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Le petit guerrier s’est donné corps et âme à son retour dans les rangs

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MONTRÉAL – Le cœur de compétiteur de Brendan Gallagher a saigné en fin de semaine. Le petit guerrier n’allait cependant pas provoquer des remous avec sa situation personnelle.

Laissé de côté, samedi soir, pour la première fois en 14 saisons, Gallagher a encaissé le coup comme tous ceux qui ont ponctué sa carrière et créé sa réputation de valeureux combattant.

« Évidemment, c’est toujours décevant quand ton nom n’est pas retenu pour jouer. Mais tu essaies de mieux gérer le tout et te préparer pour le match suivant », a commenté Gallagher après la défaite contre les Ducks d’Anaheim alors qu’il a renoué avec l’action.

« Ce n’est pas une sensation agréable, mais je ne suis pas fâché. Il n’y avait rien que je pouvais faire pour changer la décision, tu dois agir comme un professionnel et te concentrer sur la partie suivante », a ajouté le vétéran de 33 ans.

Durant son parcours de 899 matchs, qui s’est amorcé en 2012-2013, Gallagher a vu une panoplie de joueurs subir le couperet. En ayant toujours le succès de son équipe à cœur, il n’était pas question qu’il devienne une distraction pour les siens.

« Tu ne veux pas en faire une grosse histoire et attirer l’attention sur toi », a noté Gallagher qui s’est appuyé sur sa femme et sa famille pour naviguer dans cette épreuve.

Bien sûr, Gallagher voulait manger les bandes contre les Ducks. Puisqu’il ne possède plus sa vitesse d’antan, Gallagher a surtout usé de combativité pour faire sentir sa présence. Son but était tout simplement de participer à une victoire.

« Je voulais surtout qu’on gagne ce match, je suis là depuis si longtemps. J’ai appris que tu connaisses une bonne ou une mauvaise journée, tu te réveilles le lendemain. Je vais jouer avec les cartes de mon jeu, c’était ma situation », a expliqué celui qui affichait quelques marques de son acharnement au visage.

Son dévouement ne l’empêche pas d’être lucide. Gallagher savait ce qui l’attendait que Martin St-Louis voulait discuter avec lui.

« Il m’a convoqué pour me parler, il n’y avait pas beaucoup à dire; tu dois l’accepter. On a tous la responsabilité d’être un bon professionnel. Je veux profiter de chaque occasion. »

—  Brendan Gallagher

St-Louis avait d’ailleurs mentionné que Gallagher gérait probablement mieux la douleur de cette décision que lui-même.

Dans le vestiaire, ses partenaires ont vanté son importance dans le groupe. Samedi soir, c’était Josh Anderson qui était émotif en parlant du sang bleu-blanc-rouge de Gallagher. Dimanche soir, ses coéquipiers évoquaient son attitude exceptionnelle et le fait qu’il est une personne extraordinaire.

Gallagher, lui, voulait démontrer qu’il peut encore aider sa troupe avec son ardeur au travail.

C’est justement ce que St-Louis a remarqué de sa part.

« Il a travaillé très fort, il a donné ce qu’il est, son côté combatif », a vanté St-Louis alors que c’était sûrement le plus beau compliment aux yeux de Gallagher.

Terminons sur une note collective. Le Canadien doit retrouver son aplomb alors qu’il lui reste 16 matchs (8 à domicile et 8 sur les patinoires adverses) à disputer. Cette urgence de gagner, c’est la nature de Gallagher.

« On n’est pas satisfaits de nos résultats, on veut tous gagner et jouer de la bonne façon. On a tous cette urgence, les résultats nous échappent, mais on ne doit pas paniquer », a résumé son coéquipier Alexandre Texier.