MONTRÉAL -  Le calendrier de la LNH a été exigeant cette saison, au point où même le fringant Finlandais âgé de 20 ans Jesperi Kotkaniemi a admis jeudi qu'il était difficile mentalement de jouer aussi souvent pendant aussi longtemps.

Le Canadien de Montréal est dans le dernier droit d'une séquence de 25 matchs en 44 jours. Il lui reste huit matchs à jouer en 13 jours.

Si la réalité est la même pour la plupart des équipes de la LNH, elle n'en demeure pas moins difficile.

« Quand vous avez un jour d'entraînement ou un congé, c'est bon de décrocher du hockey, de penser à autre chose, parce que nous jouons souvent, a dit Kotkaniemi en visioconférence, jeudi. Physiquement, c'est difficile. Mentalement, ça l'est encore plus. Et en plus, chaque match est très important. C'est difficile d'être toujours prêts, mais nous faisons notre possible. »

Kotkaniemi n'a que 163 matchs d'expérience dans la LNH. À l'autre bout du spectre, on retrouve Eric Staal et ses 1286 rencontres dans le circuit Bettman.

La situation n'est pas plus facile pour Staal et ses vieilles jambes. Le vétéran âgé de 36 ans a toutefois mis le doigt sur un aspect intéressant pour expliquer l'impact plus important de la fatigue mentale sur les joueurs cette saison.

« Une chose qui est différente cette saison, ce sont les arénas vides, a-t-il noté. Quand vous avez des passages à vide, la foule peut vous redonner de l'énergie et ça vous aide à retrouver votre rythme, votre jeu.»

« Pour moi et tous les joueurs, nous devons tenter d'être engagés, que ce soit en parlant sur le banc, en étant positif, en nous poussant les uns les autres. »

De son côté, l'entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme se retrouve dans un train d'enfer depuis sa promotion le 24 février. Les occasions de reprendre son souffle n'ont pas été fréquentes.

« C'est intense, c'est certain. Je peux comparer ça aux demi-finales et la finale du Mondial junior, mais pendant trois mois, a-t-il imagé. Je suis passé par là, mais pas pendant aussi longtemps. »

« Il faut prendre les choses une journée à la fois même si le nombre de matchs et la situation en général font qu'il est difficile de déconnecter et de penser à autre chose. Je dois me forcer parfois à prendre du temps pour décrocher. »

Staal a nuancé ses propos concernant l'absence de la foule quand il est revenu sur son expérience avec le Wild du Minnesota dans la bulle de la LNH à Edmonton lors des séries l'été dernier. Il a affirmé que l'énergie était rehaussée par le fait qu'il s'agissait de matchs de séries.

Il s'attend à ce que ce soit la même chose ce printemps, même s'il n'y aura toujours pas de spectateurs dans les gradins, du moins au Canada.

« Quand vous passez de la saison régulière au premier match des séries, vous passez à un autre niveau. C'est comme ça, a-t-il dit. Le style et l'énergie sont différents en séries. x

Le calendrier ne sera pas de tout repos pour le Canadien d'ici le début des séries. Si l'équipe peut recommencer à gagner un peu plus souvent, ça aidera probablement les joueurs à retrouver plus facilement de l'énergie.

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