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Quand le momentum change de bord!

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St-Louis satisfait des siens malgré le résultat

St-Louis satisfait des siens malgré le résultat

Aucune raison de paniquer

Aucune raison de paniquer

Sabres 3 - Canadiens 2

Sabres 3 - Canadiens 2

« Je pense que nous avons joué un bon match… »

« Je pense que nous avons joué un bon match… »

« Nous n'avons pas été en mesure de trouver le prochain but… »

« Nous n'avons pas été en mesure de trouver le prochain but… »

« Il faudra trouver des façons d'envoyer les rondelles au filet… »

« Il faudra trouver des façons d'envoyer les rondelles au filet… »

MONTRÉAL - Après huit minutes de jeu, tout allait bien pour les Sabres de Buffalo.

Vraiment bien!

Après l’affreuse partie de dimanche, ils dictaient le jeu. Ils contrôlaient la patinoire. Ils gagnaient les batailles pour les rondelles libres. Ils gagnaient les batailles point à la ligne.

Après une occasion de marquer obtenue par Cole Caufield dans les premières secondes de la rencontre, les Sabres ont obtenu les cinq suivantes. Et sur la cinquième, Mattias Samuelsson, venu appuyer l’attaque dans l’enclave, a donné une avance ô combien méritée aux Sabres qui jouaient à la hauteur de leur réputation.

« On venait de jouer nos huit meilleures minutes de hockey de la série. Notre début de match était excellent », a d’ailleurs confirmé l’entraîneur-chef Lindy Ruff après le match.

Tout allait tellement bien pour les Sabres – ou tellement mal pour le Canadien – que pendant une pause publicitaire qui a suivi un arrêt de jeu, les arbitres ont annoncé qu’il révisait la dernière poussée des Sabres pour déterminer si la rondelle n’avait pas franchi la ligne rouge au terme d’une poussée du jeune Konsta Helenius.

Après des délibérations interminables – la reprise démontrait pourtant bien clairement que la rondelle enfouie dans la mitaine de Jakub Dobes était bel et bien derrière la ligne rouge – le but a été accordé.

L’avance des Sabres venait de doubler. Et elle reflétait mieux encore l’allure du match… jusque-là.

Le but de Quinn méritait-il d'être refusé? À l'Antichambre, François Gagnon revient sur le but refusé aux Sabres et sur le but chanceux de Tage Thompson.

Car cette allure a viré du tout au tout quand Martin St-Louis a contesté le deuxième but des Sabres. Oui, la rondelle avait traversé la ligne rouge. Mais le Canadien, Martin St-Louis en tête, était convaincu que Jakub Dobes avait été victime d’obstruction.

C’était loin d’être évident. Une reprise démontrait que le bâton de Jack Quinn avait peut-être poussé la mitaine de Dobes derrière la ligne rouge. Mais ce n’était pas l’objet du litige.

Les deux arbitres – Kelly Sutherland et T.J. Luxmore – ont longuement débattu avec les responsables de la salle de contrôle de Toronto afin de déterminer si Konsta Helenius n’avait pas nui à Dobes en le privant de l’utilisation de son bâton au point de l’empêcher d’effectuer l’arrêt.

Ils ont finalement donné raison à St-Louis qui, avec cette décision, a fait plus pour son équipe que tous ses joueurs au fil des huit premières minutes du match.

St-Louis n’a pas levé les bras au ciel lorsque les arbitres ont annoncé la décision de refuser le deuxième but des Sabres. Il n’a pas même esquissé un petit sourire de satisfaction. Ce qu’il a fait toutefois, c’est de brasser ses joueurs en leur criant : «Let’s F…ing Go!» en marchant derrière eux.

Le coach venait de faire sa part, c’était maintenant à eux de faire la leur.

Ils ont compris le message.

St-Louis a donné du rythme à son équipe À l'Antichambre, nos panélistes discutent de la décision de Martin St-Louis de contester le but de Jack Quinn.

Car tout de suite après cette contestation gagnée, la foule et ses favoris se sont réveillés.

Deux minutes plus tard – 126 secondes pour être précis – le Canadien nivelait les chances.

De contrôlant au cours des huit premières minutes, les Sabres étaient maintenant contrôlés… genre, comme!

Ils sont tombés sur les talons. Ils sont retombés dans l’indiscipline qui a grandement contribué à les couler lors du troisième match. Jason Zucker a été chassé. Le Canadien n’a pas su en profiter. Mais le petit Cole Caufield est redevenu le grand marqueur qu’il est en donnant une avance de 2-1 au Canadien avec 13 secondes à faire pendant que Tage Thompson était au cachot.

