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Le destin rêvé pour sa famille québécoise

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MONTRÉAL – Atteindre la LNH en grandissant en Floride, c’est un rêve un peu fou. Mais en ayant une branche familiale québécoise, le destin semble avoir attiré Jacob Fowler avec le Canadien.

Dès sa première réponse, après avoir été repêché en troisième ronde par le Canadien en 2023, Fowler avait parlé des nombreux membres de sa famille au Québec. Son sourire d’enchantement en disait long sur le rêve éveillé qu’il vivait.

Ça faisait donc deux ans qu’on voulait élaborer sur ce sujet. Durant les deux matchs des espoirs, à la mi-septembre, sa tante Maggie a contacté RDS pour expliquer que plus de 30 membres de la famille de Fowler assisteraient à la première rencontre, samedi.

Plus de 30 membres de la famille de Jacob Fowler Maggie Fowler

Déjà, réunir autant de gens au Centre Bell, ça implique beaucoup de boulot. Mais quand la famille provient de Floride, de Virginie-Occidentale, d’un peu partout au Québec et même d’Autriche, c’est tout un défi!

Pour la petite histoire, le grand-père de Fowler a remarié une Québécoise de St-Jérôme qu’il avait rencontré lorsque celle-ci était en vacances en Floride. Maggie est née de cette union et elle a suivi le parcours inusité de Fowler depuis son enfance.

« Je me souviens que Jacob n’avait pas d’ourson en peluche, mais il avait un mini hockey du Canadien qu’il amenait partout, partout! Dans l’auto, dans le lit… Il avait aussi un chandail du Canadien, il semble que c’était ma mère qui lui avait acheté », a raconté Maggie à RDS.

« Bref, il avait toujours une connexion avec Montréal aussi grâce à ma tante et mon oncle qui vivent au Québec », a ajouté la tante de Fowler.

En Floride, il était difficile pour Fowler d’obtenir les heures désirées pour s’amuser sur la patinoire. Il a souvent eu à accepter des invitations avec des équipes de joueurs plus âgés.

Pour un gardien, l’exploit de jouer dans la LNH est encore plus immense. Il devrait devenir le premier à y parvenir.

Alors quand Fowler a brillé avec Boston College dans la NCAA, sa famille a conservé sa prudence. Quand le repêchage est devenu réalité, Maggie Fowler avait un souhait et un rêve alors que 31 autres équipes auraient pu le choisir.

« Ça se pouvait que ce soit avec Boston, on ne voulait pas Boston », a-t-elle lancé avec tant de franchise.

« Ça pouvait aussi être en Californie. Mais la fin de semaine précédente, j’étais en Floride avec Jacob et il m’avait dit qu’il avait eu une bonne entrevue avec le Canadien, il avait un bon feeling. Dans ma tête, j’étais comme ‘Le Canadien a besoin d’un gardien, (Carey) Price n’est plus là », a-t-elle confié.

Et quand elle repense à la sélection montréalaise, sa réaction demeure très émotive.

« Quoi! Je me demandais si je rêvais, pincez-moi, c’était comme un rêve. »

En vivant à Montréal, Maggie Fowler savait que Jacob s’était rapidement hissé parmi les favoris des partisans. Mais ça demeure touchant d’assister à la réaction d’une foule qui s’enflamme pour un membre de sa famille quand il saute sur la glace.

« Même à Laval, la saison dernière, ils ont annoncé tous les joueurs et quand c’est arrivé à son tour, c’était bien plus fort que tous les autres. Peut-être c’est parce que le gardien à Montréal est une position avec plus de pression », a réagi sa tante.

Jacob Fowler et sa tante Maggie Maggie Fowler

Cet attachement envers Fowler suscite donc beaucoup de pression et, par la bande, de la nervosité chez sa famille.

« J’étais nerveuse la première fois. Dans le match des recrues, c’était une autre première fois, celle au Centre Bell. J’étais encore nerveuse tout comme, la semaine dernière, quand il a joué son premier match préparatoire. Je pense que je vais être nerveuse tout le temps parce que je veux qu’il reste à Montréal pour toute sa carrière, je veux vivre ces moments avec lui. Je ne veux pas devoir suivre une autre équipe », a expliqué la Montréalaise.

Alors qu’elle nous fait vivre, sans filtre, les émotions qui envahissent la famille d’un joueur, Fowler dégage plutôt un grand calme à 20 ans. Est-il si calme selon sa tante?

« Il est bon avec la pression, il aime la pression. Il m’a dit une fois qu’il voulait jouer dans une ville de hockey, ‘Je ne veux pas jouer en Floride où les gens ne suivent pas beaucoup le hockey, je veux être où il y a de la pression’. Et avec l’expérience, je vois qu’il réussit de bonnes choses sous pression. Comme au Frozen Four dans le hockey universitaire, il jouait ses meilleurs matchs. Je sais qu’il est nerveux, mais il a la mentalité pour rester calme et accomplir son travail », a exposé sa tante.

Par une belle coïncidence, il était impossible de faire l’entrevue dans les gradins du Centre Bell en raison des préparatifs d’un spectacle. On s’était donc installés dans le salon des Anciens entre deux magnifiques photos de Ken Dryden et Patrick Roy.

Impossible de ne pas lui demander si elle rêvait parfois que Jacob ajoute son nom à la longue de liste de grands gardiens du Tricolore.

« J’essaie de ne pas trop rêver parce que je ne veux pas être déçue, il y a toujours la possibilité qu’il se fasse échanger », a d’abord répondu Maggie.

« En même temps, je rêve qu’un jour il gagne des trophées et peut-être qu’il sera ici un jour avec les autres », a-t-elle évoqué en pointant vers les photos de ceux qui ont mené au retrait des numéros 29 et 33.

D’ailleurs, Fowler souhaitait porter le 32 avec le Canadien pour avoir le numéro entre Carey Price et Roy. À son grand bonheur, tout s’est aligné de nouveau, car c’est justement le numéro que le Tricolore lui avait réservé.

Jacob Fowler (à droite) et son petit frère. Maggie Fowler