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« Phil, il vieillit, mais il “fly” » - Alexandre Carrier

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Suivez le match préparatoire au Centre Bell entre les Sénateurs et les Canadiens, samedi soir dès 19 heures, sur les ondes de RDS et au RDS.ca.

BROSSARD – Le désavantage numérique présentera une nouvelle approche cette saison et Phillip Danault sera l’un des piliers de cette unité. « J’aime ça l’écoeurer en lui disant qu’il a presque 40 ans, mais qu’il fly encore sur la glace. »

Cette taquinerie provient d’Alexandre Carrier. La blague devient encore plus drôle quand on précise que Danault n’est âgé que de 33 ans tandis que Carrier rejoindra la trentaine dès le 8 octobre.

Mais le point, c’est surtout que Danault devrait connaître une année plus facile ayant été rapatrié chez le Tricolore au milieu de la saison précédente.

« C’est sûr que d’arriver pendant la saison, c’est complètement différent. Je trouve que Phil, il vieillit, mais il fly. Je lui ai souvent dit que je trouvais qu’il est vraiment rapide et déterminé. En séries, on a vu un Phil différent et ç’a paru aussi dans le vestiaire. C’est un gars qui a tellement d’expérience. Tu vois qu’il est pas mal plus à l’aise », a décrit Carrier avec plus de sérieux.

On arrive au sujet principal, l’expérience de Danault l’aidera à s’ajuster au nouveau déploiement, plus agressif, de l’infériorité numérique avec l’arrivée de Derek Lalonde parmi le personnel d’entraîneurs.

Cette approche exige que les attaquants, particulièrement, soient plus rapides pour imposer de la pression sur le club adverse. À première vue, ce plan peut sembler plus complexe à appliquer, mais Danault ne partageait pas cet avis.

« On va voir pendant les prochains matchs, mais je ne pense pas. Même que je trouve que c’est plus naturel. Je te dirais qu’il y a moins de zones grises. Tu penses un petit peu moins. Il y aura encore beaucoup d’ajustements, mais j’aime ce début. »

—  Phillip Danault

« C’est ça (les zones grises) que tu essaies de réduire un petit peu. Il y a bien des manières de le faire, on se concentre là-dessus. Il faut être connectés ensemble », a convenu l’entraîneur Martin St-Louis.

La saison dernière, le CH a terminé au 18e rang en infériorité numérique. Sans que ce soit mauvais, dans une division aussi compétitive que celle du Tricolore, un meilleur rendement pourrait augmenter la récolte de victoires.

Évidemment, cette pression s’applique de manière réfléchie. Car on se souvient, dans un passé pas si lointain, que les Canadiens avaient déjà prôné un désavantage numérique plus agressif sans que ce soit un succès.

« Si l’autre équipe contrôle parfaitement la rondelle, on ne va pas imposer de pression pour rien non plus à ce moment. Tu ne veux pas te faire battre n’importe où. On veut faire penser nos adversaires un peu plus. En début d’année, tout le monde est un peu rouillé donc on peut tenter d’en tirer avantage », a soumis Danault.

Avec un système imposant plus de pression, le CH semble vouloir employer plus d’attaquants en infériorité numérique. Vendredi, les trois duos étaient formés par Danault et Josh Anderson, Jake Evans et Chris Kreider ainsi qu’Alex Newhook et Oliver Kapanen. Nick Suzuki s’ajoute à ce portrait, mais tout dépendra de son utilisation à cinq contre cinq et en avantage numérique.

Kreider est donc le nouveau du groupe, mais il a déjà utilisé un tel système.

« Il faut être à l’unisson. Le camp est plus court, on aurait obtenu plus de répétitions sinon. Ça exige de la communication et on essaie d’y arriver rapidement étant donné que les unités d’avantage numérique évoluent souvent ensemble depuis un certain temps comme c’est le cas à Montréal », a indiqué Kreider.

Moins de « zones grises » sur le D.N. Phillip Danault et ses coéquipiers employés sur le désavantage numérique doivent s’habituer à une nouvelle façon de faire cette saison.

« On ne réinvente pas la roue »

À la veille des deux derniers matchs préparatoires, St-Louis n’était pas le plus jasant. De toute évidence, il ne voulait pas créer une grosse histoire avec les ajustements en désavantage numérique.

« Ce n’est pas comme si on réinvente la roue. Ce système est beaucoup utilisé dans la ligue. Puis il y a des gars qui ont déjà joué ce système. Il faut juste que le groupe soit sur la même longueur d’onde. »

—  Martin St-Louis

« Il faut choisir nos opportunités. Tu ne peux pas y aller tout le temps parce que les gars sont tellement bons, ils vont trouver les lignes de passe. Quand un joueur fonce, il faut que tout le monde le suive. Je pense que ce sera bon pour notre groupe », a mentionné le défenseur Alexandre Carrier.

Sans surprise, il reste du peaufinage à exécuter et Lalonde a multiplié les conseils sur un ton très pédagogique.

« On se complète très bien. On voit les choses pas mal de la même manière. On aime communiquer et Derek est un excellent enseignant. On a eu amplement de temps cet été pour que son intégration ne soit pas un enjeu. Le plus gros défi, ce n’est pas le système ou les débats sur notre façon de jouer, c’est plus de connaître ses joueurs et ça exige du temps », a témoigné St-Louis.

« Phil, il vieillit, mais il "fly"! » Phillip Danault a beau approcher la quarantaine, il en a encore dedans, apprécie son coéquipier Alexandre Carrier.

Guhle retrouve ses coéquipiers

En terminant, Kaiden Guhle s’est entraîné pour la première fois avec ses coéquipiers depuis sa dernière opération.

Selon les informations fournies à la mi-septembre, Guhle devrait disputer ses premières parties dans la semaine du 12 ou du 19 octobre.

St-Louis ignorait si Guhle pouvait devancer cet échéancier.

« Aucune idée. Je sais qu’il ne devrait probablement pas entamer la saison. Je n’étais pas surpris ou surpris. On m’a dit Kaiden va patiner aujourd’hui, mais ça ne veut pas dire que je pose 40 questions pour savoir quand il jouera. Il suit son processus et j’ai confiance en notre groupe médical », a déclaré l’entraîneur.