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Slafkovsky : de petit… à grand frère!

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Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov

MONTRÉAL - Malgré sa stature de géant, Juraj Slafkovsky remplissait le rôle du petit frère au sein du premier trio du Canadien.

Le voici maintenant appelé à remplir le rôle de grand frère alors que Martin St-Louis lui a donné le mandat de faire grandir Ivan Demidov et Oliver Kapanen au sein du deuxième trio.

Un mandat que Slafkovsky a accepté avec le sourire alors qu’on a souvent vu des joueurs rechigner pour ne pas dire carrément bouder après une exclusion du «premier trio».

Ce qui est tout à l’honneur du Slovaque.

Un rôle que Slafkovsky a rempli avec brio lundi soir alors qu’il a orchestré une séquence en zone ennemie qui a mené au but d’Oliver Kapanen qui a permis au Canadien de niveler les chances 1-1 en début de deuxième période. Alors qu’il a permis au trio des jeunes, ainsi regroupés en raison des blessures à Alex Newhook et Kirby Dach, d’être le plus dangereux du Tricolore du début à la fin de la rencontre. De former un deuxième trio digne de ce rang.

Et ça, c’est le fait saillant le plus positif à tirer du match opposant le Canadien au Blue Jackets lundi soir. Du moins, à mes yeux.

Plus que la remontée de dernière minute qui a permis au Canadien d’atténuer les conséquences d’un quatrième revers de suite?

Oui!

Plus que de rentrer de Columbus avec un précieux point au classement qui permet au Tricolore de rester dans le top trois de la section atlantique au lieu de se réveiller au huitième rang vers lequel il aurait glissé s’il avait perdu en temps réglementaire?

Encore oui!

Car ce nouveau trio permet de mieux partager le punch offensif du Canadien. Ce qui compliquera, si ce deuxième trio est capable de répéter au fil des prochains matchs les actions positives qu’il a multipliées lundi, le travail défensif des adversaires du Tricolore.

Depuis le début de la saison, les chances de victoire du Canadien reposaient en grande partie sur les performances du premier trio et des spécialistes de l’attaque massive.

La contribution soutenue d’un solide deuxième trio serait donc plus que la bienvenue.

«Je ne sais pas combien de temps Martin voudra maintenir l’expérience tentée ce soir, mais ça me plaît beaucoup d’avoir à remplir le rôle qu’il m’a confié. Et oui, je me sens prêt et en mesure d’être le joueur qui donne le ton au trio au sein duquel j’évolue», que Slafkovsky a lancé avec enthousiasme aux collègues qui l’interrogeaient dans le vestiaire du Canadien après la défaite de 4-3 encaissée en fusillade.

Il faut dire qu’avoir l’occasion de jouer en compagnie d’Ivan Demidov peut facilement se traduire par une forte injection d’enthousiasme…

Depuis le temps que le Canadien et ses partisans se demandent si Kirby Dach peut remplir le rôle de pivot d’un deuxième trio, il serait ironique de voir que la blessure qui le chasse une fois encore de la formation permet finalement de trouver une solution qui pourrait devenir «la» solution!

Une chance en or pour Bolduc

Flanqués de Zachary Bolduc qui obtient une occasion en or de prouver qu’il peut aider la cause du Canadien au sein du premier trio, Nick Suzuki et Cole Caufield ont eu les meilleurs éléments défensifs des Blue Jackets dans le visage chaque fois qu’ils posaient les patins sur la patinoire.

Caufield a récolté une passe sur le but de Lane Hutson qui a nivelé les chances avec 79 secondes à faire en troisième période et pousser le match en prolongation, puis en tirs de barrage. Une séance de tirs de barrage dont le Canadien est sorti perdant pour une deuxième fois de suite cette saison.

Mais le trio de Suzuki a connu une soirée plus difficile que celui de Slafkovsky qui avait la chance de croiser des joueurs plus perméables en défensive. Et Slafkovsky a eu un ascendant bien plus positif au sein de son nouveau trio que Bolduc au sein du trio de Suzuki.

Il faudra donner au Québécois le temps d’apprivoiser son nouveau rôle et de développer un brin ou deux de complicités avec des joueurs plus imprévisibles que ses anciens compagnons de trio qui se concentraient davantage sur leurs responsabilités défensives que sur l’importance de générer de l’attaque.

Ce que Bolduc est en mesure de faire comme il l’a prouvé avec ses 13 buts marqués, ses 18 points récoltés et les solides mises en échec qu’il a distribuées lors des 24 derniers matchs de la saison des Blues de St.Louis l’an dernier.

Cela dit, comme on le voit souvent à Edmonton où Connor McDavid et Leon Draisaitl sont réunis lorsque les Oilers ont besoin de l’arme nucléaire pour relancer leur attaque, la mutation de Slafkovsky au sein d’un «deuxième trio» ne ferme pas la porte à un retour du Slovaque avec le duo Suzuki-Caufield de temps à autre.

On l’a d’ailleurs vu en fin de rencontre lundi alors que Slafkovsky a rejoint le premier trio et contribué au but égalisateur en nuisant au travail du gardien Jet Greaves devant qui il s’était campé. On a cru pendant un bon moment que Slafkovsky avait fait dévier la rondelle tirée par Hutson.

Entre les lignes

  • Le Canadien a freiné, du moins temporairement, sa séquence d’insuccès en avantage numérique (0 en 17 lors de ses cinq derniers matchs) alors qu’il n’a pas obtenu une seule attaque massive lundi soir à Columbus…
  • Le Canadien a profité d’un brin, peut-être même deux, de clémence de la part des arbitres pour niveler les chances en fin de rencontre. Car avant que Martin St-Louis ne rappelle Jakub Dobes au banc à la faveur d’un sixième attaquant, Brendan Gallagher a évité le cachot malgré le fait qu’il avait clairement atteint Miles Wood au visage avec un bâton élevé…
  • Parlant des arbitres, ils ont refusé un but au Canadien et avaient non seulement une, mais bien deux bonnes raisons de le faire. La rondelle s’est retrouvée dans le fond du filet après avoir été déviée par un officiel. Ce qui contrevient au règlement 78,5 iii. Le but a également été refusé en accord avec le règlement 83,4 qui stipule qu’une équipe ne peut marquer alors que la rondelle est entrée en zone ennemie en situation de hors-jeu à retardement et qu’elle n’a ensuite jamais été touchée par un rival…
  • L’ajout des six tirs obtenus lors de la période de prolongation a permis au Canadien d’obtenir 32 tirs cadrés et d’ainsi égaler son plus haut total à ce chapitre cette saison.  C’était la première fois depuis cette soirée de 32 tirs – le 20 octobre dans une victoire de 4-2 aux dépens des Sabres de Buffalo – que le Canadien fracassait la barre des 30 tirs jusqu’ici cette saison. Un «exploit» qu’il a réussi quatre fois seulement après 19 matchs disputés cette saison…