La nouvelle du décès de Claude Lemieux a provoqué un état de choc dans l’univers de la planète hockey.
Ceux qui l’ont vu jouer ont évidemment rappelé le fier compétiteur qu’était Lemieux, se souvenant de ses succès en séries et de son désir de gagner.
Aux yeux de ceux qui l’ont côtoyé dans la LNH, Lemieux a souvent été un acteur important et positif de leur carrière. Joueurs et entraîneurs ont tous qualifié Lemieux comme un leader né.
« À mon arrivée avec l’Avalanche du Colorado en 1998, c’était un vétéran et un membre à part entière de l’Avalanche. Son rôle diminuait parce qu’il commençait à prendre de l’âge. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, c’était un peu comme un grand frère pour moi. Il m’a aidé à m’intégrer dans le groupe », s’est souvenu Bob Hartley, qui a dirigé Lemieux pendant deux campagnes.
Il y a beaucoup de joueurs qui m’ont aidé, mais Claude a été un des leaders. Quand on regarde une carrière et qu’on se dit qu’une personne nous a aidé… Claude Lemieux m’a aidé.
— Bob Hartley
Hartley a côtoyé Lemieux dans une relation différente que ceux qui ont été coéquipiers avec lui, mais la qualité de l’humain demeure la même dans tous les témoignages recueillis.
Ceux qui ont connu Lemieux en début de carrière ont répété à quel point il avait été important dans leur intégration à leur arrivée dans la LNH.
Seulement quelques minutes après la triste annonce, notre collègue Marc Denis a partagé quelques souvenirs qu’il a conservés de Lemieux. Ce dernier était son cochambreur avec l’Avalanche du Colorado lorsqu’il a effectué ses débuts dans la LNH contre les Kings à Los Angeles le 7 décembre 1996.
Il l’a côtoyé en tant que coéquipier durant son séjour avec la troupe de Denver jusqu’à ce que Lemieux soit échangé aux Devils du New Jersey lors de la saison 1999-2000.
« Évidemment, j’ai le cœur un peu chaviré. Mes pensées accompagnent toute la famille. C’était un compétiteur hors pair qui était prêt à tout pour gagner », a mentionné Denis.
Autre ancien coéquipier de Lemieux, avec les Coyotes de Phoenix, Joël Bouchard a connu une version identique de Lemieux. Ce dernier l’a d’ailleurs hébergé pendant quelques mois.
« C’était un homme extrêmement mature qui avait beaucoup de connaissances et qui prenait soin de la situation. Il avait un esprit paternel », s’est souvenu Bouchard.
« C’était très intéressant de lui parler, que ce soit d’arts, du monde des affaires ou même de la politique internationale. Pour un joueur de hockey, je dirais que c’était un gars très posé, intelligent et qui avait une opinion. »
Quand il est question de l’athlète qu’était Claude Lemieux, le terme de compétiteur est bien sûr revenu dans le discours de plusieurs intervenants.
Ils ont été nombreux à le voir faire des ravages en séries et ils sont plusieurs à avoir profité de son excellence pour remporter la Coupe Stanley. Après tout, Lemieux l’a remportée à quatre occasions pendant sa carrière.
« Claude a été un coéquipier exceptionnel, un compétiteur féroce, un élément clé de plusieurs de nos plus grandes conquêtes et un joueur qui a marqué notre sport, a dit Patrick Roy dans une déclaration. Son intensité et sa détermination faisaient de lui un joueur respecté autant par ses coéquipiers que redouté par ses adversaires. Nous avons partagé des moments inoubliables, des victoires mémorables et une passion commune pour le hockey. Mes pensées accompagnent sa famille et ses proches dans cette épreuve. »
Claude, c’était un train sur la glace. Jouer contre lui, ça faisait mal.
— Joël Bouchard
« C’était inné en lui. Il était un compétiteur né, c’est le plus bel hommage que je peux lui donner, a confié Hartley de son côté. Il savait que la saison était un long marathon alors que les séries étaient un sprint rempli d’embûches. Il était bâti pour faire face à cette adversité, il n’a jamais reculé. Il était fait pour les séries.
Ce thème de compétiteur est revenu aussi dans le discours de Guy Carbonneau qui a croisé Claude Lemieux lundi soir au Centre Bell lorsque ce dernier avait été désigné pour porter le flambeau en vue du troisième match de la série.
« C’est une surprise pour tout le monde. Il a été un compétiteur extraordinaire qui va manquer à tous. Je donne mes condoléances à toute la famille », a-t-il partagé.
Avec Roy et Carbo, Lemieux a soulevé le précieux trophée en 1986.
« On a eu la chance d’avoir des joueurs comme lui, Patrick Roy, Stéphane Richer, qui sont arrivés un peu dans les mêmes circonstances vers la fin de la saison, ils ont eu un impact immédiat avec l’équipe. On parle de Claude comme d’un grand compétiteur, avec du caractère. C’était une personne que tu adorais avoir à tes côtés, mais pour l’adversaire, pas beaucoup l’aimait. Il s’est fait un nom dans les séries en 86. À partir de là, il n’a jamais arrêté. »
L’équipe de RDS offre ses condoléances à la famille de Claude Lemieux, dont son frère Jocelyn qui participe à la diffusion de matchs de hockey sur nos ondes.




