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Le CH trop dépendant de Dobes et Hutson?

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« On tire de l’arrière, mais on n’est pas morts »

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« C’est comme affronter 6-7 gars »

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« Est-ce qu’on dépend trop de Dobes…? »

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« Évidemment, tu veux épuiser ton adversaire »

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« Je n'ai aucune explication, c'est particulier »

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Après les fleurs pour Staal, Jarvis lance le pot

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MONTRÉAL – Le Canadien peut-il devenir moins dépendant de Jakub Dobes et Lane Hutson?

La question peut paraître étrange, mais ce serait le scénario idéal pour renverser la vapeur dans cette série face aux Hurricanes de la Caroline.

Sans l’aplomb de Dobes, le Canadien aurait été malmené quelques fois en séries.

Quant à Hutson, aucun joueur n’a encaissé plus de mises en échec (55) que lui dans ce parcours éliminatoire.

À court terme, le but du Tricolore s’avère de mieux jouer collectivement pour favoriser ses chances de reprendre l’ascendant en finale d’association. Ainsi, il faut que le jeu défensif soit plus efficace devant Dobes et que d’autres joueurs assument un rôle plus important pour alléger le poids sur les épaules de Hutson.

« Est-ce qu’on dépend trop de Dobes? Peut-être un peu plus qu’on le voudrait. Ceci dit, tu as besoin de ton gardien pour réussir les arrêts clés. On veut mieux sortir de notre zone, posséder la rondelle en zone offensive et créer des chances. On l’a fait dans le premier match, je ne suis pas inquiet qu’on puisse le refaire », a commenté Alexandre Carrier.

En séries, les gardiens ont si souvent enfilé leur masque de superhéros. Dobes n’a pas été le premier et il ne sera surtout pas le dernier à devoir s’imposer de la sorte pour orchestrer un long parcours éliminatoire.

« Il a été merveilleux comme dans les deux séries précédentes. Il aime déranger les adversaires un peu. On peut assurément l’aider davantage en jouant mieux devant lui. En séries, tu as besoin d’un gardien qui peut voler des matchs et c’est ce qu’il fait », a décrit Joe Veleno.

Hutson ne peut pas éviter tous les coups

Dès ses premiers coups de patin dans la LNH, Hutson a prouvé qu’il pouvait éviter une tonne de contacts avec son agilité et son intelligence.

En séries, Hutson ne peut pas toujours accomplir des miracles et parfois, il a accepté volontairement d’encaisser une solide mise en échec pour accomplir un jeu qui aide sa troupe.

N’empêche que le petit gaucher s’est fait solidement épingler. Face aux Hurricanes, on pense immédiatement au coup de Taylor Hall tard dans le deuxième match et à celui de William Carrier quelques secondes avant le but gagnant des siens dans le troisième duel.

« Je suis sûr que, quand tu te fais frapper aussi souvent, tu en viens à penser que tu n’as pas d’espace tout le temps. C’est un bon joueur alors je comprends leur mandat. Peut-on ralentir leurs joueurs pour limiter leur rapidité vers Lane? C’est un aspect qu’on peut améliorer. Mais on ne peut pas enlever les intentions de l’autre équipe. On doit empêcher que ça arrive tout le temps », a commenté St-Louis.

« On tire de l’arrière, mais on n’est pas morts » Martin St-Louis évoque comment son équipe aborde la situation tirant de l’arrière 2 à 1 contre les Hurricanes.

Alexandre Carrier n’a pas le même statut que Hutson, mais il arrive au deuxième rang de la LNH pour les mises en échec encaissées (50) en séries, si bien qu’il peut le comprendre.

« Je ne suis pas inquiet du tout, Lane est un gamer, il veut réussir les gros jeux. Des erreurs, ça arrive, ce n’est pas sa faute du tout. C’est l’un de nos meilleurs joueurs depuis le début des séries », a déclaré Carrier alors que les Hurricanes ont dominé 127 à 65 dans la colonne des mises en échec en trois affrontements.

À l’image de Carrier et tous ses coéquipiers, Kaiden Guhle s’est empressé de vanter Hutson. Sans lui, le Canadien n’aurait pas atteint le carré d’as.

« Quand il est arrivé, on savait tous qu’il était doué offensivement. Le jeu défensif était la grande question et il a confondu bien des sceptiques. Il n’est pas le plus gros et disons qu’il n’envoie pas beaucoup de joueurs sur les fesses. Mais il est si calculé en défense, il travaille si fort qu’il devient très difficile à affronter défensivement. Il aborde le tout avec tant de sérieux, peut-être plus que son volet offensif », a souligné Guhle.

Pour vous donner une idée, Hutson occupe le huitième rang de la LNH avec 15 points en séries.

Si les ajustements du Tricolore rapportent, les protégés de St-Louis parviendront à épargner Dobes et ce sera à leur tour d’imposer plus de pression dans la zone adverse.

« On veut jouer de manière physique, mais il faut que le moment soit opportun. On a démontré dans les deux rondes précédentes qu’on ne craint personne. Ce n’est pas l’identité de tous nos joueurs, mais on aimerait appliquer quelques coups, notamment sur leurs meilleurs éléments », a ciblé Veleno.

La prochaine partie, mercredi soir, sera révélatrice quant à la capacité du clan montréalais d’y parvenir.