceux de l’avoir comme capitaine des Canadiens de Montréal », a souligné Molson.

Sans surprise, le grand patron du Tricolore s’est réjoui des possibilités à la portée de sa troupe.

« On était très impressionnés par les résultats de l’équipe l’année passée. On est encore très jeunes et le groupe va continuer de bâtir sur ce qu’ils ont appris. Ils ont vécu de belles expériences avec matchs numéro sept et des prolongations. Je n’ai aucun doute que les joueurs seront prêts pour améliorer là où leur parcours s’est terminé. »

Les postes disponibles ne seront donc pas très nombreux au camp d’entraînement.

« Depuis l’arrivée de Jeff Gorton et Kent Hughes, on a fait presque 50 choix au repêchage (47 pour être précis). Alors, c’est vrai que ce sera encore plus difficile de se tailler un poste que l’an passé », a jugé Molson rencontré au tournoi de golf Valeurs mobilières Desjardins au profit de la Fondation des Canadiens pour l’enfance.

Trop tôt pour retirer le chandail de Price, Molson n’est pas vendeur

Lorsque Bill Daly, le commissaire adjoint de la LNH, admet que le circuit pourrait accueillir une 33e équipe, au Texas, d’ici la fin de l’année, c’est que le dossier est pratiquement réglé.

« La LNH est en croissance, en particulier aux États-Unis. La LNH a effectué ses recherches pour voir si ça diluerait ou non (le calibre) et je pense qu’il y a beaucoup de talent à travers le monde. Ce ne serait pas une mauvaise chose de procéder à une expansion. Et si ça ne marchait pas, ce ne serait pas la fin du monde non plus. »

En ce qui concerne le marché montréalais, le projet de disputer un match extérieur n’a pas été abandonné.

« Ça n’a pas avancé depuis que le projet a été dévoilé dans les journaux, mais ça serait le fun d’avoir un match à l’extérieur à Montréal. Espérons que les responsables pourront s’entendre », a noté le dirigeant.

Une autre occasion intrigante serait de voir le Canadien jouer un match en Europe.

« Ce n’est pas dans les plans pour le moment, mais c’est sûr que ça nous intéresserait. La LNH veut faire plus de travail en Europe et toutes les équipes vont être impliquées. On est une équipe très populaire à travers le monde. Le jour qu’on va jouer en Europe, je pense que ç’aura un gros impact », a indiqué Molson.

Avec l’intérêt à l’échelle internationale, la valeur des équipes sportives n’a jamais été aussi élevée. La vente des Lakers de Los Angeles, avec une valeur de 12,5 milliards, a représenté tout un exemple.

« Je ne porte pas beaucoup d’attention à ça, parce que je ne suis pas vendeur, a répondu Molson en souriant. Mais c’est sûr qu’avec très peu d’équipes et beaucoup de gens qui veulent avoir une portion d’une équipe, ça va prendre de la valeur. Je continue de faire mon travail, bâtir l’équipe pour nos partisans. »

En terminant, Molson était ravi que Carey Price fasse son entrée au Temple de la renommée du hockey et le Canadien lui rendra ensuite hommage le 10 novembre en l’ajoutant à l’Anneau d’honneur du Centre Bell. Quant à la possibilité de retirer son chandail, ceux qui le souhaitent devront patienter.

« C’est trop tôt pour ça maintenant et on n’est pas en discussion à ce sujet. Il a été parmi les meilleurs gardiens au monde pendant qu’il jouait et on est très fiers de lui », a conclu Molson.