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Le meilleur pour la fin!

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MONTRÉAL - À l’image de son équipe qui a gardé son meilleur match pour la fin de son plus long voyage de la saison, Lane Hutson, a gardé le meilleur moment des nombreux qu’il a connus dimanche pour la toute fin de la rencontre.

Il a propulsé le Canadien vers une victoire de 4-3, arrachée en prolongation, en déjouant le futur olympien – il est l’un des trois gardiens sélectionnés en vue des Jeux olympiques de Milan-Cortina en février prochain – Jake Oettinger à l’aide d’un tir vif et précis.

C’était un 7e but et 42e point de la saison pour Hutson. Son deuxième but gagnant, mais premier obtenu en prolongation.

Ce but revenait de plein droit à celui que je considère avoir été non seulement le meilleur joueur du Canadien, dimanche, mais le meilleur des deux équipes en action. En 25 présences totalisant 27 min 51 s de temps d’utilisation – il a franchi le cap des 28 minutes de jeu à trois reprises au cours du voyage qui a pris fin dimanche –, Hutson s’est imposé dans toutes les facettes du jeu.

Hutson a été le meilleur chez le Canadien à mes yeux. Mais au lendemain d’un match difficile au terme duquel ils ont subi l’affront d’un jeu blanc de 2-0 aux mains des Blues, à St. Louis, les joueurs de Martin St-Louis ont remboursé leur entraîneur-chef en lui offrant une performance collective de premier plan. Le Canadien a disputé un très fort match pour battre les Stars qui forment l’une des meilleures formations de la LNH, certainement la meilleure croisée au fil d’un voyage amorcé le 21 décembre, un voyage au cours duquel le Tricolore a amassé 10 points sur une récolte maximale de 14.

C’est énorme!

Danault : moins rapide, tout aussi efficace

Réuni à Brendan Gallagher et Zachary Bolduc, Phillip Danault a déployé les qualités qui ont poussé l’état-major à faire son acquisition malgré tous les ennuis qui ont marqué son début de saison et l’ont chassé de Los Angeles.

Danault, comme son complice Gallagher, n’a plus la vitesse de ses belles années alors qu’il pilotait le premier trio du Tricolore entre Gallagher et Tomas Tatar. Mais il a encore un flair du jeu, un sens du hockey qui lui permet de se démarquer. Et il peut remporter des mises en jeu importantes. Il a d’ailleurs gagné son duel l’opposant à Wyatt Johnston en territoire des Stars, en prolongation, et sept secondes plus tard, Hutson donnait la victoire au Canadien.

« Je suis content que Martin m’ait fait confiance. J’avais perdu une mise en jeu plus tôt en prolongation et il m’a donné la chance de me reprendre », que le vétéran joueur de centre a expliqué aux collègues présents à Dallas dimanche.

Il a aussi louangé la qualité du tir décoché par Hutson après cette mise en jeu gagnée. Une dixième pour Danault, sur les 15 qu’il a disputées (67 %). Un résultat qui a fait contrepoids aux ennuis de Nick Suzuki (3 en 14, 21 %) dans cette facette du jeu.

Danault a aussi récolté son 400e point en carrière. Comme plusieurs, il croyait avoir marqué, mais le but a finalement été décerné à Brendan Gallagher. Il faut dire que ce but a été un brin ou deux chanceux. Après le tir de la pointe décoché par Alexandre Carrier, Danault a sauté pour éviter la rondelle qui l’a malgré tout atteint. La rondelle a changé de direction pour finalement toucher le patin de Brendan Gallagher qui n’a jamais réalisé qu’il avait marqué.

« J’aurais préféré que le but lui soit accordé considérant le début de saison qu’il a connu », a indiqué Gallagher après la rencontre

Une victoire signée Montembeault

Le Canadien a disputé un fort match. Je l’ai déjà écrit. Plusieurs joueurs ont donc contribué à cette victoire importante… et un brin surprenante considérant que les Stars avaient rossé le Tricolore 7-0, à Montréal, plus tôt cette saison, que le Canadien disputait un deuxième match en moins de 24 heures après avoir effectué, en prime, l’envolée entre St. Louis et Dallas.

