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Même combat avec des atouts différents

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BROSSARD – Les atouts de Joe Veleno et Samuel Blais ne se ressemblent pas, mais leur situation est similaire; ils devront bûcher pour se tailler un poste régulier avec le Canadien.

Cet été, les deux patineurs québécois ont choisi de poursuivre leur aventure avec l’organisation du Tricolore et ils ont chacun des choses à prouver pour réussir leur mission.

La saison dernière, Veleno a vu son utilisation et sa progression chuter.

Quant à Blais, il a dû se contenter d’une année dans la Ligue américaine.

« Ça faisait cinq ans que j’étais dans la LNH sans retourner dans la Ligue américaine. C’est sûr qu’au début, ce n’était pas facile mentalement », a reconnu le gaucher de 29 ans.

Pour n’importe quel athlète, l’orgueil en prend un coup.

« Ouais, c’est dur, mais tu dois traverser cette épreuve. J’ai été un bon vétéran, j’ai voulu leur montrer aux jeunes ce que ça prend pour gagner », a noté Blais.

Son approche a été payante puisqu’il a aidé les Canucks d’Abbotsford à remporter le championnat de la LAH. Durant cette saison sous les ordres de Manny Malhotra, il a également retrouvé le plaisir de jouer au hockey.

La définition d’un pas de recul pour mieux avancer.

« À 100%, ça ne fonctionne pas toujours comme tu veux. C’est difficile de jouer dans la LNH, il y a toujours de nouveaux joueurs qui arrivent. Je suis prêt à démontrer ce que je peux accomplir », a confirmé le gaucher de six pieds deux pouces et 206 livres.

Au moment de son embauche, le directeur général Kent Hughes avait mentionné qu’il s’attendait à ce qu’il commence la saison à Montréal. Jeudi, pour le premier entraînement, il a patiné sur un trio qui n’était pas composé de joueurs réguliers. Le même sort a été réservé à Veleno alors que les deux devront mêler les cartes.

« Dans un camp, plusieurs choses peuvent survenir. Mais je veux commencer la saison à Montréal et je veux me tailler une place. J’ai encore du bon hockey à donner », a répondu Blais.

Dans son cas, c’est évidemment son jeu physique qui a attiré le clan montréalais. Lors de ses meilleures années avec les Blues, c’était sa force et il a déployé ce style dans la Ligue américaine.

« Je me sens bien, j’ai été très physique en séries et je me sens bien », a indiqué le patineur originaire de Montmagny.

Les leçons tirées en séries contre les Capitals devraient aider Blais à pouvoir prouver sa valeur. Particulièrement contre certaines équipes, le CH risque de vouloir se munir de son physique imposant.

La saison dernière, son grand ami Alex Barré-Boulet n’a pas réussi à s’établir avec le Canadien. Blais espère y parvenir avec l’équipe préférée de son enfance.

« Quand l’offre est arrivée le 1er juillet, je n’ai pas pensé attendre d’autres appels, je suis vraiment content d’être dans l’organisation », a précisé celui qui adorait Carey Price.

« J’ai retrouvé ma game et le plaisir de jouer » Samuel Blais s'est adressé aux médias à l'ouverture du camp d'entraînement des Canadiens.

Un potentiel inexploité pour Veleno ?

À 25 ans, avec 306 matchs au compteur dans la LNH, Veleno est d’avis qu’il peut encore progresser.

« J’ai du potentiel inexploité. J’ai beaucoup travaillé cet été en regardant les gars qui sont très talentueux comme (Ivan) Demidov et (Patrik) Laine. J’ai appris d’eux et j’ai plus de confiance dans mon jeu cette fois-ci », a affirmé Veleno.

Jusqu’à présent, Veleno n’est pas parvenu à exercer un rôle d’impact dans le circuit Bettman. Repêché en première ronde pour son talent offensif, son physique et son aisance sur patins, Veleno a dû se contenter d’un rôle plus effacé.

« Parfois, tu dois modifier ton jeu en arrivant dans la LNH. Je n’avais pas le même rôle que dans le junior. Je devais aider autrement que de compter des buts. »

Derrière Nick Suzuki, on ne peut pas dire que le Canadien regorge de munitions établies au centre. Kirby Dach tentera, à nouveau, de s’approprier ce poste sur le deuxième trio tandis que Jake Evans et Alex Newhook pourraient compléter le portrait. Les autres options à moyen terme s’articulent autour d’Owen Beck, Oliver Kapanen et Zachary Bolduc avant l’arrivée de Michael Hage.

Bien sûr, Veleno a donc cerné une ouverture pour lui à Montréal.

« C’est sûr, c’est un des éléments que j’ai vus en signant avec le Canadien. J’ai vu ça comme une belle opportunité. Je suis un centre naturel qui est capable de jouer comme ailier », a-t-il mentionné.

Avec les inévitables blessures, ce serait étonnant que Veleno n’obtienne pas une véritable audition au centre cette saison.