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L’homme des grandes occasions

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« Le CH n'est plus une proie facile à intimider »

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Apprendre à gérer un match

Apprendre à gérer un match

Marquer des buts, c’est important. Marquer des buts significatifs, c’est plus important encore. Et à ce jeu, on peut dire que Cole Caufield est l’homme des grandes occasions chez le Canadien et même autour de la LNH depuis le début de la saison.

Si vous gardez un œil sur la course au trophée Maurice-Richard, vous savez déjà que le petit Cole partage la première place avec Jack Hughes et Nathan MacKinnon. Les fers de lance des Devils et de l’Avalanche ont toutefois disputé un match de plus que Caufield pour atteindre le plateau des 10 buts.

Ce qui distingue le franc-tireur du Canadien, c’est que tous ses buts ont été significatifs et même très significatifs dans la cause de son équipe.

Je m’explique :

Huit des dix buts de Caufield ont lancé le Tricolore en avant par un but. Trois fois pour donner la victoire en prolongation; trois autres fois pour donner les devants 1-0 au Canadien. Une fois, pour donner les devants 2-1 lors du premier match à domicile contre le Kraken, une dernière pour donner les devants 4-3 au Tricolore lors de sa visite à Edmonton.

Ses neuvième et dixième buts, Caufield les a enfilés pour permettre à son équipe de créer l’égalité. Contre Nashville, en route vers une victoire de 3-2 arrachée en prolongation; à Edmonton, où la remontée amorcée par deux buts consécutifs de Caufield a été assombrie par la perte de contrôle du Tricolore en fin de troisième période.

Ce qui fait que huit des 10 buts marqués par Caufield l’ont été dans des causes gagnantes. Ça ne veut pas dire qu’il soit le seul responsable de la surprenante première place du Canadien au classement de la section Atlantique; de la plus surprenante encore première place du Tricolore au sommet de l’association Est.

Ça non! Alex Newhook et Zachary Bolduc ont permis au Canadien de prendre les devants par un but trois fois chacun en 12 matchs. Newhook et Mike Matheson ont aussi marqué en prolongation.

Mais ça démontre que Caufield a d’abord et avant tout aidé la cause de son équipe quand c’était vraiment nécessaire de le faire au lieu d’aller «têter» un but ici et un autre là dans une cause perdue depuis longtemps ou dans le cadre d’une victoire facile histoire de gonfler ses statistiques personnelles.

Ce qu’on voit arriver pas mal souvent autour de la LNH bon an, mal an.

Et si vous revenez un peu dans le temps, vous verrez que Caufield marquait déjà plus que sa part de buts significatifs l’an dernier.

Égalité en troisième période

Ce type de contribution est particulièrement important en ce début de saison cette année alors que 52 % des matchs disputés aux quatre coins de la LNH depuis le début de saison se sont retrouvés à égalité à un moment ou un autre en troisième période.

Les statisticiens de la LNH confirment ce matin que c’est le plus haut pourcentage de matchs serrés depuis les débuts de saison 20-21 et 2005-2006 alors que les taux oscillaient autour de 54 %.

Chez le Canadien, les matchs sont plus serrés encore que la moyenne autour de la LNH alors que la troupe de Martin St-Louis s’est retrouvée nez à nez, en troisième période, avec ses adversaires 10 fois en 12 rencontres… et lors des dix dernières parties.

Le fait d’être toujours restés dans le coup cette saison, au lieu de se laisser distancer par ses adversaires comme le Canadien le faisait bien trop souvent dans un passé encore récent a ouvert la porte à cinq remontées victorieuses du Tricolore depuis le début de l’année. Dont quatre en troisième période.

Ce n’est pas rien! Ça place même le Canadien au premier rang de la LNH dans les deux catégories.

Tout ça s’ajoute au fait que le Tricolore est premier dans la LNH avec ses cinq victoires arrachées en prolongation. Onze clubs n’ont pas encore gagné en prolongation cette année. Mieux encore, le Canadien est l’une des 12 équipes qui n’ont pas encore perdu en prolongation.

On verra comment Caufield, Demidov, Suzuki et compagnie se débrouilleront en tirs de barrage lorsque l’occasion se présentera. Ce qui devrait bien arriver un moment donné. Sauf que le talent, la vitesse et la complicité des joueurs du Tricolore à trois contre trois moussent grandement ses chances de victoires dès les cinq minutes d’extra.

Un joueur plus complet

La contribution de Cole Caufield aux succès du Canadien est souvent associée aux buts qu’il marque. Plus il marque, plus il est bon, plus il est adulé, plus il est important pour le Canadien.

Parce qu’il a reçu en cadeau des Dieux du hockey des mains magiques qui lui permettent de décocher des tirs aussi vifs que précis que les gardiens, même les meilleurs, peinent à stopper, c’est un brin normal que les buts soient le premier critère d’analyse du travail de Caufield.

Mais la contribution de Caufield aux succès de son équipe dépasse les buts qu’il marque. Ça se remarquait déjà un peu en fin de saison dernière, ça saute maintenant aux yeux.

Caufield ne se contente plus seulement de profiter des mains qu’il a reçues en cadeau. Il ne se contente plus de chercher les ouvertures en zone ennemie pour aller se camper et y recevoir une passe pour décocher un bon tir.

Il travaille. Et il travaille fort. Il livre des batailles pour des rondelles libres. Il va dans les coins de patinoire. Et il n’hésite plus à offrir des occasions de marquer à ses compagnons de jeu lorsque la situation s’offre à lui.

Bon! Il n’est pas encore, et ne sera sans doute jamais, un aussi bon passeur que son capitaine, son joueur de centre, son grand complice et plus grand ami Nick Suzuki.

Mais au lieu de tenter un tir alors qu’il n’a pas la moindre chance de marquer – et le petit Cole n’a pas besoin d’un gros trou pour faufiler la rondelle – Caufield se rend maintenant complice de buts marqués par ses coéquipiers.

Comme il se démène bien plus souvent qu’avant pour venir aider la cause de ses défenseurs au lieu de les regarder se débattre du haut de la ligne bleue en attente d’une chance de repartir à l’attaque.

Caufield est en voie de devenir le joueur de hockey que Martin St-Louis s’était donné le défi de créer lorsqu’il lui a fait de la place au sein de sa formation.

Marquer des buts, Cole Caufield a toujours été capable d’y arriver.

Mais maintenant, Cole Caufield prend les moyens pour marquer des buts significatifs. Des buts qui ont un impact direct sur l’issue des matchs du Canadien.

De fait, Caufield ne fait pas que marquer des buts significatifs. Il joue du hockey significatif. Et cela explique en grande partie ses succès personnels, ceux de son trio, ceux de l’attaque massive et plus encore ceux du Canadien.

Combien de temps encore le Canadien pourra flirter avec le premier rang comme il le fait encore à l’aube de la cinquième semaine dans la LNH?

Aussi longtemps que Caufield, le premier trio, et le reste de l’équipe joueront du hockey inspiré. Du hockey significatif. Du hockey de qualité. De grande qualité. Le genre de hockey qui a permis à Cole Caufield et ses coéquipiers de gagner autant de matchs serrés depuis le début de l’année.