Oliver Kapanen a encore marqué. Il est rendu à 13 buts. Ivan Demidov lui a servi une autre passe savante sur le jeu – sa 26e de la saison – et Juraj Slafkovsky a encore joué le rôle de pierre d’assise de ce trio de jeunes qui jouent avec la confiance et l’aplomb de vétérans.

Slafkovsky a encore marqué en avantage numérique. Un huitième en supériorité numérique sur les 15 marqués après 42 matchs.

Samuel Blais a asséné 6 des 30 mises en échec distribuées par les joueurs du Tricolore.

Brendan Gallagher, qui ne ménage aucun effort, a décoché huit tirs en direction de la cage des Stars, dont quatre qui ont été repoussés par le gardien Oettinger.

Mais derrière cette équipe qui a disputé une solide performance, Samuel Montembeault a joué un rôle tout aussi important que celui de Lane Hutson.

Ou presque…

Montembeault s’est dressé devant Wyatt Johnston qui s’est présenté devant lui en échappée. Johnston, qui avait enfilé ses 21e et 22e buts plus tôt dans le match, s’est fait voler le but de la victoire et son tour du chapeau alors que Montembeault, calme et imposant devant son filet, s’est assuré de ne pas se compromettre ce qui lui a permis de faire l’arrêt avec sa jambière gauche.

« Je suis allé lui dire merci, car Johnston était mon gars et je l’avais échappé sur le jeu », a candidement reconnu Phillip Danault après la victoire. Le genre de confession plus aisée à livrer après une victoire qu’après un revers…

Plusieurs fois défié en troisième période, Montembeault s’est imposé entre autres devant Heiskanen, Rantanen et Sam Steel. Wyatt Johnston a finalement nivelé les chances 3-3 à la mi-période.

« Sans lui on ne gagne pas ce match », que Brendan Gallagher a affirmé dans le vestiaire.

Sans les arrêts de Montembeault, le match ne se serait pas rendu en prolongation que je me permets d’ajouter.

Plus important que les 24 arrêts réalisés par Montembeault – le chiffre des tirs au but n’est pas élevé, j’en conviens, mais les Stars ont obtenu huit occasions en or de marquer sur ces tirs – la capacité du gardien de ne pas se laisser abattre par un vilain premier but devrait mousser sa confiance. Celle de l’état-major et de ses coéquipiers également.

Après une sortie derrière son filet, sortie qui ne lui a pas permis de stopper la rondelle, Montembeault a été pris de vitesse par Mavrik Bourque qui l’a déjoué avec la passe du «grand tourniquet». Montembeault n’avait pas eu tout le temps nécessaire pour bien se placer et il a donné la chance à Bourque de prendre avantage sur lui et de niveler les chances 1-1.

Le fait que Montembeault ne se soit pas laissé déconcentrer, qu’il ait gardé son calme et surtout qu’il se soit racheté en volant ensuite quelques buts aux Stars – dont un vol aux dépens de Bourque – lui donnera la chance d’obtenir d’autres départs.

À moins que l’état-major ne soit plus rassuré que de nombreux amateurs – par dizaines sur les médias sociaux, les partisans étaient prêts à le soumettre au ballottage et à l’envoyer en Sibérie –, le ménage à trois impliquant Montembeault, Jakub Dobes et Jacob Fowler se poursuivra.

Mais si l’état-major considère que Montembeault peut partager le travail avec Dobes et donner une chance réelle de victoire au Tricolore à tous les matchs, Fowler pourrait bien retourner à Laval.

À moins que ce soit Dobes qui fasse le voyage en métro vers la Place Bell.

Mais bon! Il n’y a rien qui presse.

Car avec sa récolte de 10 points à ses sept derniers matchs disputés sur les patinoires ennemies, le Canadien maintient un rythme qui lui permet d’être bien ancré en séries éliminatoires.

Pourquoi alors changer une combinaison gagnante?