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Price au Temple : « C’est complètement mérité » selon Théo

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Présent au Sportium de Sainte-Catherine pour le retrait de son chandail no 35 par les Riverains du Collège Charles-Lemoyne au niveau M18 AAA, l’ancien portier des Canadiens de Montréal José Théodore en a profité pour parler avec notre collègue Gabriel Bouchard à propos de l’intronisation prochaine au Temple de la renommée du hockey d’un autre ancien gardien du Tricolore, Carey Price.

Si les deux hommes masqués ont pu profiter de l’appui de la foule du Centre Bell, seul Price a pu y passer l’ensemble de sa carrière.

« C’est mérité parce que, premièrement, le fait qu’il ait joué toute sa carrière avec la même organisation – et on peut en nommer des grands comme Guy Lafleur, Patrick Roy, PK Subban – c’est rare », a reconnu Théodore qui a également joué au Colorado, à Washington, au Minnesota et en Floride.

« J’ai eu la chance de le côtoyer à son premier camp d’entraînement parce que je faisais encore partie du Canadien, puis il était un jeune de 18 ans. Je voyais qu’il avait vraiment un talent exceptionnel et qu’il était un peu comme un diamant qu’il ne restait qu’à polir un petit peu. Ce qu’il a accompli, c’est pleinement mérité, puis il a été un modèle pour plusieurs jeunes et c’est une bonne personne. Pour moi, c’est pleinement mérité », a-t-il ajouté.

Price deviendra d’ailleurs le neuvième gardien ayant porté le chandail de la Sainte-Flanelle à être intronisé au Temple après Georges Vézina (1945), George Hainsworth (1961), Bill Durnan (1964), Jacques Plante (1978), Lorne « Gump » Worsley (1980), Ken Dryden (1983), Tony Esposito (1988) et Patrick Roy (2006).

« Je ne peux pas dire [qu’il est] le plus grand parce qu’on a eu; on a eu Roy, on a eu Plante, on en a eu [des bons gardiens], mais il fait certainement partie du top-3 à 5 des meilleurs gardiens de l’organisation sans aucun doute », a avoué Théodore.

« Carey a fait des choses exceptionnelles pour le club et c’est la longévité qui m’impressionne le plus, parce que ce n’est pas facile jouer pour le même club pendant aussi longtemps, encore moins à Montréal. On sait qu’on est très émotif et ça change rapidement, mais le fait qu’il ait été capable de se démarquer soir après soir ça lui revient pleinement », a réitéré celui qui avait rendu célèbre la tuque lors de la toute première Classique Héritage de l’histoire de la LNH en 2003.

Un retrait de chandail qui fait plaisir

Bien que l’honneur de voir son numéro être retiré par l’équipe avec laquelle il a joué une partie de son parcours de hockey mineur peut sembler inférieur à celle de faire son entrée au Temple de la renommée du hockey, il n’est pas moins spécial pour Théodore.

José Théodore avec son chandail retiré
José Théodore avec son chandail retiré José Théodore avec son chandail retiré (RDS)

« Quand tu te fais appeler après ta carrière avec des honneurs ou quoique ce soit, ça fait quasiment plus plaisir parce que tu réalises que tu as accompli quelque chose », a mentionné l’ancien portier maintenant âgé de 50 ans.

« Puis, être ici avec mes anciens coéquipiers, ma mère est ici, mes amis sont ici. J’ai eu la chance de rencontrer les jeunes dans la chambre, de leur faire un petit discours pour leur dire que le temps présent passe vite, appréciez-le. Je donnerais tout ce que j’ai pour retourner à 15 ans, pouvoir garder les buts et revivre le processus pour arriver dans la LNH. »

« Pour moi, ce sont de beaux souvenirs et un peu de nostalgie aussi. À chaque fois que tu vois les joueurs et que tu es dans l’entourage d’une chambre de hockey, c’est comme être à la maison, c’est comme si c’était hier », a-t-il conclu.