MONTRÉAL – Qui gagnera le sixième poste de défenseur chez les Canadiens de Montréal? Chose certaine, ça devrait jouer plus dur, cette année, entre David Reinbacher, Jayden Struble, Arber Xhekaj et Adam Engström.
« Ce sera ma cinquième saison (avec le CH) et, en raison de la progression, la compétition est de plus en plus intense chaque année », a convenu Stéphane Robidas qui chapeaute les défenseurs du Tricolore.
« Ça se remarque dans les performances de l’équipe aussi. On a plus de profondeur, les dirigeants ont fait un excellent travail pour ajouter des joueurs et de bons espoirs. Comme entraîneur, c’est toujours plaisant », a-t-il ajouté.
Naturellement, en raison des attentes à son égard, les regards seront dirigés vers Reinbacher qui rêve d’une saison en santé pour démontrer sa progression.
« Sa deuxième moitié de saison a été beaucoup mieux que la première. Dans les réunions de fin d’année, c’était un joueur qui voulait jouer dans la LNH. Il ne veut pas passer encore plusieurs années dans la Ligue américaine donc je pense qu’il est réceptif. J’espère qu’il a connu un bon été, on le verra au camp d’entraînement », a décrit Francis Bouillon, entraîneur au développement des joueurs chez les Canadiens.
Durant toute leur carrière, Robidas et Bouillon ont laissé parler leur jeu pour confondre les sceptiques. Une approche idéale pour Reinbacher d’autant plus qu’il possède un grand talent.
« Parfois, des gars se présentent au camp d’entraînement et font bonne impression. On a quand même plusieurs défenseurs établis et on est contents de notre brigade défensive. De bons jeunes s’en viennent et ils sont proches de cogner à la porte de la LNH, ce sera intéressant de voir le camp », a noté Robidas.
Ça reviendra à Struble et Xhekaj, qui détiennent plus d’expérience, de bien composer avec cette réalité. Pour Xhekaj, ça s’ajoute au fait que les négociations de contrat se poursuivent.
« Quand on parle de devenir un pro, Arber a beaucoup progressé durant la dernière année, j’ai vu une grosse évolution. Il est fier de jouer pour le Canadien de Montréal, ça lui tient à cœur et il veut aider l’équipe à gagner. Je suis quand même confiant, je pense que les choses vont se régler pour le mieux pour lui et notre équipe », a indiqué Robidas.
Hutson en route vers un éventuel trophée Norris?
Les deux spécialistes des défenseurs ont vu Lane Hutson se hisser dans le top-10 de cette position à travers la LNH.
Éventuellement, « tout est possible » pour Hutson selon Robidas lorsque le trophée Norris, remis au défenseur par excellence, est évoqué.
La recherche pour dénicher un défenseur droitier pour appuyer Hutson n’a pas été fructueuse. Il n’est donc pas impossible que Hutson doive encore disputer plusieurs matchs sur le flanc droit.
« Lane a démontré qu’il est capable de jouer à gauche et à droite. Ensuite, ça dépend toujours des décisions du groupe d’entraîneurs pour que ce soit bénéfique pour l’équipe », a déclaré Robidas.
La guigne de la deuxième année, Hutson s’en est moquée. Quand il a quitté son équipe après l’élimination en finale d’association, il n’est pas reparti avec une longue liste de choses à améliorer.
« Le joueur parfait, il n’existe pas. Il y a toujours un petit quelque chose à améliorer. Les entraîneurs, on essaie de guider les joueurs pour que notre jeu collectif progresse dans le but d’avoir la meilleure cohésion possible », a ciblé Robidas.
L’expérience de Lalonde, l’expertise de Jacob
Chez le Canadien, Derek Lalonde a comblé le départ de Trevor Letowski parmi les adjoints de Martin St-Louis. Chez le Rocket de Laval, Daniel Jacob a succédé à Pascal Vincent qui a retrouvé du boulot dans la LNH.
« C’est plate de perdre Pascal, un coach d’expérience, qui a accompli de belles choses. Mais Daniel, je le côtoie depuis plusieurs années déjà, c’est un bon enseignant et il comprend les jeunes, il va être excellent pour les aider à évoluer dans leur développement », a exposé Bouillon.
« Derek a beaucoup d’expérience dans le coaching, il possède de belles connaissances et c’est une bonne personne pour lui avoir déjà parlé à quelques reprises. C’est une excellente acquisition pour notre équipe », a soutenu Robidas.
Bouillon et Robidas ont effectué leurs premiers coups de patin avec le Canadien en 1999. Ils n’ont jamais vu un bassin aussi talentueux.
« On voit l’équipe pousser et les jeunes joueurs qui arrivent ont beaucoup de talent, ils sont contents de jouer ensemble et ils signent des contrats à long terme parce qu’ils veulent rester avec les Canadiens. Même dans mon temps, on n’a jamais vu autant de talent que ça », a évoqué Bouillon qui a déjà hâte à l’arrivée éventuelle de Gleb Pugachyov et son aspect « papier sablé ».





