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Un Gallagher émotif doit se trouver « une nouvelle maison »

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« L'équipe a toujours été derrière moi »

« L'équipe a toujours été derrière moi »

« J'étais nul en séries, aussi simple que ça »

« J'étais nul en séries, aussi simple que ça »

« Je me mettais trop de pression, j'étais trop dans ma tête »

« Je me mettais trop de pression, j'étais trop dans ma tête »

« L'équipe doit simplement être meilleure, point final »

« L'équipe doit simplement être meilleure, point final »

« D'être si près, mais si loin aussi, c'est une bonne chose »

« D'être si près, mais si loin aussi, c'est une bonne chose »

« On a encore du travail à faire pour ajouter à notre équipe »

« On a encore du travail à faire pour ajouter à notre équipe »

MONTRÉAL – Lorsqu’il a évincé Brendan Gallagher de sa formation pour la première fois, en mars, Martin St-Louis a résumé ainsi la conversation qu’il avait eue avec son vétéran pour lui expliquer sa décision : « Je pense qu’il l’a mieux pris que moi. »

Lundi, personne n’a eu plus de difficulté que Gallagher à affronter la réalité au bilan de fin de saison du Canadien.

Le cœur broyé, Gallagher a dû prendre congé des journalistes pendant quelques instants pour aller essuyer ses larmes et trouver la force de continuer ce qui a vite pris la forme d’adieux.

Ce qui l’a fait craquer : une pensée pour sa mère, décédée l’année dernière. « La façon dont les gars m’ont appuyé quand ça m’est arrivé, honnêtement, c’est l’un des moments dont je suis le plus fier », a-t-il expliqué à son retour devant les caméras.

« L'équipe a toujours été derrière moi » Propos de Brendan Gallagher lors du bilan des Canadiens de Montréal, lundi.

Ces gars, Gallagher est encore en train de faire la paix avec le fait qu’il ne les reverra pas à la fin de l’été quand l’équipe se regroupera à Brossard pour le début d’une nouvelle saison. Le vétéran de 34 ans, pour qui Montréal est devenu la ville adoptive en 2012, n’a été utilisé que pendant trois matchs des dernières séries – les trois derniers de la confrontation contre le Lightning de Tampa Bay.

C’était écrit dans le ciel que la fin approchait pour lui dans la ville où tout a commencé.

« C’était dur. J’avais l’impression que j’aurais pu aider. Malheureusement, je n’ai pas eu la chance de le démontrer. Les gars se sont battu, ils ont fait tout ce qui était possible. J’aurais aimé pouvoir les aider. »

Avec 911 matchs de saison régulière et 79 autres de séries éliminatoires au compteur, Gallagher arrive à la fin de la course. Son corps a été hypothéqué par de nombreuses blessures dans les dernières années. Visiblement, il lui est de plus en plus difficile de coller au style de jeu autour duquel il a bâti son identité durant une carrière inespérée.

Mais il veut poursuivre sa carrière.

« Je peux continuer à jouer. Je ne sens pas que c’est la fin pour moi. On ne sait jamais combien d’années il nous reste, mais j’ai encore beaucoup à donner. C’est juste que je dois me rendre à l’évidence que je n’aurai pas l’occasion de le faire ici. Je dois me trouver une nouvelle maison, un nouvel endroit où je pourrai continuer à être le joueur que je suis. »

Le contrat de Gallagher est valide pour une autre saison à une valeur de 6,5 M$ sur la masse salariale. En conférence de presse, le directeur général Kent Hughes a été évasif sur la décision qui l’attendait dans ce dossier, se contentant de dire qu’il le gérerait avec le respect que le joueur mérite.

« C’est ma décision, mais une décision que je n’ai pas vraiment le choix de prendre, a dit Gallagher. J’adorerais rester ici et continuer à faire partie de ce groupe, mais je dois me donner une chance de pouvoir contribuer. Vous avez vu comment ça s’est terminé. Ça ne va pas changer. Ça fait longtemps que je suis dans la ligue, j’ai vu ça arriver à d’autres joueurs. Je dois l’accepter et passer à autre chose. »

Un héritage précieux

L’histoire de Gallagher, un ancien choix de cinquième ronde qui n’a jamais hésité à aller au front pour se frotter à des adversaires autrement plus costauds, est inspirante à plusieurs égards. Parmi les joueurs qui ont partagé le vestiaire à ses côtés, il lègue affection et admiration.

« Le cœur à l’ouvrage, a tout de suite pensé Philip Danault, un complice de longue date, quand on lui a demandé ce qui caractérisait le plus son ami. Le dévouement sur la patinoire comme en dehors. Il a le succès de l’équipe tellement à cœur. »

« [J’ai appris] que tu peux foncer tête première partout. C’est ce que je fais parfois de toute façon », a badiné Juraj Slafkovsky.

« Sans blague, juste la façon qu’il travaille chaque jour, à quel point il joue dur pour le logo. Il ne se préoccupe pas de lui, ce qui importe, c’est l’équipe. L’un des meilleurs gars avec qui j’aurais pu jouer. »

« Depuis mes débuts, il a su me mettre à l’aise, a partagé Lane Hutson. Je me souviens, mon premier point dans la LNH, c’était une passe sur un de ses buts. Il m’avait dit d’être le premier en ligne alors qu’on retournait célébrer au banc. C’est tout un professionnel, un bon gars à côtoyer et un bon leader. Il a été si bon avec moi. »

« De la façon qu’il a écrit son histoire, ç’a rendu les choses possibles pour un gars comme moi d’avoir une chance, estime Cole Caufield. Je ne peux pas le remercier assez. »

Gallagher dit ne pas avoir eu de conversation avec son agent pour discuter de la suite des choses, mais a admis que Vancouver pourrait être une destination attrayante pour lui. Il y a grandi et y a joué son hockey junior.