Si l’organisation des Canadiens de Montréal a été en mesure de mettre sous contrat les joueurs de son noyau, tels que Nick Suzuki, Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Lane Hutson et maintenant Ivan Demidov, pour encore plusieurs années, ce n’est pas grâce à des pouvoirs magiques.
Si de nombreux sourires sont souvent aperçus lors des matchs et que des joueurs comme Hutson et Demidov sautent sur la glace tôt le matin un 1er juillet pour s’entraîner durant l’été, c’est bien parce que la formation regorge de joueurs passionnés de hockey.
Le résultat est que le Tricolore possède une excellente culture au sein de son équipe.
« Je donne crédit aux joueurs et à la culture que nous avons. Tout le monde veut travailler ensemble pour un même but. Je l’ai dit à mes enfants, si tu marques 40 buts, dans 20 ans, les gens ne vont pas célébrer ça, mais le succès obtenu en équipe », a relativisé Kent Hughes lors du point de presse de l’équipe, mercredi en fin d’après-midi.
« C’est plus l’environnement, les coéquipiers, les entraîneurs et tous ceux qui contribuent à l’organisation. Quand tu es malheureux au travail, ça prend plus d’argent pour convaincre un joueur de rester ici. Ce n’est pas à cause de moi, mais grâce aux gens autour », a-t-il également tenu à rappeler.
Ce constat, Noah Dobson l’a également fait à son arrivée à Montréal au cours de l’été dernier.
« J’ai parlé avec Noah au début de la saison. Il m’a dit “Je n’en reviens pas à quel point tout le monde veut devenir meilleur ici. Tout le monde a faim d’être meilleur, tout le monde travaille fort. Les joueurs sont déjà bons, mais ils veulent être meilleurs” », a relaté Hughes.
« J’espère que les joueurs de même mentalité vont voir ça et que ça va attirer des joueurs du même type dans le futur », a-t-il ensuite avoué.
Le directeur général du Tricolore a justement été questionné sur la possibilité d’améliorer l’équipe cet été.
« Nous avons un bon noyau à Montréal. Le noyau est jeune. Ce n’est pas un manque d’effort, nous n’allons pas arrêter. Nous allons rendre cette équipe meilleure, mais je ne peux pas vous dire quand. Nous n’allons pas faire de mauvais échanges pour calmer les demandes des partisans pour qu’ensuite, ils se demandent dans quoi on s’est embarqué. Nous ne voulons pas sauver de l’argent, nous voulons faire le prochain bon choix »
Hughes a sans surprise déjà fait plusieurs appels afin d’améliorer l’équipe la saison dernière, comme l’ont démontré les rumeurs concernant un possible échange pour obtenir les services de Matthew Knies des Maple Leafs de Toronto, lors de la date limite des transactions.
« On a déjà essayé de faire des échanges. Selon l’avis d’autres personnes, on aurait surpayé. On a de bons joueurs qui vont être bons dans la LNH et dans pas longtemps. Si on fait un grand échange et qu’on sacrifie une partie de notre culture, ce ne sera pas pour un joueur de 34 ans, ce sera pour un joueur qui pourra contribuer à l’équipe pour plusieurs années dans le futur. »
La culture des Canadiens ne peut toutefois pas tout solutionner, puisqu’un joueur présent dans l’organisation peut témoigner de l’atmosphère, mais il est plus difficile de convaincre quelqu’un de l’extérieur.
« Sans être ici, c’est difficile de convaincre au téléphone. Tu peux espérer que les informations circulent. La réputation, quand tu te trouves dans une mauvaise place, ça circule vite et on espère que le contraire est vrai aussi », a mentionné Hughes à la blague.
« Quand tous nos joueurs font des sacrifices pour aider l’équipe, on ne va pas dire merci à tout le monde et signer quelqu’un à 20 M$ qui va entrer dans le vestiaire, puis remercier Ivan, Nick, Cole et tous les autres pour son 20 M$. On est conscient de ça. Ça fait partie de bâtir une culture. On a signé Noah à un contrat plus élevé que les autres parce qu’on croyait que ça nous permettait de faire un pas vers l’avant et les joueurs sont contents. »
Mais après tout, comme l’a rappelé Hughes : « Le travail d’un agent est de représenter les besoins d’un joueur et ils peuvent être différents selon les joueurs. Vous connaissez l’expression “ femme heureuse, vie heureuse ”, bien un client heureux est un agent heureux. »





