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Jusqu’à 15 heures de route pour voir ses idoles : « Les gars capotaient »

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TROIS-RIVIÈRES – Des milliers d’enfants ont raté leur journée d’école et d’autres ont même fait 15 heures de route pour ne rien rater de la visite des joueurs des Canadiens de Montréal à l’événement Kraft Hockeyville.

On s’attendait à ce que l’ambiance soit électrique à l’arrivée du Tricolore au Colisée Vidéotron, mais c’était encore plus spectaculaire. Une famille avait effectué la route depuis Fermont, un trajet aller-retour supérieur à 2200 kilomètres.

« Ma belle-mère habite à Saint-Boniface et elle a gagné des billets donc c’était l’occasion de descendre avec ma fille qui joue pour le Blizzard de Fermont. Ouais, c’est tout un voyage, mais ça crée de très beaux souvenirs et ils ne peuvent pas savoir à quel point ça allume des étincelles chez les jeunes », a décrit un partisan accompagné de ses proches.

De plus, l’organisation montréalaise a eu la classe de déléguer une formation de haut calibre pour cette partie.

Si bien que les partisans ont pu se régaler en obtenant des autographes des Lane Hutson, Ivan Demidov, Cole Caufield, Nick Suzuki et compagnie. Tous les joueurs ont démontré une immense générosité et certains ont blagué en disant que Suzuki aurait manqué l’entraînement s’il n’avait pas eu à se rendre au vestiaire.

« C’était vraiment cool, même les gars capotaient un peu dans l’autobus, ils ne pensaient pas qu’il y aurait autant de monde. Il y avait tellement une belle énergie, tout le monde criait », a confié Samuel Montembeault qui a montré à ses coéquipiers le quartier de son enfance.

Après avoir été acquis par le Canadien, Zachary Bolduc obtient désormais le privilège de jouer dans son coin de pays.

« En grandissant, jouer dans la LNH chez moi, c’était à Montréal et là, maintenant je peux jouer dans ma cour, c’est un autre niveau. Je suis privilégié d’être ici et je parle aussi pour Monty (Montembeault). On est super excités », a mentionné Bolduc qui a lancé le message aux jeunes de croire en leurs rêves.

Ça se voyait que les joueurs éprouvaient du plaisir. Sans surprise, Caufield était aussi souriant que les jeunes.

« C’était amusant, c’est agréable de jouer au hockey, mais des événements comme celui-ci nous le rappellent encore plus », a réagi le numéro 13 qui a multiplié les autographes.

L’entraîneur-chef Martin St-Louis a été autant populaire que ses protégés et il a souvent mentionné un point intéressant en disant que ses joueurs doivent maximiser ces moments avec leurs partisans.

« C’était spécial la manière dont on a été accueillis. Des jeunes vont se souvenir de cette journée toute leur vie, ils ont pu être si proches de leurs idoles. C’est le fun d’être capable de redonner ça », a indiqué St-Louis.

« Durant la saison, ce sont eux qui descendent à Montréal à travers le trafic et les tempêtes de neige. On est contents, c’est un peu notre façon de les récompenser », a ciblé Bolduc, qui a aimé le trajet en autobus à rigoler avec ses coéquipiers.

Quand un confrère a fait remarquer à Suzuki que plusieurs enfants avaient raté l’école pour être présents, il s’est empressé d’approuver leur décision.

« J’aurais été l’un de ces jeunes à manquer l’école si une équipe de la LNH était venue dans ma ville. Les gars ont bien fait ça en étant généreux avec les partisans. »

« Les voir sur la glace, c’est impressionnant, mais qu’ils viennent nous parler et signer notre chandail, j’ai de la misère à décrire les émotions », a exprimé un fervent du CH.

« Ça n’arrive pas tous les jours de voir les Canadiens à Trois-Rivières. J’ai vu les meilleurs joueurs, je ne pensais pas que ce serait aussi plaisant, je suis très reconnaissant. Ça arrive une fois dans une vie », a témoigné un autre.

Cette générosité a touché les partisans droit au cœur.

« Les joueurs savent qu’on les aime, mais ils sont très généreux avec les gens. C’est vraiment agréable », a précisé une admiratrice du Tricolore.

Ces journées particulières font également réaliser aux joueurs que le Canadien est loin d’être seulement l’équipe de Montréal.

Quant à la qualité de la formation qui s’est déplacée, la durée écourtée du camp d’entraînement a favorisé le tout.

« Le camp est court et ce n’était pas trop loin. On veut obtenir de bonnes répétitions pour nos joueurs, c’est une occasion de plus et on est content de faire plaisir à nos partisans », a conclu St-Louis.