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Fowler s’est signalé devant sa famille du Qc et des États-Unis

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Maple Leafs 4 - Canadiens 1 Faits saillants du match des espoirs entre les Canadiens et les Maple Leafs.

MONTRÉAL – À 20 ans, Jacob Fowler a vécu ses deux premières prestations devant le filet au Centre Bell. Oui, il a été émotif d'avoir mérité ce privilège, mais il a surtout démontré la sagesse et les atouts pour s'imposer dans ce demi-cercle pendant plusieurs saisons.

Dans le parcours d'un gardien, difficile de trouver un endroit plus spécial que l'amphithéâtre montréalais qui a été la scène de Carey Price sans oublier les chandails retirés de Patrick Roy, Ken Dryden et Jacques Plante qui trônent au plafond.

Mais cet aréna possède un cachet encore plus particulier pour Fowler car, pour ceux qui l'ignoraient encore, il détient des racines québécoises.

Durant cette fin de semaine, une trentaine de membres de sa famille « de partout au Québec, de Virginie-Occidentale et de la Floride » s'étaient déplacés pour le voir à l'action.

« C'était très agréable de savourer ce moment avec mes proches et ma famille. Je n'aurai pas une autre première devant le filet au Centre Bell, c'est très spécial quand tu embarques sur la glace », a confié le gardien repêché en troisième ronde par le CH en 2023.

« Je n'ai pas encore réalisé tout ce que je viens de vivre. Quand je suis arrivé dans le demi-cercle, j'étais plutôt émotif. Tu réalises le chemin parcouru et ce moment était tout simplement un rêve pour moi et ma famille », a ajouté Fowler.

En tant que féroce compétiteur, Fowler aurait souhaité aider son équipe à remporter ces deux parties des espoirs. Mais son rendement a été fort prometteur pour la suite, il était confiant, compact, solide techniquement et calme dans ses mouvements.

Au-delà des arrêts (28 sur 30 lancers en deux matchs), la confiance qu'il procure à son âge vaut de l'or pour son organisation.

« Il amène une présence sur la patinoire et dans la chambre, il a une aura qui lui est propre, il ne joue pas de game, ça lui vient naturellement. J'ai aimé comment il a réagi et sa manière d'être agressif dans le filet, il donne certainement donne de la confiance aux joueurs devant lui », a confirmé l'entraîneur Pascal Vincent qui est ravi d'apprendre à mieux le connaître.

Au lieu d'être ébranlé par l'ampleur du contexte – l'ambiance s'approchait d'un match de séries samedi – il a été en mesure de savourer l'expérience.

« Habituellement, je prends une pause pour me parler et me concentrer avant le début de la partie. Mais cette fois, je voulais seulement savourer le moment et tout absorber ce qui se passait », a-t-il raconté.

Cette solidité mentale, Vincent a pu en témoigner et ça augure bien pour la réalité du marché montréalais.

« Je le connais un peu, il est arrivé fin de saison [avec le Rocket], mais de ce que je connais, il a l'état d'esprit et l'approche pour avoir du succès dans un marché comme Montréal. Sa personnalité fait en sorte qu'il va utiliser cette situation difficile pour se démarquer », a ciblé Vincent qui n'est pas du style à en beurrer trop épais.

Le camp d'entraînement du Canadien sera intrigant à suivre notamment pour Fowler car il devrait obtenir une audition en matchs préparatoires.

Un regain de confiance pour Mesar

Contrairement à Fowler, Filip Mesar n'est pas arrivé dans l'environnement du Canadien avec une confiance débordante.

Avec sa petite stature, il a rapidement constaté que le chemin à parcourir vers la LNH s'annonçait exigeant même s'il a été sélectionné en première ronde.

Dimanche après-midi, Mesar a exposé quelques séquences intéressantes aux dirigeants de l'organisation dont en marquant son premier but au Centre Bell.

« Bien sûr, ces deux matchs vont m'aider. Je crois que c'était mon quatrième tournoi des recrues, il n'y a pas de temps à perdre dans mon cas. Je dois être meilleur d'année en année », a lancé Mesar.

De toute évidence, le talent offensif de Mesar ne suffira pas à lui procurer une carrière professionnelle en Amérique du Nord.

« Non, ça prendrait un talent offensif extrême car le hockey d'aujourd'hui est trop rapide et les joueurs sont trop bons pour se fier uniquement sur des qualités offensives. Pour lui, c'est surtout de jouer avec le même rythme avec et sans la rondelle. Le meilleur exemple, c'est Lane Hutson, il peut défendre même en étant plus petit », a indiqué Vincent qui aime l'ouverture d'esprit de Mesar qui a été blessé deux fois la saison dernière.

« La saison dernière m'a beaucoup appris afin de devenir un joueur complet dans la LAH et la LNH », a soutenu Mesar qui a commencé à démontrer plus de hargne dans son jeu.