Même si le Canadien a été dominé sur plusieurs fronts par des Sénateurs d’Ottawa qui avaient décidé de jouer au hockey, samedi soir, au Centre Bell, Martin St-Louis assure être fier du camp qui a pris fin sur un revers de 3-1.
L’entraîneur-chef a même assuré que son équipe vient de connaître son meilleur camp depuis son arrivée à la barre et qu’elle est mieux préparée à entreprendre la saison qui débutera mercredi à Toronto.
Je m’attendais pourtant à ce que St-Louis soit un brin déçu après le match.
Pas à cause du score, ça non.
Je m’attendais toutefois à ce que le coach ait été agacé par le fait que ses joueurs ont perdu la grande majorité des batailles pour les rondelles libres, la grande majorité des batailles le long des bandes, qu’ils ont embourbés par l’efficacité de l’échec avant des Sénateurs qui ont dicté l’allure de la rencontre bien plus que le Canadien ne l’a fait.
Mais non!
Il faut croire que St-Louis, comme tout le monde autour de lui à commencer par ses joueurs, était tellement heureux de mettre un terme à un camp d’entraînement trop long, qu’il était hors de question de laisser les lacunes relevées lors de la partie étioler son plaisir.
On peut le comprendre...
Kapanen et Veleno avec le grand club?
Derrière des vétérans qui n’avaient rien à cirer du match de samedi, les Joe Veleno, Samuel Blais, Owen Beck, Florian Xhekaj et Adam Engström devaient impressionner les membres de l’état-major afin de maximiser leurs chances de rester avec le grand club.
Samuel Blais a saisi l’occasion. Pour la première fois depuis le début du camp, le gros et robuste québécois a fait sentir sa présence. Il a été impliqué du début à la fin de rencontre. Il a distribué de solides coups d’épaule et il a été l’un des rares à s’imposer devant la cage adverse.
Si Blais avait joué de cette façon chaque fois qu’il a été utilisé, j’aurais misé sur sa chance de se tailler une place avec le grand club.
À moins que Zachary Bolduc, handicapé par une légère blessure, ne soit pas en mesure de reprendre le travail régulier et d’amorcer la saison, j’ai bien l’impression que c’est à Laval que Samuel Blais se retrouvera.
Il devra d’abord être soumis au ballottage. Ce qui ne devrait être qu’une formalité.
Un deuxième facteur mine les chances de Blais de rester à Montréal: la préférence de Martin St-Louis de compter sur seulement un attaquant et un défenseur de surplus.
« C’est plus facile d’expliquer à un attaquant plutôt qu’à deux pourquoi il ne joue pas », a candidement admis l’entraîneur-chef.
Cette remarque de Saint-Louis a donné des indications quant aux plans du Canadien. Des indications qui seront confirmées, ou non, en matinée dimanche alors que l’état-major effectuera ses dernières rétrogradations.
Laissé de côté samedi soir après avoir été louangé par son entraîneur-chef, Oliver Kapanen semble déjà faire partie des 12 attaquants réguliers qui amorceront la saison.
Parce qu’il a offert une autre solide performance samedi, parce qu’il a démontré une polyvalence qui milite grandement en sa faveur, Joe Veleno devrait être selon moi le 13e attaquant.
Ça voudrait dire que la direction veut voir Owen Beck et Florian Xhekaj multiplier les minutes d’utilisation avec le Rocket et poursuivre un développement qui pourrait rapporter des dividendes l’an prochain.
Engström : premier défenseur rappelé
La qualité du jeu d’Adam Engström depuis le début du camp d’entraînement devrait lui valoir une place dans le vestiaire du Canadien.
S’il se retrouve à Laval, dimanche matin, ce sera parce que Martin St-Louis et l’état-major ne veulent garder qu’un arrière en surplus. Un rôle que s’échangeront Jayden Struble et Arber Xhekaj.
Mais Laval, c’est très près de Montréal. Au sens propre – 18 stations de métro séparent le Centre Bell de la Place Bell – comme au sens figuré dans le cas du défenseur suédois qui sera sans l’ombre d’un doute le premier arrière appelé en renfort en cas de besoin.
« Il a tout pour connaître une longue carrière dans la Ligue nationale », a d’ailleurs commenté Martin Saint-Louis en guise d’analyse sur les performances de son jeune défenseur suédois depuis le début du camp.
Si Engström poursuit sa progression au rythme actuel, il pourrait ne pas avoir à attendre d’éventuelles blessures pour venir s’installer dans le vestiaire du Canadien. Car il pourrait forcer la main à l’état-major de se départir d’un autre défenseur pour lui faire une place.
À suivre...
Dach, Dobson, Laine
Je l’ai déjà écrit et je l’écris encore ce matin que le vrai camp d’entraînement de Kirby Dach débutera mercredi soir à Toronto.
L’énigmatique joueur de centre aurait pu aider sa cause en offrant de meilleures performances en matchs préparatoires. Il faut croire qu’il se ménage pour les vraies auditions.
On pourrait en dire autant de Noah Dobson.
Sans être mauvais, Dobson n’a pas offert le genre de performances attendues depuis son acquisition et sa mise sous contrat à gros prix : huit saisons à une moyenne salariale annuelle de 9,5 millions $.
Bien hâte de le voir se mettre en mode saison régulière.
Bien hâte aussi de voir quel genre d’utilisation héritera finalement Patrik Laine en début de saison. Et surtout, quel niveau de patience lui offrira Martin St-Louis.
Eller : entrée réussie
Les Sénateurs d’Ottawa ont disputé un bien meilleur match samedi qu’ils ne l’avaient fait mardi à Québec.
Cette partie a servi de rampe de lancement pour Lars Eller. Débarqué à Ottawa avec un contrat d’une saison en poche, l’ancien du Canadien disputait un premier match dans l’uniforme de sa nouvelle équipe.
« Considérant que je n’avais pas joué depuis le mois de mai dernier, je dirais que les choses ont mieux été que ce que j’anticipais », a reconnu Eller qui a subi une intervention chirurgicale à l’abdomen en juillet dernier.
« Ce n’est qu’une première étape pour moi, mais je suis heureux d’avoir pu disputer au moins une partie significative pour démontrer ce que je peux faire », a ajouté Eller qui a scellé l’issue du match en marquant dans un filet désert.
Eller a aussi décoché huit tirs – cinq cadrés – en direction de Samuel Montembeault en plus de remporter 11 des 16 mises en jeu qu’il a disputées.
Travis Green, qui a profité du retour de Lars Eller à Montréal, pour lui offrir une place au sein de la formation partante, était grandement satisfait de la performance offerte par son nouveau joueur de centre.
« Avec tout ce qu’il a accompli ce soir, je n’ai clairement pas besoin de plus d’échantillon pour me convaincre qu’il a sa place avec nous et qu’il est capable d’aider notre équipe », a conclu l’entraîneur-chef des Sénateurs.
À l’image du Canadien – avec des matchs à Toronto, Detroit et Chicago – les Sénateurs amorceront leur saison sur la route. Ils effectueront une virée rapide en Floride en visant le Lightning jeudi et les Panthers deux jours plus tard.



