Le marasme dans lequel les Canadiens de Montréal sont embourbés depuis deux matchs est-il annonciateur du début d’une longue léthargie comme cela a été trop souvent le cas la saison dernière? Il est impossible de prédire l’avenir, mais l’entraîneur-chef Martin St-Louis s’est porté à la défense de son équipe, après qu’elle se soit inclinée 7-0 contre les Stars de Dallas jeudi soir au Centre Bell, en disant qu’elle avait mieux joué que le score ne l’indique.
« C’était une “game” bizarre ce soir. Nous avons perdu 7-0, mais c’était une “game” bizarre. Je dois relativiser les choses et essayer de comprendre ce qui s’est passé ce soir, a dit St-Louis après la défaite, également la quatrième en cinq matchs du CH. C’est certain que ce n’est pas du tout plaisant de se faire laver à la maison, mais nous étions meilleurs que ça. »
Le premier but des Stars a beau avoir été inscrit en supériorité numérique et le deuxième après un bond favorable, reste qu’il est extrêmement complexe à percevoir du positif dans la prestation de l’équipe, même si elle a dominé 21-18 au chapitre des chances de marquer.
Le gardien de but des visiteurs, Casey DeSmith, a réalisé quelques arrêts à des moments opportuns, mais il n’a jamais été véritablement mis à l’épreuve sur les 23 lancers qu’il a reçus.
Un peu comme cela avait été le cas après le revers de 5-1 face aux Kings de Los Angeles mardi, l’entraîneur-chef a noté un manque d’exécution qui ne pardonne simplement pas.
« Nous avons récemment perdu notre “mojo”, a déploré St-Louis. Les jeux sont là, mais nous manquons d’exécution et l’adversaire en profite ensuite. Il est encore trop tôt pour dire ce qui cloche, mais il faut voir où nous pouvons serrer les choses. Cette ligue-là demande de l’exécution, mais c’est certain que j’ai vu qu’elle a beaucoup baissé ces derniers temps.
« Il faut retrouver notre confiance et ça commence avec une bonne préparation. Toutefois, le calendrier est chargé et nous ne pratiquons pas tant que ça. Comme entraîneur, j’essaie de donner confiance aux joueurs, mais c’est un travail qui commence individuellement. Il faut y aller un jour à la fois. Il n’y a pas de pilule magique. Nous sommes juste bloqués. »
Comme il l’avait fait mardi, le capitaine Nick Suzuki est encore une fois venu répondre aux questions des journalistes et a rapidement avoué que le club traverse une mauvaise passe.
Suzuki, qui a été blanchi de la feuille de pointage dans un deuxième match de suite pour la première fois depuis le début de la campagne, croit que le Tricolore doit revenir à la base.
« Je crois que nous manquons un peu d’agressivité et que nous nous concentrons trop sur notre jeu défensif, a-t-il analysé. Je ne sais pas à quoi les gars pensent lorsqu’ils sont en possession de la rondelle, sauf que nous ne semblons plus en mesure de réaliser des jeux.
« Il y a aussi des moments où nous manquons de hargne dans nos batailles individuelles. »
Suzuki a également tenu à rappeler que la saison est longue et qu’il ne faut pas l’oublier.
« Il y aura toujours des hauts et des bas, a expliqué le capitaine. C’est la première fois que nous perdons deux matchs de suite en temps réglementaire. Notre seul objectif devrait être de revenir en force au prochain match. J’ai confiance en mes coéquipiers pour y arriver. »
Même son de cloche du côté du vétéran Brendan Gallagher, qui a connu une soirée pénible aux côtés de Zachary Bolduc et Kirby Dach. Il n’a toujours pas inscrit de but en 17 parties.
« Je ne pense pas que nos problèmes sont dus à un manque d’effort, a conclu Gallagher. Il faut simplement être meilleurs au chapitre de l’exécution. La solution est dans le vestiaire. »
Les Canadiens auront donc l’occasion de se relancer samedi soir, alors qu’ils recevront la visite des Bruins de Boston, qui se sont inclinés 5-3 contre les Sénateurs d’Ottawa. Les Bruins ont ainsi vu leur série de sept victoires prendre fin, séquence qui avait commencé après une dégelée de 7-2 face à ces mêmes Sénateurs. Il s’agira d’une première confrontation entre les deux grands rivaux de la division Atlantique jusqu’ici cette saison.




