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Tout est possible pour Ivan Demidov cette saison

Publié le 

MONTRÉAL – Ivan Demidov est si talentueux que ça devient périlleux de prédire la progression qu’il affichera à sa deuxième saison dans la LNH.

Auteur de 62 points en 2025-2026, Demidov a terminé au deuxième rang du scrutin pour la recrue de l’année derrière l’exceptionnel Matthew Schaefer.

Avant que ce premier match préparatoire du Canadien soit disputé, on se disait que Demidov serait en mesure de hausser sa production à 80 points cette saison, un saut de 18 points qui devrait le situer près du top-25 de la LNH.

À le voir survoler la glace du Centre Bell avec une chimie évidente en compagnie de Juraj Slafkovsky, sans oublier celle qui règne sur le jeu de puissance, on craint d’être trop conservateur.

« C’était très bien de revenir à l’action, je suis si content de recommencer à jouer. Je me sens plus à l’aise cette année », a confié Demidov avec une réponse fidèle à la fébrilité de son âge, lui qui célébrera son 21e anniversaire uniquement en décembre.

Les touches excessivement rapides et précises de Demidov, on les connaissait. Mais le numéro 93 pourrait pousser son jeu à un autre niveau.

« Il n’était pas lent, mais il a gagné en vitesse, en explosion ou en puissance. Ça l’aidera toujours à arriver plus vite à l’endroit désiré. Je l’ai trouvé très bon avec de l’espace et il s’en crée par lui-même, il tourne sur un dix sous. Il est si agile, il se démarquera avec cette vitesse et il détient les atouts pour réussir des jeux ensuite », a cerné l’entraîneur Martin St-Louis avec pertinence.

Quelques minutes plus tôt, Slafkovsky avait abondé dans le même sens.

« Je trouve qu’il est encore plus rapide et qu’il a plus d’habiletés aussi. Je suis simplement excité pour la saison, je pense qu’on sera tous meilleurs. »

Quand Demidov s’est fait demander s’il avait l’intention de jouer à un rythme encore plus élevé, il a répondu avec une belle dose d’insouciance.

« Pourquoi pas ? J’essaie de le faire. »

Malgré tous ses tours de magie la saison dernière, Demidov aurait pu engranger encore plus de points s’il avait été, parfois, moins généreux. Il ne perdra jamais sa nature de passeur, mais il a compris qu’il devait lancer plus souvent au filet.

« J’ai un peu changé ma mentalité. Si j’ai une chance, je vais essayer de tirer », a admis celui qui a tenté neuf lancers vers le filet des Maple Leafs samedi.

St-Louis a rappelé que cet ajustement se produit avec l’expérience.

« Demi est un très bon passeur. Il apprend à trouver l’équilibre pour effectuer le meilleur jeu et pas juste une passe. Avec le bagage, tu es capable de faire des lectures plus claires. »

Cette évolution sera bénéfique à Demidov et il profitera, du même coup, de celle de Slafkovsky. Les deux coéquipiers ont visiblement beaucoup de plaisir et de cohésion naturelle.

« Je sais comment il joue et je comprends ce qu’il veut faire, je parviens à l’anticiper. Selon moi, c’est pour ça que ça fonctionne entre nous. Ça va bien, mais il y a encore beaucoup de place à l’amélioration. On va devenir nettement meilleurs », a réagi Slaf.

Quand il y a autant de talent sur une unité, les joueurs se plaisent à se repérer l’un et l’autre lorsque c’est la bonne option.

« Il me cherche et je fais la même chose en retour. On est deux gauchers, on peut se trouver pour de bons lancers. On a la même mentalité, on voit le hockey de la même manière », a poursuivi Slafkovsky.

Ce serait bête d’oublier l’impact de leur centre, Oliver Kapanen, qui est en mesure de suivre leur rythme.

« C’est un bon centre, il est imposant, il gagne des batailles, il réussit tous les petits jeux qui passent inaperçus pour bien des gens. Il est encore très sous-estimé », a indiqué Slafkovsky qui était content de vanter sa contribution.

Même si le premier trio du Canadien avait connu une belle stabilité avec Nick Suzuki, Cole Caufield et Slafkovsky, l’expérience de les démanteler avait ravivé ce dernier la saison dernière.

« C’est bien de commencer ainsi, ça permet d’avoir plus de trios qui fonctionnent bien », a convenu Slafkovsky.

Les combinaisons pourraient changer selon la fluctuation de la productivité des joueurs ou des blessures, mais St-Louis ne demanderait pas mieux que d’avoir deux premiers trios productifs pour embêter davantage les équipes adverses.