Le vent avait tourné de bord! Le momentum aussi!

« J’étais et je suis toujours en complet désaccord avec cette décision. Notre joueur fait tout ce qu’il peut pour éviter le contact. C’est leur joueur (Kaiden Guhle) qui frappe le gardien et leur gardien va même au-devant du contact en se déplaçant sur sa droite », vociférait Lindy Ruff après la rencontre.

Dans le vestiaire des Sabres, ce sont les journalistes qui ont appris à Helenius qu’il était coupable du but refusé à son équipe dans une contestation qui a changé le cours de la période.

« C’était moi? Je ne comprends rien… », que la recrue a répondu un brin hébété.

Le retour du balancier

Secoués par la contestation qui a changé le cours de la première période, les Sabres n’ont pas abandonné.

Zach Benson a souligné son anniversaire de naissance (21 ans) en marquant, tôt en troisième et en avantage numérique en prime, son quatrième but des séries pour propulser les Sabres vers une victoire de 3-2.

Pour y arriver, ils ont d’abord dû ramener le momentum de leur côté.

Ce qu’ils ont fait à plusieurs reprises en période médiane. Excellent en relève à Alex Lyon, Ukko-Pekka Luukkonen a réalisé deux arrêts solides aux dépens de Cole Caufield au cours d’une même attaque massive du Canadien. Des arrêts qui ont contribué à regonfler ses coéquipiers.

Puis, en dégageant la rondelle en fond du territoire du Canadien, Tage Thompson a joué de chance. De beaucoup de chance. La rondelle a effectué un bon capricieux en touchant une tige qui retient des baies vitrées dans l’entrée et sortie de la resurfaceuse. La rondelle est revenue devant le filet, a frappé Dobes avant de dévier derrière lui.

Le genre de but qui n’arrive qu’une fois dans une vie…

« Je n’avais rien remarqué de spécial dans la baie vitrée. Je n’ai rien fait d’autre que de tirer la rondelle en fond du territoire. J’aimerais bien vous inventer quelque chose, mais non. J’ai été simplement chanceux », a lancé Tage Thompson.

« En fait, c’était peut-être un retour de balancier. Après la contestation en notre défaveur, après la pénalité que j’ai écopée alors qu’il (Guhle) en a mis pas mal pour impressionner les arbitres quand je l’ai frappé par-derrière en fin de première période, et d’autres qui ont été bien vendues par le Canadien – l’obstruction aux dépens de Ramus Dahlin aux dépens de Jake Evans par exemple – c’était juste normal que la chance revienne de notre côté un peu », a poursuivi le gros attaquant des Sabres qui a ainsi pu se racheter en nivelant les chances 2-2.

Samuelsson et Timmins : impériaux

La contestation en faveur du Canadien, le but chanceux de Thompson, celui de Benson en début de troisième sans oublier les gros arrêts de Luukkonen et Dobes ont contribué à faire passer le momentum du camp des Sabres à celui du Canadien et vice-versa à plusieurs reprises mardi soir.

Le travail à court d’un homme du duo Mattias Samuelsson et Conor Timmins a également privé le Canadien de le récupérer à plusieurs reprises.

Limité à un but en sept attaques massives, dont quelques-unes ont été soutenues et dangereuses, les spécialistes du Canadien se sont butés aux défenseurs des Sabres qui ont écoulé 7 min 42 s et 7 min 13 s des 11 min 6 s en supériorité numérique offerte par les Sabres au Tricolore.

C’est énorme!

C’est plus de temps d’utilisation – seulement à court d’un homme – que l’utilisation totale offerte à Luke Schenn (7 min 4 s) inséré au sein de la formation des Sabres pour apporter un peu de renfort à la ligne bleue.

C’est aussi plus de temps passé à écouler les pénalités que le temps d’utilisation total d’Arber Xhekaj (3 min 46 s) et Joe Veleno (6 min 42) qui ont été victimes du surplus d’avantages numériques obtenus par leur équipe.

En gagnant comme ils y sont arrivés face au Canadien et ses partisans, les Sabres, foi de Lindy Ruff, ont finalement «démontré leur vrai visage autant en attaque qu’en défensive.

Ils ont prouvé à ceux et celles qui les croyaient au plancher, après le troisième match et après la première période mardi, qu’ils sont encore bien vivants, bien confiants, et encore capables de gagner la série.

Une série qui se poursuivra jeudi, à Buffalo, et samedi, au Centre Bell, ou le Canadien ou les Sabres seront à une victoire de la finale de l’Est face aux Hurricanes de la Caroline ou une défaite des vacances.